Les conflits sociaux inspirent profondément la science-fiction qui regorge de visions d’un futur totalitaire, où les classes dirigeantes vivent séparées et isolées du reste de la population. High-Rise se situe dans cette veine, même si on ne se situe qu’à l’échelle d’un immeuble et même si on ne peut pas vraiment parler de science-fiction. En fait, on tient là un film totalement inclassable, qui peut tout aussi bien décontenancer que séduire.
High-Rise est un film allégorique, où un seul immeuble représente toute une société. Du coup, le propos est marqué par une bonne dose de poésie et d’un rien d’ésotérisme. La lutte des classes se transforme en un concours entre les étages pour savoir qui organisera la fête la plus folle. La violence des rapports sociaux se transforme en une violence crue entre individus. Il faut se laisser porter par le film sans chercher à se raccrocher à des repères réalistes et encore moins à des élément classiques des films d’anticipation.
High-Rise offre un très beau rôle à Tom Hiddleston, qui confirme ici son immense talent. On est loin du film de super héros en costume, mais il est aussi à l’aise dans ce rôle de personnage un peu lunaire qu’en Loki. Le reste du casting est d’un très beau niveau avec des valeurs sûres comme Jérémy Irons et Sienne Miller, mais aussi une apparition remarquée sur grand écran de Elisabeth Moss que les fans de Mad Men connaissent bien. Ils mettent leur talent et leur enthousiasme au service de ce film qui sort des sentiers battus. Qualité malheureusement bien trop rare.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Recorded Picture Company Distribution : The Jockers Films, Le Pacte Réalisation : Ben Wheatley Scénario : Amy Jump, d’après le roman IGH de J.G. Ballard Montage : Amy Jump, Ben Wheatley Photo : Laurie Rose Décors : Mark Tidesley Musique : Clint Mansell Costumes : Odile Dicks-Mireaux Durée : 119 mn
Casting : Tom Hiddleston : Laing Jeremy Irons : Royal Sienna Miller : Charlotte Luke Evans : Wilder Elisabeth Moss : Helen James Purefoy : Panghourne Keeley Hawes : Ann Peter Ferdinando : Cosgrove
Un avis très moyen aujourd’hui. On commence avec Endless Boogie, un groupe américain formé en 1997, et qui signe avec Long Island leur 4ème album, sorti en 2013. Il nous accueille avec un grosse voix posée sur de grosses guitares et on se dit alors que ça va être très moyen. Surtout quand on découvre que le titre, passablement lancinant, fait tout de même 13 minutes. La suite est parfois moins basique, mais souvent aussi long et tout aussi ennuyeux. Lancinant est définitivement le terme qui convient pour cet album aux passages instrumentaux interminables.
On reste aux Etats-Unis avec Black Rebel Motorcycle Club et leur album Specter at the Feast. Le groupe nous propose un rock un rien basique, parfois lancinant, parfois mou du genou, mais toujours maîtrisé. Enfin, leur musique est peut-être justement un peut trop maîtrisée et on aimerait parfois plus d’originalité et qu’il lâche un peu les chevaux. Au final, l’album se laisse tout de même écouter, mais d’une oreille plutôt distraite !
Etats-Unis toujours, avec le groupe Low et leur dixième album intitulé The Invisible Way. On se retrouve cette fois dans un univers musical très doux, voire parfois minimaliste, mais surtout maîtrisé et très agréable. Le début de l’album est un peu transparent, proposant des titres qui ne décollent jamais vraiment. Puis les mélodies, la voix deviennent plus affirmées. On y trouve notamment Holy Ghost, un très joli titre où la voix est plus poussée. Globalement, l’album est vraiment charmant à défaut d’être vraiment marquant !
Aimant particulièrement la littérature de gare, qui sous ma plume ne constitue pas un terme péjoratif, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de me plonger dans un des classiques du genre, les recueils de nouvelles policières sous l’égide d’Alfred Hitchcock. Des ouvrages aux titres décrivant toujours l’ambiance générale des récits qui nous sont proposés. Voici donc Histoires Troublantes, qui regroupe 15 nouvelles pour autant d’auteurs différents.
Forcément, un tel recueil est inégal. Surtout que les récits sont classés par ordre alphabétique selon le nom de leur auteur. On passe donc de l’une à l’autre sans logique particulière. Les récits font de 6 à 70 pages et ont en commun un meurtre à un moment donné. Pour le reste, les angles sont divers, même si cela reste quand même toujours très classique. C’est d’ailleurs sans doute là la limite d’Histoires Troublantes, un manque d’une réelle originalité avec au moins un récit sortant vraiment de l’ordinaire.
En fait, les récits les plus courts sont souvent les meilleurs. Ils se concentrent sur une idée parfois surprenante ou amusante, bref sur l’essentiel. Aucune plume ne participant à Histoires Troublantes n’était de premier ordre, quand les pages s’accumulent, c’est généralement au détriment de l’intensité de l’intrigue, qui se trouve diluée et perd du coup un peu de son intérêt. Globalement, ce recueil est un ton en dessous des autres que j’ai pu lire de la série. Cela reste distrayant, mais très anecdotique.
L’idée était prometteuse. Les bande-annonces faisaient terriblement envie. Les premières minutes nous confortent d’ailleurs dans cette envie de voir la suite. Mais après ça… un long et grand rien… Voilà comment on pourrait résumer Batman vs Superman, l’Aube de la Justice… Un long et grand rien. Au moins pendant les deux premières heures. Oui, j’ai bien dit les deux premières heures. Car aller voir ce film, c’est en prendre pour deux heures et demi quand même. Si cela avait été deux heures et demi de grand spectacle, cela n’aurait pas posé de problème. A la place, on assiste à la plus longue introduction de l’histoire du cinéma… Et une très longue fin aussi…
Tout n’est pas à jeter dans Batman vs Superman, l’Aube de la Justice pourtant. Mais aucun élément positif n’est exploité pleinement et nous laisse donc sur une légère impression de gâchis. Visuellement, le film est plutôt réussi. Les costumes, les effets spéciaux et même la photographie sont de très haut niveau et auraient pu nous conduire à entrer totalement dans cette histoire. Malheureusement, la réalisation ne suit pas. Zack Snyder manque parfois d’inspiration avec notamment une utilisation beaucoup trop fréquente du ralenti qui est, rappelons-le, le symptôme d’une médiocrité artistique que l’on cherche à cacher par des effets de style à 30 centimes d’euros.
Batman vs Superman, l’Aube de la Justice nous livre tout de même une petite demi-heure vraiment jouissive. Certes, elle présente quelques aspects risibles et ridicules, mais on pardonne aisément car c’est le moment où le film renoue avec un esprit comics qui tranche avec la prétention dont il fait preuve par ailleurs. On retourne enfin en enfance et surtout on en a enfin pour notre argent en assistant au spectacle que l’on était venu voir. Face à la longueur du reste, on trouve ça trop court… Batman vs Superman, l’Aube de la Justice est donc un film qui ne sert pas à grand chose… Si ce n’est introduire le futur film consacré à la Justice League… Bref, 2h30 le teaser, record battu !
LA NOTE : 7/20
Fiche technique : Production : Warner Bros, Atlas Entertainment, DC Comics, DC Entertainment, RatPac-Dune Entertainment Distribution : Warner Bros Pictures France Réalisation : Zack Snyder Scénario : Chris Terrio, David S. Goyer, d’après les personnages de DC Comics Montage : David Brenner Photo : Larry Fong Décors : Patrick Tatopoulos Musique : Hans Zimmer, Junkie XL Durée : 153 min
Casting : Ben Affleck : Bruce Wayne, Batman Henry Cavill : Clark Kent, Superman Jesse Eisenberg : Lex Luthor Amy Adams : Lois Lane Holly Hunter : Sénateur Finch Jeremy Irons : Alfred Gal Gadot : Diana Prince, Wonder Woman Laurence Fishburne : Perry White Diana Lane : Martha Kent Scoot McNairy : Wallace Keefe
J’aurais aimé proposer une introduction originale pour cette critique, mais j’ai toujours envie de dire la même chose quand il s’agit d’aborder le troisième épisode d’une franchise. Il est en effet facile de discourir sur la difficulté de maintenir l’inspiration et l’intérêt d’un plat qui peut vite sentir le réchauffé. Surtout quand le deuxième volet avait nettement en dessous d’un premier vraiment enthousiasmant. Je vais donc être paresseux et simplement dire que j’ai été voir Kung-Fu Panda 3 en m’attendant à assister à un inexorable déclin.
Cependant, rien n’est jamais certain dans la vie. Même s’il faut oublier les sommets du premier volet, Kung-Fu Panda 3 relance de manière convaincante la franchise. On retrouve le parfait dosage entre humour et action. Nous sommes désormais familier avec les personnages, alors le film s’efforce de leur donner un peu d’épaisseur supplémentaire. C’est plutôt réussi, tout comme le sont les éléments nouveaux. A l’exception notable du méchant qui est vraiment sans surprise et constitue la plus grande limite de ce film.
Les graphismes de Kung-Fu Panda 3 sont vraiment agréables. Même si on est désormais quelque peu blasé en la matière, le film arrive à nous arracher quelques regards admiratifs, notamment les séquences de combat qui parviennent à rester claires, fluides et parfaitement maîtrisées. Tous ces éléments font qu’après avoir passé un très bon moment, on se surprend à espérer un quatrième épisode. Il sera peut-être celui du déclin. Mais qui sait…
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : China Film Co., DreamWorks Animation, Oriental DreamWorks Distribution : 20h Century Fox France Réalisation : Alessandro Carloni, Jennifer Yuh Nelson Scénario : Jonathan Aibel, Glenn Berger Montage : Clare De Chenu Décors : Raymond Zibach Musique : Hans Zimmer Directeur artistique : Max Boas Durée : 95 min
Casting : Jack Black : Po Bryan Cranston : Li Dustin Hoffman : Shifu Angelina Jolie : Tigresse J.K. Simmons : Kai Jackie Chan : Monkey Seth Rogen : Mantis Lucy Liu : Viper Kate Hudson : Mei Mei
Une bonne bouteille s’apprécie jusqu’à la dernière goutte. Un bons film, c’est pareil, on le savoure jusqu’à la dernière seconde. Mais si le fond de la bouteille contient un peu de dépôt qui rend la dernière gorgée désagréable, cette dernière n’aura jamais le pouvoir de supprimer tout le plaisir éprouvé auparavant. Par contre, les ultimes instants d’un film peuvent tout remettre en question, changer la perspective et vous laisser sur une impression radicalement différente de celle que vous aviez quelques instants auparavant. Pour le meilleur parfois. Pour le pire aussi… comme dans Rosalie Blum.
Je suis peut-être un peu excessif dans mon propos, mais je ne fais que livrer les choses telles que je les ai ressenties. J’avais beaucoup aimé cette histoire belle, tendre et poétique. Ces personnages un peu cassés, pas forcément immédiatement attachants, mais que l’on apprend à aimer. J’aimais surtout la part de mystère du récit. Elle donnait un côté fantastique au scénario, dans le sens d’une histoire qui sortirait de l’ordinaire. Malheureusement, ces quelques ultimes secondes qui viennent apporter une explication rationnelle brise d’un coup la magie et font retomber tout le film de plusieurs étages dans l’intérêt qu’on peut lui porter.
Restera cependant un beau casting. Julien Rappeneau réalise là son premier film, après avoir signé un très grand nombre de scénarios à succès. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a un talent artistique certain pour mettre en valeur les acteurs. Difficile de mettre plus en avant un acteur ou une actrice plutôt qu’un ou une autre. Je citerai cependant Kyan « Bref » Khojandi qui prouve qu’il a sa place dans autre chose que de pures comédies et Sara Giraudeau, elle aussi remarquée sur Canal+ (le Bureau des Légendes) et qui a ce petit quelque chose en plus qui fait la différence. Ils participent à la grande réussite de ce film et ne sont en rien responsables du dérapage final.
LA NOTE : 11/20
Fiche technique : Production : Michaël Gentile, The Film et CG Cinéma, France 2 Cinéma, SND Groupe M6 Distribution : SND Groupe M6 Réalisation : Julien Rappeneau Scénario : Julien Rappeneau, d’après le roman graphique Rosalie Blum de Camille Jourdy Montage : Stan Collet Photo : Pierre Cottereau Décors : Marie Cheminal Son : Henri Morelle, Frédéric Demolder, Renaud Guillaumin, Jean-Paul Hurier Musique : Martin Rappeneau Durée : 95 min
Casting : Noémie Lvovsky : Rosalie Blum Kyan Khojandi : Vincent Alice Isaaz : Aude Anémone : Simone Sara Giraudeau : Cécile Camille Rutherford : Laura
Après avoir connu un succès plus que mérité avec Hippocrate, Thomas Lilti nous fait une nouvelle fois profiter de sa connaissance du milieu médical avec Médecin de Campagne. Après nous avoir fait partager le quotidien d’un hôpital urbain, il nous plonge cette fois dans la vie d’un médecin libéral en milieu rural. Un sujet à la fois proche et radicalement différent pour une nouvelle œuvre qui partage beaucoup de qualités avec sa précédente. Mais pas toutes non plus…
Ce qui fait la force de Thomas Lilti, c’est le regard profondément humain qu’il porte sur ces personnages. Ce ne sont pas de héros, ils sont ni gentils, ni méchants, ni forts, ni faibles, mais sans être pour autant totalement insipides, bien au contraire. On s’y attache immédiatement, on partage leurs émotions avec une force étonnante. Médecin de Campagne nous offre notamment une scène d’un érotisme chaste assez fulgurant. Un modèle de figuration à l’écran de la notion de désir. C’est ce genre de moment que l’on comprend à quel point Thomas Lilti a un vrai talent de cinéaste.
Cependant, Thomas Lilti n’est pas qu’un artiste. Il cherche aussi à nous faire partager un point de vue. Il nous livre une ode à une forme d’exercice de la médecine qui est en voie de disparition. Bien sûr, chacun est libre de ses opinions, mais il y a ici un côté nostalgique, c’était mieux avant, un rien ridicule. Avoir un point de vue au cinéma, c’est très bien. Présenter un point de vue un minimum objectif sur un sujet de société, c’est quand même mieux. Ce n’est pas grand choses, mais suffisant pour ne pas réussir à donner à ce film la même dimension qu’à Hippocrate.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Production : 31 Juin Films, Les Films du Parc Distribution : Le Pacte Réalisation : Thomas Lilti Scénario : Thomas Lilti, Baya Kasmi Montage : Christel Dewynter Photo : Nicolas Gaurin Décors : Philippe van Herwijnen Durée : 92 min
Casting : François Cluzet : Jean-Pierre Werner Marianne Denicourt : Nathalie Delezia Isabelle Sadoyan : la mère de Werner Félix Moati : Vincent Werner Patrick Descamps : Francis Maroini Yohann Goetzmann : Alexis Margaux Fabre : Ninon Philippe Bertin : Guy Isalinde Giovangigli : la chargée de mission
Quand on crée un univers et qu’il débouche sur un beau succès littéraire, comme celui qu’a connu l’Assassin Royal de Robin Hobb, on a envie de s’y attarder et de continuer à le faire vivre avec de nouvelles histoires. Il n’est donc pas étonnant de voir naître les Aventuriers de la Mer, dont le Vaisseau Magique est le premier volet. Certes, pour l’instant le lien entre les deux sagas reste invisible, mais il paraît que ça finira par changer.
On retrouve toutes les qualités des récits de Robin Hobb. Tout d’abord une galerie de personnages convaincantes, où il n’y a jamais clairement les gentils et les méchants. Certes, notre sympathie se concentre sur certains d’entre eux, mais rien n’est jamais tout à fait ou tout à fait noir. Une fois qu’on a fait connaissance avec eux, la perspective de faire un bon bout de chemin au-delà de le Vaisseau Magique avec eux est assez agréable.
Mais le Vaisseau Magique est aussi révélateur des travers dans lesquels tombe parfois Robin Hobb. En effet, le récit n’est pas toujours limpide. On passe une bonne partie du roman à ne pas bien saisir les enjeux qui sous-tendent les agissements des personnages. Evidemment, le fait que l’on doit assimiler beaucoup d’informations en peu de temps rend l’exercice difficile, mais tout de même la plume n’est pas toujours légère. Mais tout de même assez pour vouloir poursuivre le voyage.
Personnellement, si j’ai vécu beaucoup de choses avec mon groupe d’amis, je n’ai quand même pas de quoi en tirer un film. Je pense que c’est le cas de l’immense majorité des « bandes des potes » existant dans la vie réelle. Pourtant, certains imaginent des péripéties beaucoup moins ordinaires. Cela peut aboutir à 10 saisons d’un sitcom inoubliable (I’ll be there for youuuuuuu!!!) ou bien 1h40 d’un film qui lui, pour le coup, a peu de chance de marquer profondément les mémoires. En effet, Five est un film passablement médiocre.
Five possède bien quelques qualités, mais surtout pas mal de défauts. C’est drôle parfois, mais c’est souvent assez lourdingue et encore plus souvent tout juste amusant. Le film n’a surtout à peu près rien à proposer d’original. Il se veut basé sur une intrigue un minimum étoffée, mais cette dernière n’est pas crédible une seule seconde. Quand à l’ersatz de morale qui le ponctue, elle ne parvient pas à donner ne serait-ce qu’une once de profondeur à l’ensemble.
Reste enfin la galerie de personnages. Il est clair que Pierre Niney écrase totalement le reste du casting de Five. Cela tient en partie à son rôle, autour duquel tout gravite, mais aussi à un talent sans commune mesure avec le reste du casting. Les autres acteurs font certainement du mieux qu’ils peuvent, mais ils ne sont clairement pas au niveau. Restent quelques caméos sympathiques, comme celui de Fanny Ardant, mais cela reste maigre. Aussi maigre au final que les raisons d’aimer ce film.
LA NOTE : 8/20
Fiche technique : Production : Les Films du Kiosque, Studiocanal, Cinéfrance 1888, France 2 Cinéma Distribution : StudioCanal Réalisation : Igor Gotesman Scénario : Igor Gotesman Montage : Stéphane Couturier Photo : Julien Roux Décors : Nicolas de Boiscuillé Musique : Gush Costumes : Elise Bouquet Durée : 102 min
Casting : Pierre Niney : Samuel François Civil : Timothée Igor Gotesman : Vadim Margot Bancilhon : Julia Idrissa Hanrot : Nestor Michèle Moretti : la copine de théâtre Fanny Ardant : elle-même Pascal Demolon : l’ami de Fanny Ardant Philippe Duclos : le père de Samuel
Ces derniers temps, je revisite l’histoire du 19ème siècle à travers mes lectures. Grâce aux Rougon-Macquart d’Emile Zola, mais aussi à travers la tétralogie les Bonheurs Courts, signée Charles Exbrayat, dont Les Soleils de l’Automne est le troisième volet. Après un premier épisode enthousiasmant et un deuxième décevant, ce troisième fait la synthèse des deux en étant quelque peu mitigé. En attendant une apothéose, espérons-le.
Les Soleils de l’Automne renoue quelque peu ce qui faisait le charme de La Lumière du Matin, à savoir un mélange entre la petite et la grande histoire, quand le Chemin Perdu avait sombré dans le mélo pur et pas toujours intéressant. Mais on ne retrouve pas l’énergie et la vivacité du premier épisode. Charles Exbrayat semble vouloir renouer avec un projet initial qu’il avait perdu de vue, sans pour autant savoir tout à fait comment faire. Il faut dire que les personnages ont depuis perdu quelque peu en épaisseur et c’est assez compliqué de leur en offrir à nouveau.
Il n’en demeure pas moins que les Soleils de l’Automne reste merveilleusement bien écrit. Le style est léger et on avance dans ce roman sans aucune difficulté. Le récit est toujours limpide et la large part laisser aux dialogues le rend aussi particulièrement vivant. On s’attaquera donc sans crainte au quatrième et dernier volet. Peut-être ne retrouvera-t-ton jamais l’enthousiasme des premières pages, mais la plume de Charles Exbarayat est un compagnon de voyage assez agréable pour ne pas regretter d’avoir fait un bout de route ensemble.
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