
Le jeu des comparaisons pourrait n’avoir définitivement aucun sens quand on découvre que le roman se décompose en trois parties et que le film, après avoir éludé quelque peu la première, ignore purement et simplement la troisième. Mais force est de constater que c’est bien la deuxième qui constitue le cœur du propos d’Illusions Perdues. Si les premiers chapitres peuvent être vus comme des jalons posés pour préparer la suite, la partie finale ressemble un peu comme un prolongement greffé alors que l’inspiration n’est plus tout à fait là. Du coup, ça nuit quand même globalement à l’équilibre de l’œuvre que l’on quitte bien après le climax de l’intrigue, ce qui dilue largement son impact.
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Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? Et qu’est-ce qu’on attend pour aller voir Suprêmes au cinéma ? Evidemment, si j’écris cette critique, c’est bien que je n’ai pas attendu et que je suis allé voir ce biopic du groupe NTM au cinéma. Un groupe qui a marqué mon adolescence, même si j’ai toujours été plus rock que rap. Mais difficile de passer à côté des représentants les plus célèbres du 93 quand on a connu les années 90. Depuis, les deux compères se sont assagis et brillent désormais le plus souvent sur le grand écran. Ce film permet en tout cas de mieux comprendre d’où vient leur rage d’alors.
A désormais 75 ans, Steven Spielberg n’a plus grand chose à prouver à qui que ce soit. Il occupe déjà une place majeur dans l’histoire du 7ème art et rien ne pourra l’en chasser. Se lancer dans une nouvelle adaptation de West Side Story peut être vue comme une prise de risque étonnante pour un cinéaste qui jouit d’une telle situation. S’attaquer à un tel chef d’œuvre ne pouvait que lui valoir quelques remarques acerbes des nostalgiques de tout poil. Mais on peut se dire aussi, que vu son âge et son parcours, il peut bien s’accorder un tel plaisir si le cœur lui en dit. Surtout qu’au final, le talent a parlé. Un immense talent. Un prodigieux talent. Pour un résultat sublime.
On commence par un artiste qu’on n’imaginait plus forcément nous offrir de nouveaux albums. Tom Jones a désormais 81 ans, mais quelques beaux restes. Pour preuve, son album Surrounded by Time sorti cette année. Il s’ouvre sur un titre gospel quasiment a capela, histoire de nous rappeler la splendeur de sa voix. Celle-ci est parfaitement mise en valeur par les instrumentations épurés et simple. Sa voix se suffisant à elle-même, on se laisse volontiers porter par la douceurs des titres, surtout qu’ils sont presque tous de qualité. On peut juste regretter l’absence de titres plus énergiques. En effet, un titre parlé est celui qui a le moins d’intérêt, quand les moments où il pousse la voix et y met de l’émotion sont vraiment excellents.
King of Convenience est un duo norvégien, comme son nom ne l’indique pas. On le compare volontiers à Simon & Garfunkel. Mais l’écoute de Peace or Love, leur premier album depuis 12 ans, relativise la comparaison. En effet, s’ils nous accueillent en douceur, la voix aiguë et un peu mièvre ne nous convainc qu’à moitié. C’est gentillet. L’ambiance est intimiste, avec des instrumentations épurées. La voix peut se montrer parfois agréable, tant qu’elle n’est pas poussée. On est bercé dans une ambiance relaxante qui s’apparente plus à de la sophrologie qu’à de la musique. Bon j’exagère sans doute un tantinet. On retiendra cependant le très beau duo avec Feist, Catholic Country, qui vient casser la monotonie de l’ensemble.
La représentation de la prostitution au cinéma n’est jamais facile et prête facilement à la polémique. Pretty Woman reste un film culte par exemple, mais la vision presque glamour qu’il donne du sexe tarifé est quand même loin du côté sordide que cette activité a le plus souvent. A l’inverse, le travers d’un misérabilisme excessif guette également tous ceux qui veulent aborder le sujet d’un angle plus social. Tout est une nouvelle fois une question de juste équilibre. Cécile Ducrocq s’y est attaqué avec Une Femme du Monde. Heureusement, elle a pu compter sur Laure Calamy. Et comment rater un film avec une telle actrice ?
Je n’aime vraiment pas Céline Dion. Ni le personnage, ni l’artiste. J’aime bien Valérie Lemercier, mais sans être forcément son plus grand fan. Alors le projet de cette dernière de faire un film librement inspiré de la vie la chanteuse québecoise m’a d’abord laissé totalement indifférent, voire un rien moqueur. Je ne pensais donc pas forcément me laisser convaincre d’aller le voir. Mais les premiers échos positifs et l’affirmation que le film pouvait séduire même ceux qui n’apprécient pas la chanteuse ont fini par me pousser à écouter le petit fond de curiosité qui a tout de même été toujours présent. Et pour le coup, j’ai bien fait d’aller voir… Aline.
Si Marcel Proust à sa madeleine, j’ai dans mes souvenirs d’enfance un petit goût de chamallow. Enfin, je devrais plutôt dire de marshmallow… et je ne devrais pas vraiment parler de goût, parce c’est avant tout à un film que la guimauve me fait penser. Un film que j’ai dû voir près d’une dizaine de fois avant l’âge de 20 ans. Je parle évidemment de Ghostbusters (enfin S.O.S Fantômes en bon français) et son célèbre Bibendum Marshmallow terrorisant New York. Si j’essaie d’oublier le deuxième épisode totalement raté, j’étais évidemment assez impatient de découvrir S.O.S Fantômes : l’Héritage. Un film qui au final parvient parfaitement à jouer sur la nostalgie de ses spectateurs… Peut-être même un peu trop…
Avec Noël revient tout un tas de choses. Parmi les meilleurs… je veux évidemment parler des cadeaux, ne nous mentons pas… mais aussi parmi les pires… à savoir bien sûr le vin chaud, cette façon de rendre tout juste mauvais du vin qui, sans l’excès de cannelle, serait purement et simplement imbuvable. Et puis, c’est aussi l’époque où les studios Disney nous propose de découvrir leur dernière production. Cette année, elle est intitulé Encanto : la Fantastique Famille Madrigal. J’ai eu l’occasion de voir la bande-annonce a de nombreuses reprises et elle ne me faisait pas du tout envie. Comme quoi, il ne faut pas toujours faire confiance à ses envies.
Se montrer cru est-il le meilleur moyen de marquer les esprits et de donner de la force son propos ? La réponse n’a rien d’évidente car plus on va loin dans ce domaine, plus tout devient une question de subtil dosage. On passe vite de l’œuvre choc que l’on voulait créer à du grand-guignol tournant au ridicule. Et ceci d’autant plus quand on aborde un sujet aussi sensible que le droit à l’avortement. Audrey Diwan n’a pas eu froid aux yeux et a décidé d’y aller franchement en réalisant l’Evénement. Elle marche sur les pas de Cristian Mungiu, qui avait remporté la Palme d’Or en 2007 avec 4 Mois, 3 Semaines, 2 jours, sur le même sujet et avec les mêmes images d’une grande dureté. Mais vue l’actualité sur le sujet un peu partout dans le monde, avoir un tel film sur nos écrans régulièrement n’est vraiment pas du luxe.
Le COVID a eu, parmi ses nombreux effets, celui de bousculer largement la programmation des sorties cinématographiques. Il nous offre ainsi le bonheur rare de découvrir deux nouveaux films de Ridley Scott en tout juste un mois. Après l’excellent le Dernier Duel, voici House of Gucci. Deux films qui seront finalement à l’image d’une carrière qui aura plus de hauts qu’environ tous les autres réalisateurs réunis, mais aussi quelques bas. Celui-ci restera incontestablement un bas, même si cela lui est arrivé de creuser beaucoup plus profondément. Pourtant beaucoup d’éléments auraient pu contribuer à faire de ce film un sommet. Mais un petit (gros) détail, vient un peu tout gâcher…
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