WORLD WAR Z : Cours petit zombie, cours !

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worldwarzafficheFranchement, je ne voulais pas aller voir World War Z à la base. La bande-annonce semblait celle d’un navet complet. Et puis, bon il y a en a marre des films d’extra-terrestres… Sauf qu’en fait il n’y a strictement aucun alien dans ce film (à moins de considérer que Brad Pitt est trop beau pour être de notre planèt). Et au final, le film a certes un léger goût de navet, mais se laisse quand même regarder. Disons que j’ai quand même été agréablement surpris, ce qui forcément améliore l’impression globale que j’ai pu avoir.

World War Z invente en fait le concept du zombie qui court ! Comme quoi, on n’avait pas encore tout à fait tout inventé dans ce domaine ! Ca peut paraître une idée un peu limitée pour en faire un film, mais elle reste tout de même plutôt bien exploitée. Le film réserve quelques scènes particulièrement spectaculaires et parfois même surprenantes… enfin surtout si on n’a pas vu la bande-annonce qui dévoile très largement la meilleure idée du film.

worldwarzPar contre, ce qui pêche vraiment dans World War Z, c’est sa conclusion. Comme dans tous les films du genre, les moments le plus jouissifs dont ceux où règnent la destruction et le chaos. Par contre, l’explication pseudo-scientifique du comment l’humanité arrive à surmonter tout ça est quand même ici à la grand limite du hors-jeu et n’arrive pas du tout à convaincre. Certes, cela peut paraître accessoire (rien ici n’est réaliste de toute façon), mais cela constitue tout de même le but ultime des agissements du héros. Cela n’enlève rien aux aspects visuels spectaculaires, mais nous empêche d’entrer vraiment dans cette histoire qui n’aura pas trop demander d’effort aux scénaristes.

LA NOTE : 10/20

Fiche technique :
Production : Paramount Pictures, Skydance Productions
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Marc Forster
Scénario : Matthew Michael Carnahan, J. Michael Straczynski, Drew Goddard, Max Brooks, Damon Lindelof, d’après Max Brooks
Montage : Roger Barton, Matt Chesse
Photo : Ben Seresin
Décors : Nigel Phelps
Musique : Marco Beltrami
Effets spéciaux : Scott Farrar
Durée : 116 mn

Casting :
Brad Pitt : Gerry Lane
Mireille Enos : Karen Lane
Elyes Gabel : Elyes Gabel
Daniella Kertesz : Segen
Fana Mokoena : Thierry
James Badge Dale : Capitaine Speke

ADIEU ET SANS REGRET !

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leonardodemissionJe n’ai jamais aimé Leonardo, dans son rôle de manageur du PSG, je l’ai assez dit sur ce blog. Certes, il y a chez moi une part de rancune suit au renvoi totalement injustifié d’Antoine Koumbouaré, mais je reste convaincu que cet homme n’a jamais rien apporté au club de la capitale. Il a presque systématiquement sapé tout début d’image positive qui semblait naître dans l’opinion à propos du PSG par ses déclarations débiles ou son comportement qui ne traduisait pas un grand professionnalisme. Ses talents de recruteurs sont eux aussi sujets à caution. Avoir des relations en Italie constitue certes un atout, mais le monde est trop vaste pour limiter son terrain de chasse au seul Calcio.

Avec les moyens du Qatar et le faible niveau de la Ligue 1, Leonardo pouvait difficilement échouer dans la quête d’un titre national. Mais de quelqu’un à qui on donne tout, on attend un supplément un petit quelque chose qui fait la différence. Il a au contraire tiré le club vers le bas et sa longue suspension aurait du conduire à un renvoi, non à cette démission assez minable. Mais pouvait-on attendre autre chose d’un homme dont la remise en question ne constitue certainement pas le point fort.

En attendant, après avoir enfin conquis le titre, le PSG aura perdu en quelques semaines son entraîneur et son directeur sportif. En termes de stabilité, on a déjà fait mieux. Mais si le départ d’Ancelotti a constitué une vraie perte, le départ de Leonardo s’apparente plutôt à un boulet que le club n’aura plus à traîné. Mais comme pour son entraîneur, il est possible que le club parisien éprouve quelques difficultés à lui trouver un successeur digne de ce nom. Il manque encore au PSG cette aura, cette part de rêve liée à l’histoire, au charisme et à la légende de grands clubs comme Manchester United ou le Real Madrid.

Et ce n’est pas avec un directeur sportif qui dit n’importe quoi et bouscule les arbitres que l’on acquière une telle aura…

MOI, MOCHE ET MECHANT 2 : De la suite dans les idées

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moimocheetmechant2afficheAlors autant j’avais bien aimé le premier volet, autant ce second épisode de Moi, Moche et Méchant m’a laissé totalement… enthousiaste !!! Certes, ma joie est en partie due à la surprise de voir un résultat bien meilleur qu’attendu, mais ce film possède quand même objectivement d’immenses qualités qui raviront petits et grands.

Moi, Moche et Méchant 2 est typique d’un humour à deux niveaux. Un humour premier degré, très cartoon qui plaira aux petites têtes blondes. Et à côté de ça, pas mal d’allusions notamment sexuelles qui leur échapperont mais feront rire les plus grands. Rien de graveleux, je vous rassure, cela reste un divertissement familial avant tout, mais des clins d’œils discrets et assez nombreux pour que ces deux aspects se complètent et nous offrent un excellent moment de divertissement. Tous les aspects de ce film sont particulièrement soignés et on peut féliciter les auteurs de ne pas s’être contentés de surfer sur le succès du premier volet.

moimocheetmechant2Personnellement, je retiendrai avant tout la qualité des personnages. Le potentiel comique de Gru prend ici toute son ampleur puisqu’il peut assumer dès le début toute sa richesse et sa complexité, tiraillée entre des réflexes d’ancien vilain et son amour immodéré pour ces trois petites orphelines. Ces dernières sont d’ailleurs encore plus adorables et attachantes que dans le premier volet. Elles sont vraiment au cœur de la réussite de Moi, Moche et Méchant 2. Enfin, l’agent Lucy apporte une touche féminine adulte qui manquait et qui complète à la perfection ce joli tableau. Mais la grande star reste quand même les minions, créature au potentiel comique incroyable et qui nous arrachent ici des dizaines et des dizaines d’éclats de rire.

Moi, Moche et Méchant 2 nous fait rire à travers des aventures frénétiques et jouissives. Un grand moment de divertissement pour toute la famille !

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : Illumination Entertainment
Distribution : Universal Pictures International France
Réalisation : Chris Renaud, Pierre Coffin
Scénario : Ken Daurio, Cinco Paul
Montage : Gregory Perler
Décors : Yarrow Cheney
Musique : Hector Pereira, Pharell Williams
Effets spéciaux : Mac Guff
Directeur artistique : Eric Guillon
Durée : 98 mn

Casting :
Steve Carell : Gru
Kristin Wiig : Lucy
Benjamin Bratt : El Macho
Russell Brand : Professeur Néfario
Steve Coogan : Silas

LE CONGRES : OVNI ésotérique

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lecongresafficheSans jouer les blasés ou les cinéphiles pédant du genre « moi j’ai déjà tout vu », il est vrai qu’il est désormais rare que je tombe sur un film que je trouve radicalement différent et original. Mais ce fut pourtant le cas de le Congrès, un film mi studio, mi animation. Une sorte de fable futuriste et ésotérique inattendue. D’autant plus inattendue quand, comme moi, vous vous y rendez sans avoir la moindre idée de quoi cela parle.

Le film a bien des défauts, mais assez de charme pour nous les faire oublier. Certes, le sens du dénouement nous échappe un peu, mais cela fait longtemps que l’on a compris qu’il n’était pas nécessaire de tout comprendre pour apprécier le Congrès. Les graphismes volontairement vintage, nous replonge dans une culture psychédélique. Il y a un côté trip sous acide à ce film, mais cela fait du bien de pouvoir larguer les amarres et voguer au gré de l’imagination, en oubliant un peu notre côté cartésien. Et tout ça, sans risque pour la santé.

lecongresLe Congrès est donc un petit OVNI cinématographique vraiment original et rafraîchissant, le tout porté par le talent et le charisme de Robin Wright.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Entre chien et loup, Bridgit Folman Film Gang, Pandora Filmproduktion, Opus Film, Liverpool
Réalisation : Ari Folman
Scénario : Ari Folman, d’après le roman de Stanislaw Lem
Montage : Nili Feller
Photo : Michal Englert
Décors : David Polonsky
Distribution : ARP Sélection
Musique : Max Richter
Costumes: Mandi Line
Durée : 122 mn

Casting :
Robin Wright : Robin Wright
Danny Huston : Jeff
Harvey Keitel : l’agent
Paul Giamatti : le médecin
Kodi Smit-McPhee : Aaron Wright
Sami Gayle : Sarah
Michael Stahl-David : Steve

PACIFIC 231 (Raphael), BAND OF JOY (Robert Plant) : Le passé est derrière eux

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pacific231raphaelEncore deux artistes très différents aujourd’hui. Tout d’abord, Raphaël avec son album Pacific 231, sorti en 2010. Je me rappelle avoir fait une critique désastreuse de son précédent album Je Sais que la Terre est Plate, alors je n’espérais pas grand chose avant d’y jeter une oreille. Mais j’ai plutôt été agréablement surpris. Tout d’abord, parce que le jeune homme semble avoir enfin compris qu’articuler était une bonne chose quand on chante ! L’album s’ouvre sur une jolie chanson, Terminal 2B et se poursuit par des morceaux aux paroles parfois un peu obscures mais aux instrumentations plus solides et maîtrisées qu’auparavant. Certains titres sont plus en retrait, mais on retiendra surtout le Patriote, chanson à la manière de Renaud, qui constitue un bel hommage. Un album plus mature donc, qui corrige ce qui pouvait énerver chez Raphaël, mais qui du coup perd un perd un peu en personnalité.

bandofjoyrobertplantRobert Plant est une légende du rock. Mais sa carrière solo ne connaît pas les mêmes sommets qu’avec Led Zeppelin. La preuve avec Band of Joy, un album parfaitement maîtrisé et très mélodieux, mais quand même un peu mou du genou par moment. Sa grande qualité est la la diversité des sonorités, entre rock, pop, folk, country, parfois éthéré, parfois un rien psychédélique. On retiendra notamment un rock rétro très sympa, You can’t Buy My Love, et une jolie ballade, The Only Sound that Matters.

PS I LOVE YOU

marionbartoliwimbledon

marionbartoliwimbledonEn 2007, après sa finale perdue contre Venus Williams, j’écrivais : On peut s’interroger sur le réel niveau de Marion Bartoli. Sa performance de Wimbledon pourra-t-elle être rééditée ? Seul l’avenir le dira mais le niveau de jeu affiché n’est pas non plus arrivé par miracle et il n’y a pas de raison pour qu’il ne puisse pas être reproduit. Six ans plus tard, j’ai enfin ma réponse, la plus belle qui soit. Marion Bartoli a bien remporté le plus grand tournoi de tennis du monde et rentre ainsi par la grande porte dans l’histoire du tennis français.

Marion Bartoli est le sujet que j’ai abordé le plus souvent sur ce blog, après le PSG. J’ai toujours adoré cette joueuse et c’est une vraie joie que je ressens aujourd’hui. Surtout que supporter Marion Bartoli n’est pas toujours facile car derrière l’immense championne se cache un être humain complexe et qui a vite fait de faire naître une certaine antipathie. Ce soir, elle se retrouve avec des millions d’amis, tout lui sera désormais pardonné, tout sera oublié et nombreux ceux qui vont vite passer du dénigrement à l’éloge. Moi au moins ce soir, je n’ai pas à jouer les hypocrites et cela rend le bonheur encore plus grand.

Bien sûr, il y a bien des raisons pour lesquelles on peut relativiser la valeur de cette victoire. Mais ces débats vains s’effaceront des mémoires et seule restera son nom au palmarès le plus prestigieux de la planète tennis. Cela n’effacera surtout pas la beauté de cette histoire. Car l’histoire de Marion Bartoli, c’est Hollywood mais dans la vie réel. C’est l’histoire de celui qui part avec tous les handicaps et qui triomphent à force de courage et d’abnégation. C’est le gars pas très beau qui séduit la plus belle des femmes. C’est le boxeur amateur qui bat le champion du monde. Bref, les trucs qui ne sont pas censés arriver pour de vrai, ceux qui ne sont faits que pour alimenter nos rêves. Et bien, Marion Bartoli a apporté la preuve que finalement les scénaristes les plus fous ont raison de croire aux contes de fée !

Voir Marion Bartoli remporter Wimbledon sur un ace a quelque chose d’irréel. Quelque chose de merveilleux aussi, pour tous ceux qui sont seuls à croire en eux-mêmes, ceux qui ont un rêve et à qui on ne prédit que l’échec. Bien sûr, pour la plupart, ces sombres prophéties se révèleront exactes. Mais l’espoir constitue sûrement un des moteurs les plus puissants de l’âme humaine. Marion Bartoli n’en a jamais manqué et ce qui semblait hier de l’arrogance s’est soudain mué en un immense qualité. L’euphorie ne rend sûrement pas plus objectif que l’étaient les critiques acerbes de la veille, mais il en restera à jamais le profond respect du aux vrais champions.

Marion, au nom de tous ceux qui t’ont toujours aimé, au nom de tous ceux qui ont toujours cru en toi, merci !

HOW I GOT OVER (The Roots), PHILIPPE KATERINE (Philippe Katerine), LE NOISE (Neil Young) : Bon en tout genre

howigotovertheroots

howigotovertherootsTrois albums pour trois genres et trois artistes très différents. On commence avec The Roots et leur album How I Got Over, sorti en 2010 (comme les deux autres albums de ce billet). Un groupe de rap, hip-hop, trip-hop (je ne sais pas trop quel est le terme le plus approprié) américain qui nous libre un album mélodieux, très jazzy et aux accents parfois psychédéliques. De toute façon, pour que des titres de ce genre musical me plaisent, il faut qu’ils soient d’une grande qualité. Je retiendrai notamment le titre justement intitulé How I Got Over, le plus rythmé de l’album, mais aussi celui qui sort du lot. Après, il y a du bon et du moins bon, certains morceaux étant plus proches du bruit que de la musique (en particulier Web 20-20).

philippekaterinephilippekaterineEnsuite, Philippe Katerine et son album sobrement appelé Philippe Katerine. Un artiste assez unique et inclassable, que l’on peut considérer comme une vaste supercherie. Il est vrai que certains titres s’apparentent plus à une phrase répétée en boucle qu’à une vraie chanson, mais il s’en dégage généralement une énergie folle. Le second degré, pour ne pas dire le dixième, qui parcourt cet album est particulièrement rafraîchissant. On aime ou on n’aime pas, mais au moins cela ne se prend pas une seule minute au sérieux et nous offre de vrais moments de joie pure, comme le titre La Banane.

lenoiseneilyoungEnfin, Neil Young avec son album Le Noise. Un artiste que je connais mal et que j’avais découvert par un album un peu collector, pas vraiment représentatif de son univers si j’en crois les connaisseurs. Cette fois-ci, on est visiblement dans le très classique pour l’artiste canadien avec un rock aux accents psychédéliques. Bon personnellement, je trouve que cela manque parfois un peu de punch. Mais on trouve sur cet album au moins une très belle ballade folk, Love and War, qui permet d’apprécier pleinement la voix de Neil Young. Par contre, certains titres sont limite pénibles, comme Angry World.

THE BAY : L’important, c’est ce qu’on ne voit pas !

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thebayaffichePendant longtemps les films de genre, notamment les films d’horreur, ayant toujours toujours des budgets particulièrement limités, nous offraient de vrais trésors de créativité et d’imagination pour compenser le manque de moyens et arriver à créer suspense et effroi à partir de pas grand chose : une ambiance, une musique, une armoire qui grince… Puis suite aux succès de nombreux films tournés avec pas grand chose, des producteurs plus fortunés s’y sont mis et on a vu arriver beaucoup de films misant sur une surenchère d’hémoglobine, à l’image de la série des Saw. On a également eu droit à tout un tas de remake de grands classiques, soit disant plus modernes et plus spectaculaires, mais qui se sont généralement révélés être surtout dénués d’intérêt. Heureusement, il existe encore de vrais cinéastes pour s’attaquer au genre avec tout leur talent, sans forcément rentrer dans cette logique, comme Barry Levinson qui nous offre cet excellent The Bay.

The Bay nous fait revivre le cauchemar d’une petite ville des Etats-Unis qui a vu sa population décimée en un peu plus de douze heures par un mal mystérieux venus des eaux polluées alentours. Il prend la forme d’une sorte de faux reportage, monté à partir de différentes sources de films amateurs et celui d’une équipe de journaliste venue filmer les festivité de la Fête Nationale. Si l’idée de base est un peu éculée, les géniaux Cloverfield ou Rec utilisant déjà ce principe, la multiplicité des sources permet d’échapper à la monotonie, de permettre des ellipses non artificielles (du genre, attends je recharge ma caméra) et surtout évite l’effet un peu vomitif de la caméra qui bouge pendant une heure et demi.

thebayMais le grand mérite de The Bay est d’échapper à la surenchère visuelle. On ne voit quasiment rien, à part dans le dernier quart d’heure nettement plus gore. Mais cela n’empêche nullement la tension de monter rapidement, bien au contraire. Ne pas voir le mal le rend d’autant plus inquiétant et mystérieux. Ce principe de base, pour ne pas dire basique, est souvent oublié, mais c’est nullement le cas ici. Du coup, le film fonctionne à la perfection, même si on peut trouver l’exercice un peu vain, malgré le discours assez écolo. On est plus mal à l’aise qu’on a vraiment peur, mais en tout cas le résultat ne laisse pas indifférent. A l’image de Sam Raimi (depuis qu’il a accès à des budgets dignes de son talent), Barry Levinson arrive à conserver tout le charme des films d’horreur d’antant, tout en y ajoutant son vrai talent de cinéaste.

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Barry Levinson
Scénario : Michael Wallach
Direction artistique : Stan FlintDécors : Lee Bonner
Costumes : Emmie HolmesPhotographie : Josh NussbaumSon : Mariusz Glabinski
Montage : Aaron Yanes
Musique : Marcelo Zarvos
Production : Jason Blum et Steven Schneider
Durée : 84 minutes

Casting :
Kether Donohue : Donna Thompson
Will Rogers : Alex
Kristen Connolly : Stephanie
Frank Deal : le maire John Stockman
Stephen Kunken : Dr Jack Abrams
Christopher Denham (V. F. : Anatole de Bodinat) : Sam
Nansi Aluka : Jacqueline
Robert C. Treveiler : Dr Williams
Andy Stahl : le shérif Lee Roberts
Anthony Reynolds : Steve Slatterry
Rick Benjamin : Bernie
Jonathan Maverick : Georges Nouri
Jody Thompson : l’officier Paul
Michael Beasley : l’officier Jimson

MAN OF STEEL : L’homme de plomb

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manofsteelafficheAprès avoir attendu avec une grande impatience Star Trek Into Darkness et avoir été cruellement déçu, j’espérais de tout mon cœur pouvoir me rattraper avec Man Of Steel, l’autre gros blockbuster de ce début d’été. La présence de Christopher Nolan, même si ce n’est qu’à la production, pouvait faire espérer le même destin pour Superman que celui connu par Batman avant lui. Malheureusement, on a encore plongé d’un cran niveau qualité pour arriver à un film qui flirte quand même largement avec le navet.

Je ne sais par quoi commencer, tant tous les éléments concordent vers la médiocrité. Je décernerai un prix spécial aux dialogues, dont notamment un sur la notion d’évolution, qui a consterné le biologiste que je suis. Mais le scénario est aussi poussif et on s’ennuie ferme pendant deux heures. Heureusement, la dernière demi-heure se laisse regarder, mais grâce à un grand spectacle au milieu des buildings qui rappelle quand même fortement le final de Avengers… en beaucoup moins bien. Enfin, le choix de Henry Cavill pour incarner le plus célèbre des super-héros se révèle être une très mauvaise idée, ce dernier ayant le charisme et le talent d’un bloc de béton.

manofsteelEn fait, on sent bien la patte de Nolan malgré tout, dans la volonté de donner de l’épaisseur, de la noirceur et une certaine forme d’ambiguïté morale aux personnages. Mais il n’assure pas le service après vente, du coup le reste ne suit pas. David S. Goyer et Zack Snyder n’ont pas le début du quart de son talent et Man of Steel est presque aussi mauvais que 300 ! De toute façon, que pouvait-on attendre d’un Superman qui ne porte plus son slip sur son collant ?

LA NOTE : 8/20

Fiche technique :
Production : Warner Bros. Pictures, Legendary Pictures, Syncopy, DC Entertainment, Third Act Productions
Distribution : Warner Bros. France
Réalisation : Zack Snyder
Scénario : David S. Goyer, Christopher Nolan (histoire)
Montage : David Brenner, A.C.E.
Photo : Amir Mokri
Décors : Alex McDowell
Musique : Hans Zimmer
Effets spéciaux : « DJ » DesJardin, Weta Digital LTD, Double Negative
Maquillage : Suzi Ostos
Directeur artistique : Chris Farmer
Durée : 140 mn

Casting :
Henry Cavill : Clark Kent
Amy Adams : Lois Lane
Michael Shannon : Général Zod
Russell Crowe : Jor-El
Kevin Costner : Jonathan Kent
Diane Lane : Martha Kent
Laurence Fishburn : Perry White
Antje Traue : Faora-Ul
Ayelet Zurer : Lara Lor-Van
Christopher Meloni : Colonel Nathan Hardy

JOSEPHINE : On se lève tous pour Joséphine !

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josephineafficheBon, j’ai dit beaucoup de mal des comédies françaises ces derniers temps, mais cette fois-ci, cela va changer grâce à Joséphine. Pourtant, après avoir vu moult fois la bande-annonce, j’y suis vraiment allé sans rien attendre, presque persuadé que j’allais être déçu ! Et bien que nenni, j’ai eu droit à une comédie romantique drôle et rythmée, le tout porté par des personnages dont on tombe sous le charme au bout de quelques secondes. Bref, une belle réussite !

On peut d’ailleurs noter que si la comédie romantique a longtemps été un des parents pauvres du cinéma français, depuis le succès ô combien mérité de l’Arnacoeur, il a désormais le vent en poupe. On retrouve dans Joséphine ce qui fait le charme, et les limites, du genre, avec une histoire dont on connaît déjà la fin au bout de cinq minutes. Ce qui importe c’est le chemin qui sera emprunté pour y arriver. Et dans le cas de Joséphine, il est particulièrement agréable et nous réserve quelques beaux éclats de rire.

josephineJoséphine fait vraiment la différence grâce à ses personnages. Déjà parce que chacun pourra facilement s’identifier à l’un d’entre eux. Si l’héroïne a un côté Bridget Jones, elle ne part pas à la conquête d’un avocat, défenseur des droits de l’homme et beau comme un Dieu, mais à l’assaut d’un mec qui, dans la vraie vie, passe souvent inaperçu. On est donc là devant une comédie romantique qui pourra plaire et parler aux hommes.

Joséphine brille aussi par un très beau casting. Si on est heureux de retrouver Bérengère Krief que l’on avait découvert grâce à la série Bref, on est surtout subjugué par le charme dévastateur de Marilou Berry, qui n’a rien à envier à une Renée Zellweiger. Quelle pétulance, quelle énergie ! Elle en est pour beaucoup dans la belle réussite de ce film qui a le mérite de toucher totalement sa cible et de nous faire passer un excellent moment !

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Les films du 24, France 2 cinéma, UGC
Distribution : UGC Distribution
Réalisation : Agnes Obadia
Scénario : Agnes Obadia, Samantha Mazeras, d’après l’oeuvre de Pénélope Bagieu
Montage : Anny Danché
Photo : Romain Winding
Son : Olivier Mauvezin, Sylvain Bellemare, Benjamin Viau
Durée : 88 mn

Casting :
Marilou Berry : Joséphine
Mehdi Nebbou : Gilles
Bérengère Krief : Chloé
Charlie Dupont : Julien
Amelle Chahbi : Rose
Alice Pol : Diane
Cyril Gueï : Cyril
Caroline Anglade : Alexandra
Bruno Podalydès : le psy