
Sam Gold est un jeune juif orthodoxe que sa modeste famille destine à devenir rabbin et cherche à marier. Il se plie à leur volonté sans enthousiasme. Alors quand son voisin Yosef cherche à l’embaucher dans ce qui lui décrit comme de la simple contrebande de médicaments, il se laisse vite convaincre. Il s’agit en fait d’un large trafic d’ecstasy, qui voyage d’Amsterdam à New York. Très vite Sam va commencer à apprécier cette existence tellement différente et tellement plus pleine de liberté.
Jewish Connection a été écrit à partir de faits réels. Il nous décrit donc avec réalisme le milieu assez fermé de la communauté juive orthodoxe de New York. C’est d’ailleurs ici le principal sujet du film, le milieu des trafiquants étant décrits plus succinctement et sans aller au-delà des clichés habituels. Tout repose sur l’écartèlement de Sam entre une vie oppressante et une existence plus exaltante mais qui le coupe de sa famille et des valeurs dans lequel il a toujours grandi. A côté de ça, pas de fusillades ou de poursuites spectaculaires.
On est donc dans le domaine du polar, mais Jewish Connection est au moins tout autant un portrait. Mais aucun des deux aspects n’est creusé autant qu’il l’aurait mérité. Il aurait peut-être fallu déséquilibrer l’intrigue au profit de l’un d’entre eux pour en renforcer l’intérêt. Le milieu de la drogue tel qu’il est décrit ressemble à ce que l’on voit dans nombre de films du genre. Les truands sortent en boîte, les truands d’une communauté négocient avec ceux de l’autre communauté, les truands inventent des stratagèmes pour faire passer la drogue en douce. Bref que du classique.
C’est donc réellement dans le portrait de la communauté juive qu’il faut chercher un éclair d’originalité. Cela donne un côté un peu « dépaysant » à Jewish Connection. Le film aurait pu être bien meilleur si cet aspect avait été encore plus privilégié. Il aurait alors fallu veiller à ne pas tomber non plus dans le film sociologique descriptif à l’intrigue minimaliste. Mais encore une fois, le film aurait gagné à un équilibre un peu différent.

Jewish Connection est au final un bon film, mais qui aurait sûrement pu être très bon. Sans doute, Kevin Asch aurait du pour cela romancer beaucoup plus cette histoire vraie. Mais pour un premier film, il signe là une œuvre propre et non dénuée d’une certaine élégance dans la réalisation. Un film intéressant, à défaut d’être passionnant. Un film qui parle avant tout de ses personnages et de leur milieu, avant de chercher le spectaculaire et l’action. Une intention louable, mais qui souffre d’une certaine retenue.
Jewish Connection n’est donc pas un film indispensable. Mais un bon film tout de même qui nous fait découvrir un milieu objet de bien des fantasmes.
Fiche technique :
Réalisateur : Kevin Asch
Scénariste : Antonio Macia
Chef décorateur Tommaso Ortino
Costumier : Jacki Roach
Coiffeuse : Laynea Roberts
Maquilleuse : Brenda Bush
Musiques additionnelles (compositeur) : André Anjos
Directeur de la photographie : Ben Kutchins
Casting :
Jesse Eisenberg : Sam Gold
Justin Bartha : Yosef Zimmerman
Ari Graynor : Rachel Apfel
Danny A. Abeckaser : Jackie Solomon
Q-Tip : Ephraim
Mark Ivanir : Mendel Gold
Elizabeth Marvel : Elka Gold
Jason Fuchs : Leon Zimmerman
Hallie Kate Eisenberg : Ruth Gold
Bern Cohen : Rebbe Horowitz


Mais si Préparez vos Mouchoirs est moins culte que les Valseuses ou que Buffet Froid, c’est tout simplement parce qu’il est un peu moins drôle. Il recèle bien quelques morceaux de bravoure, quelques apparitions succulentes, Sylvie Joly et Michel Serrault en tête. Mais aussi quelques passages un peu longuets, où le propos et l’humour tournent en rond. On est bien là devant un classique du cinéma français, mais pas un de ses plus grands chef d’œuvres. 

Tron l’Héritage ne rentrera sûrement pas dans l’histoire du cinéma comme le premier volet. On assiste là à un divertissement de science-fiction techniquement très réussi, mais qui tire toute sa personnalité, toute son originalité d’éléments imaginés il y a près de 30 ans. Joseph Kosinski est passé à côté de quelques choses de grand. Mais confier un tel projet à un réalisateur sans expérience (et donc plus malléable ?) montre bien que l’ambition n’était pas ce qui animait en premier lieu les producteurs. On pouvait pourtant imaginer que quelques grands noms auraient été ravis de prendre le projet en main. 
Qui a Envie d’Etre Aimé ? n’est ni vraiment drôle, ni caustique, ni profond, ni réellement émouvant. Il cherche à ménager la chèvre et le chou et ne trouve jamais un ton qui aurait peut-être été moins juste, mais aurait présenter beaucoup plus d’intérêt. Il y a zéro prise de risque dans ce scénario qui parle pourtant d’un sujet pas franchement sexy. On n’en ressort absolument pas bousculé dans nos convictions qu’elles soient religieuses ou même tout simplement sur notre capacité à réellement communiquer avec les autres. 

Jean-Baptiste Grange et Teddy Tamgho ont parfois fait partie de cette catégorie de champion pas toujours là le jour J. On l’a oublié, mais au milieu de la pluie de titres qui s’est abattue sur l’Equipe de France lors des derniers championnats d’Europe d’athlétisme, notre triple-sauteur avait constitué une vraie déception avec sa médaille de bronze, alors qu’il était archi-favori du concours. Il y a deux ans, aux championnats du Monde de Val d’Isère, on promettait deux titres à Jean-Baptiste Grange et il était reparti sans médaille autour du cou.
Pourtant, entre Fabrice Luchini et moi, ce n’est pas toujours une folle histoire d’amour. Je lui reconnais un talent rare, mais aussi une tendance au cabotinage et à jouer toujours exactement sur le même registre. Mais là, je dois bien l’admettre, il est tout simplement parfait. Il porte le film largement sur ses épaules, lui insufflant une très large part de son énergie comique, mais sans jamais en faire trop ou chercher à tirer inutilement la couverture à lui. Bon, il faut dire que son rôle ressemble par certains côtés (mais pas du tout par d’autres) à son personnage dans Potiche, autre exemple de film social rigolo très réussi.
Le Discours d’un Roi aurait pu être une histoire classique de relation mentor-élève. Mais cette fois-ci, l’élève est un potentiel futur Roi d’Angleterre et le maître un obscur orthophoniste sans référence. Là repose évidemment tout l’intérêt de cette relation contre nature, où les rôles doivent s’inverser dans le secret du cabinet du médecin. Cela enrichit considérablement le propos et constitue un des facteurs clés qui le rendent passionnant.
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