






J’ai été vraiment étonné en lisant les critiques largement positives à propos de Cherchez la Femme. Surtout en voyant mis en avant le fait que le film évitait les clichés. Comment était-ce possible ? Et pourtant, c’est bien le cas. Le scénario propose d’ailleurs un équilibre étonnant entre humour et des sujets pourtant d’une certaine gravité, pour ne pas dire une gravité certaine. Jamais il n’abandonne l’un pour l’autre. Le film reste toujours drôle et pertinent. Toujours respectueux, jamais vulgaire, jamais facile. Le résultat est vraiment d’une qualité totalement inattendue.

LA NOTE : 13,5/20
Fiche technique :
Production : The Film, France 2 cinéma, Mars films
Distribution : Mars films
Réalisation : Sou Abadi
Scénario : Sou Abadi
Montage : Virginie Bruant
Photo : Yves Angelo
Décors : Denis Gautelier
Musique : Jérôme Rabatier
Durée : 88 min
Casting :
Félix Moati : Armand
Camelia Jordana : Leila
William Lebghil : Mahmoud
Anne Alvaro : Mitra
Carl Malapa : Sinna
Miki Manojlovic : Darius
Oscar Copp : Fabrice, Farid
Laurent Delbecque : Nicolas
Walid Ben Mabrouk : Ahmed

Généralement, les films qui portent le nom ou leur prénom de leur personnage principal sont à ranger dans la catégorie des films de personnage. Bon ok, pour le coup, c’est exactement le cas ici, mais c’est bien la seule étiquette que l’on peut coller à Ava, tant le personnage est assez surprenant et inattendu. Il y a bien sûr un fond de réflexion généraliste sur l’adolescence, mais les circonstances sont trop exceptionnelles pour vraiment en tirer des leçons universelles. Ce n’est d’ailleurs pas le but du film et au final la singularité de son personnage principal en fait toute sa force.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : F Comme Film, Trois Brigands Productions
Réalisation : Léa Mysius
Scénario : Léa Mysius
Montage : Pierre Deschamps
Photo : Paul Guilhaume
Décors : Esther Mysius
Distribution : Bac Films
Musique : Florencia Di Concilio
Durée : 105 min
Casting :
Noée Abita : Ava
Laure Calamy : Maud
Juan Cano : Juan
Tamara Cano : Jessica

Tout d’abord, Le Grand Méchant Renard et Autres Contes est très beau. Il adopte une ligne graphique « dessinée à la main » qui rafraîchit et qui surtout est portée par une animation jamais paresseuse. Un esprit « cartoon » à l’ancienne, mais aussi une certaine modernité graphique. D’un point de vue visuel, le film constitue une réelle réussite et arrive à se démarquer fortement des produits un peu formatés dans ce domaine, même quand ils sont excellents, comme chez Pixar. Rien que pour cela, les amateurs de jolis dessins pourront faire le détour par une salle obscure.

LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Production : Folivari, Panique!, Studiocanal, RTBF, Be TV
Distribution : Studiocanal
Réalisation : Benjamin Renner, Patrick Imbert
Scénario : Benjamin Renner, Jean Regnaud, d’après les albums de B. Renner
Décors : Zyk et Zaza
Musique : Robert Marcel Lepage
Durée : 80 min
Casting :
Boris Rehlinger : voix
Augustin Jahn-Sani : voix
Céline Ronté : voix
Guillaume Bouchede : voix
Jules Bienvenu : voix
Magali Ronszweig : voix

Creepy baigne le spectateur dans une ambiance particulièrement inquiétante. De ce point de vue là, le film est réellement réussi. Kiyoshi Kurosawa parvient avec une réelle maestria à faire naître l’inquiétude et la sensation de danger à partir de petits détails et d’éléments assez explicites, mais dont on ne mesure pas vraiment à quel point ils représentent une menace réelle. Tout cela contribue au malaise qui saisit d’abord évidemment les personnages, mais qui atteint aussi très vite toute l’assemblée.

LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Réalisation : Kiyoshi Kurosawa
Scénario : Kiyoshi Kurosawa et Chihiro Ikeda d’après le roman de Yutaka Maekawa
Pays d’origine : Japon
Genre : thriller
Durée : 130 min
Casting :
Hidetoshi Nishijima : Takakura
Yûko Takeuchi : Yasuko
Teruyuki Kagawa : Nishino
Masahiro Higashide : Nogami
Haruna Kawaguchi : Saki

Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar est un peu un Jack Sparrow greatest hits ! Il n’y a strictement rien qu’on est déjà vu dans un des quatre épisodes précédents, mais les scénaristes n’ont retenu que le meilleur. Finalement, on assiste exactement au spectacle pour lequel on est venu, ni plus, ni moins. Difficile d’être profondément déçu avec ça, même si c’est également impossible d’être réellement enthousiaste. Il s’agit là d’une démarche infiniment plus commerciale qu’artistique, mais il s’agit surtout d’un pur divertissement qui divertit.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Jerry Bruckheimer Films, Infinitum Nihil, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures
Réalisation : Joachim Ronning, Espen Sandberg
Scénario : Jeff Nathanson
Montage : Roger Barton, Leigh Folsom Boyd
Photo : Paul Cameron
Format : Couleurs – 35 mm – 2,35:1 – Son Dolby numérique
Décors : Tom Nursey, John Dexter, Jacinta Leong, Michael Turner, Beverley Dunn, Shannon Gottlieb, Steve Parsons
Musique : Geoff Zanelli
Directeur artistique : Nigel Phelps
Durée : 129 min
Casting :
Johnny Depp : Jack Sparrow
Keira Knightley : Elizabeth Swann
Orlando Bloom : Will Turner
Golshifteh Farahani : Shansa
Brenton Thwaites : Henry Turner
Javier Bardem : Armando Salazar
Geoffrey Rush : Hector Barbossa
Kaya Scodelario : Carina Smyth

Tout l’intérêt de le Vénérable W n’est pas simplement la description d’un leader charismatique qui appelle à la haine et qui légitime la violence. C’est évidemment le décalage avec son statut de moine bouddhiste qui est associé dans l’imaginaire au calme et à la sérénité. Ce qu’il y a de plus effrayant c’est qu’il joue avec ce décalage offrant un visage souriant, presque jovial, tout en livrant des propos qui font froid dans le dos. Ce documentaire en dit long sur la possibilité de manipulation des foules par des personnalités influentes, qui peut les entraîner vers une agressivité mortelle. Les exemples historiques sont nombreux et on a toujours envie de croire que son siècle a enfin amené l’humanité vers une maturité suffisante, mais il n’en est rien.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Les films du Losange, Bande à part films
Réalisation : Barbet Schroeder
Montage : Nelly Quettier
Photo : Victoria Clay Mendoza
Distribution : Les films du Losange
Musique : Jorge Arriagada
Durée : 107 min
Casting :
Bulle Ogier : la petite voix bouddhiste
Barbet Schroeder : le narrateur

Ce type de découpage arbitraire a au moins un avantage, il plonge le lecteur au cœur de l’intrigue sans introduction. Cela demande d’ailleurs de raccrocher les wagons assez vite, si on a lu le tome précédent il y a un certain temps. Les Aventuriers de la Mer, tome 3 : la Conquête de la Liberté ne connaît donc pas de temps mort et se révèle particulièrement dense et intense. Le vent souffle fort dans les voiles de cette histoire, les personnages sont parfaitement connus, place à l’action comme pour une fin de roman… ce qu’il est donc en réalité.
Les Aventuriers de la Mer, tome 3 : la Conquête de la Liberté efface donc toute la frustration provoquée par les deux tomes précédents, qui ne semblaient pas avoir de conclusion (ce qui était en fait le cas). La conclusion est là, ce qui ravive fortement l’intérêt et l’enthousiasme du lecteur. Le style de Robin Hobb y est particulièrement vivant et on se dit que l’on définitivement prêt à naviguer avec elle encore deux tomes… enfin six si on suit la tragique édition française.

Pas où commencer pour citer tout ce qui ne va pas chez Wonder Woman. Commençons par le plus impardonnable. Certains effets spéciaux sont vraiment médiocres, nous ramenant au mieux dans les années 90. Mais l’œil du spectateur de 2017, surtout l’amateur de ce genre de productions, ne peut plus passer outre. Surtout que ce n’est pas le scénario qui viendra lui faire oublier cette médiocrité visuelle. On ne s’ennuie pas certes, mais le résultat est sans surprise… Surtout que le principal retournement de situation est totalement prévisible. Les méchants sont surtout bien trop fades pour donner de l’ampleur à ce film de super-héros, genre qui nécessite souvent avant tout de grands super-vilains.

LA NOTE : 8/20
Fiche technique :
Réalisation : Patty Jenkins
Scénario : Allan Heinberg et Geoff Johns, d’après une histoire d’Allan Heinberg et Zack Snyder, d’après les personnages créés par William Moulton Marston
Direction artistique : Steve Carter, Stuart Kearns, Dominic Masters et Remo Tozzi
Décors : Aline Bonetto
Costumes : Lindy Hemming
Photographie : Matthew Jensen
Montage : Martin Walsh
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Charles Roven, Deborah Snyder, Zack Snyder et Richard Suckle
Durée : 141 minutes
Casting :
Gal Gadot : Diana Prince / Wonder Woman
Chris Pine : Steve Trevor
Robin Wright : la générale Antiope
Connie Nielsen : la reine Hippolyte
Danny Huston : le général Erich Ludendorff
David Thewlis : Sir Patrick Morgan
Elena Anaya : Isabel « Dr Poison » Maru
Lucy Davis : Etta Candy
Saïd Taghmaoui : Sameer
Ewen Bremner : Charlie
Eugene Brave Rock : Chef
Lisa Loven Kongsli : la lieutenante Menalippe

Papy End est sans doute le meilleur Poulpe que j’ai eu l’occasion de lire jusqu’à présent. Au moins du point de vue du style car on sent qu’il y a une vraie plume littéraire à la baguette. C’est donc avec un vrai plaisir que l’on parcourt les 150 pages de ce roman. En effet, on retrouve tout ce qui constitue les caractéristiques de cette série, notamment la brièveté du récit. Pour une fois par contre, il ne nous emmène pas dans un pays exotique, mais nous naviguons dans le monde sombre d’une extrême-droite tout ce qu’il y a de plus française.
Papy End est donc comme tous les Poulpe. Parfait pour la plage. Une petite friandise littéraire qui ne pèse pas bien lourd dans le sac, qui ne fera pas trop mal à la tête, mais fera passer un bon moment. La qualité de l’écriture, un récit dans lequel on entre comme une glace à l’italienne et que l’on suit comme la vague suit la grève, tout cela apporte un vrai petit plus, comme le beignet que l’on prend sur la plage. Bref, vive l’été ! Vive le Poulpe !
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