DISTRICT 9 : Etonnamment étonnant

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district9afficheIl y’a des films avec qui l’histoire semblait pourtant mal barrée, mais avec qui ça se termine bien. Un peu comme au cinéma donc. C’est le cas de District 9. Un jour des amis m’ont parlé d’une bande-annonce d’un film qui avait l’air pathétique, avec un parallèle à 30 centimes d’euros entre des aliens et l’apartheid. Quelques jours plus tard, j’ai moi-même vu la fameuse bande-annonce. Et là, je fus partagé. Certes, on pouvait craindre que le film s’avère être un gros navet, mais à la fois, j’ai réalisé qu’il s’agissait de District 9, le nouveau projet produit par Peter Jackson et qui était très attendu. Et lorsqu’il est sorti et que j’ai lu des critiques relativement unanimes, j’ai été quelque peu étonné. Je m’y suis donc rendu moi-même et je dois admettre que District 9 est réellement un excellent film, très différent de ce que l’on aurait pu croire au départ.

En fait, je conseille à tous ceux qui ont de toute façon l’intention de le voir d’en lire le minimum à son sujet, car ce film vous surprendra agréablement et il serait dommage de gâcher ça.

Dans un futur plus ou moins proche, la Terre est abordée par un vaisseau alien qui se met à flotter immobile au-dessus de Johannesburg. A l’intérieur, un gros million d’extra-terrestres, affamés et en mauvaise santé. Ils sont recueillis sur Terre, mais la cohabitation est difficile. Ils se retrouvent alors dans un camp qui se transforme vite en bidonville, clôturé et gardé par les militaires, appelé District 9. Mais celui-ci se trouve encore trop près des populations humaines. Les autorités décident donc de procéder au déplacement du camp entier vers une nouvelle installation.

Le film est en fait en grande partie tournée comme un reportage. Diverses personnes témoignent donc d’évènements passés. On comprend donc très vite que quelque chose d’exceptionnel s’est passé et que le film est centré, non sur l’évacuation en elle-même, mais sur le destin d’un homme, Wikus van der Merwe, le responsable administratif de terrain de cette évacuation. En fait, dès le premier quart d’heure, on comprend que l’on ne va pas du tout assister au film auquel on s’attendait.

Allergiques à la science-fiction et aux Space Operas, District 9 peut être quand même fait pour vous. Bien sûr, il faut accepter l’aspect imaginaire du contexte, mais il n’en reste pas moins que le scénario n’est absolument pas le scénario d’un film d’action basique. Il n’y en a d’ailleurs pas tant que ça, on est plus proche d’un polar que de Star Trek à ce niveau là. Seules les vingt dernières minutes sont vraiment « musclées ».

Et pour ceux qui auraient peur, non, District 9 n’est en rien une histoire sur la réconciliation des peuples qui se sont battus, sur la compréhension qui peut se faire malgré les différences. Non, c’est un film sur la haine entre les peuples, sur la haine de la différence et rien ne vient ajouter une note d’optimisme. D’ailleurs, la fin est absolument remarquable, non, par ce que l’on y trouve, mais par ce que l’on n’y trouve pas, alors que les perches sont plusieurs fois lancées et que 99% des films hollywoodiens les auraient saisi.

distric9Plus généralement, District 9 trouve autant son intérêt dans ce qu’il est, un film intelligent, avec un réel suspense que dans ce qu’il n’est pas et aurait pu être tellement facilement. On est tellement habitué aux codes hollywoodiens, à la barrière entre les genres, à un certain manque de créativité, que l’on passe les deux petites heures de ce film à être surpris très agréablement.

Si District 9 prend un malin plaisir à casser un certain nombre des codes hollywoodiens, il en respecte d’autres, ce qu’il y’a de meilleur en fait. Si les scènes d’action ne sont pas du tout le cœur du film, il n’empêche qu’elles sont particulièrement spectaculaires. De manière générale les effets spéciaux sont superbes. A la fois, c’est une production Peter Jackson, il ne fallait pas s’attendre à quelque chose de médiocre à ce niveau là. Bref, District 9 est la preuve qu’on a le droit de faire d’excellents films, qui vont au delà du simple divertissement, même avec un gros budget et des équipes techniques pléthoriques.

Enfin, un mot sur la prestation de Shartlo Copley, dont le rôle est tellement central dans le film, que de sa prestation découlait forcément une bonne partie de la réussite de ce film. Et là, encore, rien à redire. Il passe à merveille du rôle de fonctionnaire zélé, tête à claques et un peu benêt à celui de fugitif devant redoubler d’ingéniosité pour échapper à ses poursuivants. Un acteur sorti de nul part et qu’on aura la chance de retrouver à l’affiche de la prochaine adaptation de l’Agence Tous Risques sur grand écran… On ne peut pas jouer que dans des grands moments de cinéma…

District 9 est donc un film étonnant, bousculant beaucoup d’idées reçues sur ce que peut être un film à gros budget avec des extra-terrestres dedans. Mais au final, c’est avant tout, un excellent film.

Fiche technique :
Production : Qued International, WingNut Films
Distribution : Metropolitan Film Export
Réalisation : Neill Blomkamp
Scénario : Neill Blomkamp, Terri Tachell
Montage : Julian Clarke
Photo : Trent Opaloch
Format : 35mm
Décors : Philip Ivey
Musique : Clinton Shorter
Effets spéciaux : Steve Ingram, Max Podman
Durée : 112 mn

Casting :
Sharlto Copley : Wikus van der Merwe
David James : Koobus
Jason Cope : Christopher
William Allen Young : Dirk Michael
Nathalie Boltt : Sarah Livingston

LE GRAND SOMMEIL : Le mâle, le vrai, enquête

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legrandsommeilafficheSi on pense à un justicier qui séduit les femmes d’un seul regard et qui combat des hommes sans foi, ni loi, la plupart d’entre nous penseront à…James Bond ! Mais il n’en a pas toujours été ainsi car à une époque, cette définition aurait été immédiatement associée à Philipp Marlowe, le détective privé auquel nul, et surtout nulle, ne résiste. Ses aventures de nombreuses fois adaptées à l’écran, il a surtout été rendu célèbre par le Grand Sommeil et l’immense Humphrey Bogart.

Philipp Marlowe est appelé par le général Sternwood, dont les deux filles, belles mais incontrôlables, ont une fâcheuse tendance à se mettre dans le pétrin. Et certaines de leurs fréquentations mal intentionnées en profitent pour faire chanter le vieux général. Ce dernier avait déjà chargé quelqu’un d’y mettre fin, mais ce dernier a disparu, apparemment parti avec la femme d’un truand local. Philipp Marlowe découvrira vite que tout cela n’est que la partie visible d’un iceberg sur lequel coulera beaucoup de sang.

Le Grand Sommeil fut longtemps considéré comme une des intrigues les plus complexes de l’histoire du 7ème art. De l’eau a coulé sous les ponts et les cinémas depuis, mais il n’en reste pas moins que ce film possède un scénario parfois quelque peu difficile à suivre. Il comporte beaucoup de personnages, dont les relations les uns avec les autres ne sont parfois pas très claires. Mais d’un autre côté, ceci donne l’impression de partager le point de vue de Philipp Marlowe, qui, lui aussi, met un peu de temps à s’y retrouver.

De toute façon, l’intérêt principal de ce film ne réside pas tant dans son histoire, somme toute très classique pour un polar. Le Grand Sommeil est surtout l’occasion de contempler un des couples les plus inoubliables du cinéma : Humphrey Bogart et Lauren Bacall. Il suffit de regarder ce film et le Faucon Maltais (qui n’est pas une aventure de Philipp Marlowe, contrairement à ce que je pensais…mais qui aurait pu) pour se demander si le métier de détective privé n’a pas été spécialement inventé pour Bogart. Son menton carré, son regard dur, son sourire jamais franc, en font l’archétype du mâle dur et viril, tout en gardant en toute occasion une certaine classe.

legrandsommeilLe détail le plus typique de ce film est la manière dont Philipp Marlowe croise sans arrêt des personnages féminins qui lui font immédiatement de l’œil. Evidemment, il se laisse faire sans jamais vraiment céder, restant impassible dans l’expression du visage, tout en balançant des compliments tous faits qui font soupirer les belles en question. Parmi les personnages, on trouve même un chauffeur de taxi qui est…une femme. Je ne sais pas si vous avez déjà vu une « chauffeuse » de taxi, moi jamais… Elle lui sort un « I am your girl », dans le sens de « je suis votre homme », non « je suis votre petite amie ». Il lui répond presque froidement, comme elle est naturellement très jolie, « I wish you were » (littéralement « j’aimerais que vous le soyez »… Bon, je ne sais pas si les pas doués en anglais auront bien compris le jeu de mots). Bref, tout ça est d’un charme désuet tout à fait savoureux, typique d’une époque où le désir sexuel ne pouvait être exprimé que sous forme d’allusion. Aujourd’hui, on verrait Philipp Marlowe conclure certains de ses échanges dans un lit, ici, il n’en est évidemment pas question.

Reste aussi le charme de la photographie en noir et blanc. Howard Hawkes fut un maître du genre et chacun de ses films est un régal pour les yeux. Il n’a pas son pareil pour mettre en lumière et surtout en valeur le visage de ses acteurs. Et quand on dirige Lauren Bacall et Humphrey Bogart, on a de quoi faire des plans tout ce qu’il y’a de plus magnifiques.

Le grand Sommeil est un grand classique, que tout cinéphile digne de ce nom doit avoir vu… Ok, bon dans ce cas là, avant lundi soir, je n’étais pas un cinéphile digne de ce nom… Bref, ceci est un autre débat. Le film reste un cran en dessous du Faucon Maltais, mais reste un grand mythe du polar hollywoodien.

Fiche technique :
Titre : Le Grand Sommeil
Titre original : The Big Sleep
Réalisateur : Howard Hawks
Scénario : William Faulkner, Leigh Brackett, Jules Furthman, d’après le roman The Big Sleep de Raymond Chandler
Production : Jack Warner et Howard Hawks pour la Warner Bros. Pictures
Musique : Max Steiner
Photographie : Sid Hickox
Montage : Christian Nyby
Décors : Carl Jules Weyl
Costumes : Leah Rhodes
Pays d’origine : États-Unis
Format : Noir et blanc
Genre : film noir, polar
Durée : 114 minutes
Date de sortie : 23 août 1946 première (USA)

Casting :
Humphrey Bogart : Philip Marlowe
Lauren Bacall : Vivian Sternwood
Martha Vickers : Carmen Sternwood
Lois Jean Heydt : Joe Brody
John Ridgely : Eddie Mars
Dorothy Malone : la fille de la librairie
Elisha Cook Jr. : Jones
Regis Toomey : Bernie Ohls
Sonia Darrin : Agnes
Bob Steele : Canino
Tom Rafferty : Carol Lundgren
Charles Waldron : le général Sternwood
Peggy Knudsen : Mona Mars

TEA FOR THE TILLERMAN (Cat Stevens) : LE chef d’oeuvre de Cat Stevens !

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teaforthetillermancatstevensEn parcourant la carrière de Cat Stevens en suivant bêtement l’ordre alphabétique, j’ai failli réussir à garder le meilleur pour la fin. Mais voilà, après Tea for the Tillerman, il restera Teaser and the Firecat. Enfin, tout cela ne retire rien au fait que cet album constitue le chef d’œuvre de Cat Stevens. Et vu l’immensité du bonhomme, ce n’est pas peu dire.

Tea for the Tillerman a été classé dans la plupart des listes de meilleurs albums du siècle dernier. Il faut dire qu’il comporte un grand nombre des chansons les plus connues de Cat Stevens. Cet album, sorti en 1970, est réellement celui qui aura fait de lui une star mondiale. Il faut dire qu’il s’agit là d’un merveilleux voyage musical qui vous transportera.

Dans la série dans les phrases toute faite, on peut dire, à propos de Tea for the Tillerman, que c’est dans la sobriété que l’on reconnaît vraiment la qualité. En effet, les morceaux de cet album sont tous très simples dans leur instrumentation. Il se contente souvent d’un accompagnement à la guitare ou au piano, sans plus, loin des expérimentations et des successions d’instruments qui font la marque de fabrique de beaucoup de ses albums. Mais du coup, on se concentre sur le plus extraordinaire instrument qui soit, la voix de Cat Stevens !

Cette voix unique et sublime qui en font un artiste unique et incontournable. Elle est capable de véhiculer toutes sortes d’émotions, mais toujours avec la même réussite et la même profondeur. Si vous en doutez encore, il vous suffira d’écouter, ce qui pour moi est plus belle de ses chansons, Father and Son et vous en serez également convaincu.

Par contre, on retrouve bien dans Tea for the Tillerman une autre caractéristique de la musique de Cat Stevens, qui est la rupture. Cette fois, ce n’est pas vraiment la rupture dans le rythme, mais la rupture dans l’intensité dans la voix qui est prégnante. Cela donne à sa musique une originalité, et la met surtout à l’abris d’être jamais lancinante. Même si cette album est essentiellement composé de ballades qui vous transporteront, jamais elles ne vous laisseront vous assoupir. Quand un morceau de Cat Stevens commence, on s’arrête et on l’écoute !

Tea for the Tillerman est donc indispensable à toute discothèque qui se respecte. Les fans de Cat Stevens y trouveront ici plusieurs de ses plus belles chansons. Les autres tomberont également amoureux de cet album, peut-être moins expérimental, mais tellement sublime qu’il en est incontournable.

Terminons par un petit tour des chansons qui composent ce chef d’œuvre :

1.: Where Do The Children Play
Un de ses tubes les plus célèbres. Chanson douce dans un premier temps avant que la voix, ici sublime comme jamais, connaisse de grandes variations dans son intensité et sa hauteur.

2.: Hard Headed Woman
Un titre plus énergique que le précédent. La voix est posée sur un air de guitare. Il est moins harmonieux, plus saccadé, mais du coup typique du style Cat Stevens.

3.: Wild World
Un autre classique. Tout y est simple, mais le talent de Cat Stevens le rend tout de même absolument génial.

4.: Sad Lisa
Encore un classique ! La voix de Cat Stevens sur un air de piano. Une immense émotion véhiculée par cette chanson magnifique aux accents tristes.

5.: Miles From Nowhere
Un instrumentation un peu plus élaborée avec la voix, une guitare et des chœurs, plus proche de ce à quoi on est habitué chez Cat Stevens. Il lâche ici sa voix pour notre plus grand bonheur.

6.: But I Might Die Tonight
Une chanson très simple qui sonne presque comme un intermède dans cet album génial.

7.: Longer Boats
Un morceau qui ressemble à un gospel, avec les chœurs qui accompagnent Cat Stevens. Encore une fois, c’est sans superflu, mais le génie se suffit à lui-même.

8.: Into White
Une chanson douce et simple encore une fois. Cette ballade a des allures de berceuse, qui donne envie de se caler bien au fond de son fauteuil et de se laisser porter par la musique.

9.: On The Road To Find Out
Une chanson plutôt gaie, avec de vrais changements de rythme et d’intensité à la Cat Stevens.

10.: Father And Son
Le chef d’œuvre de Cat Stevens ! Un dialogue entre un père et son fils. Les deux personnages sont identifiés par le rythme et l’intensité de la voix qui varient. Sublime !

11.: Tea For The Tillerman
Une chanson très courte en guise de conclusion, qui nous permet de descendre en douceur de notre merveilleux voyage musical.

LA FAUTE A PAS DE BOL

eurobasketfrance

eurobasketfranceEn ce lundi, il y’a deux équipes qui peuvent se dire qu’objectivement, elles n’ont quand même pas eu de bol. Et ce, sans aucun chauvinisme !

Tout d’abord, l’équipe de France de basket qui a donc terminé vice-championne d’Europe… Ah non, pardon, 5ème. Enfin sur le papier, car sur le terrain, elle a largement montré qu’elle valait bien mieux que ça. La faute à qui ? A l’Espagne et son incompréhensible début de compétition qui ne lui a permis de terminer que 4ème de sa poule et en a fait ainsi l’adversaire des Bleus en quart de finale. L’Equipe de France s’est certes faite laminée, mais comme toutes les autres équipes une fois que les Ibères ont décidé d’arrêter de jouer avec une main dans le dos. Mais bon l’essentiel est assuré avec la qualification pour le prochain Mondial et le prochain Euro. Après finir 2ème ou 5ème, ça n’a pas tant d’importance.

L’autre équipe pas vernie du week-end, et ce n’est pas moi qui le dit, c’est la une de l’Equipe, c’est le Paris-Saint-Germain, contraint au match nul contre Lyon malgré une prestation de très grande qualité. La faute à qui ? Tout d’abord à Hugo Lloris, le gardien lyonnais. Evidemment, la qualité d’un joueur adverse n’a rien à voir avec le manque de bol. Mais le football étant un sport collectif, on trouve toujours injuste de perdre à cause de la qualité non pas du collectif, mais de la qualité d’un seul joueur adversaire. Marseille a pu en faire la douloureuse expérience également contre le Milan AC du très opportuniste (le mot est faible) Pippo Inzaghi.

psglyonMais c’est surtout, la faute à l’arbitre assistant qui n’a pas signalé la position de Bafé Gomis sur le but égalisateur lyonnais en toute fin de match. Il aurait donc du être logiquement refusé et le PSG conservé sa victoire. Soyons honnêtes, le position de hors jeu ne se joue qu’à quelques centimètres et Gomis aurait très bien pu mettre le même but sans l’être. L’avantage procuré par sa position n’explique donc pas à 100% pourquoi il a pu inscrire ce but.

Ce qui fait que le PSG est vraiment malchanceux sur ce coup-là, c’est que les erreurs d’arbitrage sur les hors-jeux sont souvent dans l’autre sens. Et ce, pour une raison toute bête : le temps que le regard de l’arbitre quitte le passeur pour aller sur celui à qui la passe est destinée, il se déroule quelques dixièmes de secondes pendant lesquels l’attaquant aura continué à avancer (et les défenseurs à remonter souvent). Un joueur paraît donc souvent « plus hors-jeu » qu’il ne l’est en réalité. C’est une plaie car, à une époque où l’on se plaint du manque de but, cela annihile souvent plusieurs occasions de marquer par match.

C’est dommage pour le jeu. Et aussi pour le PSG dimanche soir…

IL Y’A DES LUNDIS MATIN…

lendemaindefete

lendemaindefete…où on n’a aucun scrupule à arriver une heure plus tard que d’habitude, parce qu’on est déjà bien gentil d’accepter de se lever pour aller bosser. C’était le cas ce matin ! Ca risque d’être encore le cas demain matin, même si ça devrait déjà aller nettement mieux.

Et non, je ne suis pas grognon, ni démotivé par le boulot et je n’ai pas attrapé la grippe A. J’ai même plutôt la pêche après avoir passé un aussi bon samedi soir. Mais voilà, je suis tout simplement fatigué pour avoir un peu trop fait la fête…

Pourtant, quand on y pense, rien de si méchant. Parti à 1h15 de la Penya et rentré vers un peu plus 3h du mat chez moi (la correspondance avec le bus de nuit à Châtelet n’était pas top), levé à 11h le lendemain, soit une bonne nuit de sommeil. Trop d’alcool ? Bon, j’ai très bien profité de la sangria, fait honneur au vin (qui d’ailleurs va transformer mon beau polo rose tout neuf en polo blanc) et terminé par un demi. Mais enfin, là aussi, j’ai connu pire. Certes, j’ai bougé mon petit corps avec énergie sur le dancefloor, mais ça n’a rien de pire que les entraînements de rugby de ma jeunesse.

Alors pourquoi mettre trois jours à s’en remettre ? Je crains malheureusement qu’une seule conclusion s’impose… J’ai 30 ans, plus 20 où j’enchaînais trois jours d’Interagros avec deux jours de rattrapage de développement agricole et de statistiques. Il s’agit là sans doute de la contrepartie à la sagesse qui logiquement m’habite désormais…

Mais est-ce une raison pour s’arrêter ? Sûrement pas, parce que ça fait quand même un bien fou ! En plus, je remets ça dans 15 jours pour les dix ans de ma promo. Une bonne petite soirée à Grignon comme dans le temps… Enfin sauf que là, je rentre en voiture, pas à l’internat à 100m de là. Il n’y a pas loin entre Grignon et Viroflay, mais on va essayer d’être raisonnable.

Cependant, je ne doute pas que le lundi 5 octobre au matin, le réveil sera encore très difficile. Mais c’est tant mieux !

HUMPDAY : N’est pas Woody qui veut !

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humpdayafficheAh qu’est ce qu’on ne dit pas comme conneries sous l’effet de l’alcool ! On se sent souvent très courageux, prêt à relever tous les défis. Mais une fois, l’effet disparu, on fait nettement moins le fier et on n’a bien du mal à assumer ce que l’on a dit la veille. C’est sur cette idée de départ, que l’on a tous plus ou moins expérimenté, qu’est basé Humpday, un petit film indépendant américain qui aurait pu être génial. Oui, qui aurait pu…

Andrew et Ben sont deux copains de fac au parcours très différent. L’un est marié, rangé, ingénieur, l’autre mène une vie de bohème, dans un milieu artistique totalement désargenté. Quand l’un débarque chez l’autre à l’improviste à deux heures du matin, ils sont heureux de se retrouver, sous le regard quelque peu surpris de la femme de Ben. Le lendemain, lors d’une soirée arrosée, ils en viennent à parler d’un festival porno amateur… et décide d’y participer en se filmant en train de faire l’amour l’un avec l’autre. Qu’en sera-t-il le lendemain,  une fois  la gueule de bois dissipée ?

Humpday nous est vendu comme une comédie. C’est certes le genre cinématographique dans lequel il semble le plus à sa place, mais plutôt du côté des comédies de mœurs. Il n’y pas ici à proprement parlé de « gags », simplement des situations saugrenues et quelques répliques savoureuses… noyées dans un océan de dialogue.

Humpday est en effet un film extrêmement bavard. En fait, toutes les scènes consistent en une discussion entre deux ou trois personnes. Ca aurait donc presque pu ressembler à du Woody Allen, mais malheureusement on n’en est loin. Là où notre new-yorkais préféré insuffle rythme et énergie dans les échanges entre ses personnages, Lynn Shelton se contente de filmer sans aucune imagination ses acteurs qui débitent leur texte avec plus ou moins de conviction. Non que ces derniers soient mauvais, loin de là, mais simplement, on aurait aimé plus de peps et plus d’énergie. Du coup, le film ne décolle jamais vraiment et l’enthousiasme du spectateur non plus !

humpdayCe qui sauve quand même Humpday, c’est l’envie du spectateur de savoir comment tout cela va bien pouvoir finir. Là, on peut reconnaître une grande intelligence à Lynn Shelton qui a su nous préserver d’un dénouement cousu de fil blanc. Mais la fin, à l’image du reste du film, souffre d’un manque de souffle qui ne permet pas d’apprécier à sa juste valeur son intelligence et sa subtilité.

Humpday est vraiment l’archétype du scénario gâché par une mise en scène trop plate. Car les thèmes abordés sont riches : l’amitié, le couple, la fierté, mais surtout une belle réflexion sur l’écart entre l’image qu’on a de soi-même, l’image qu’ont les autres de soi et ce que l’on est vraiment. Tous ces ingrédients auraient pu donner un résultat vraiment intéressant, mais on flirte trop souvent avec l’ennui dans ce film pour pouvoir l’apprécier.

Humpday n’est donc pas le film surprise qu’il aurait pu être. La médiocrité de la mise en scène constitue un handicap trop lourd pour que l’originalité se suffise à elle-même.

Fiche technique :
Production : Magnolia Pictures
Réalisation : Lynn Shelton
Scénario : Lynn Shelton
Montage : Nat Sanders, Sean Donavan
Photo : Benjamin Kasulke
Décors : Jasminka Vukcevic
Distribution : Pyramide Distribution
Son : Vince Smith
Musique : Vinny Smith
Durée : 95 mn
 
Casting :
Mark Duplass : Ben
Joshua Leonard : Andrew
Lynn Shelton : Monica
Alycia Delmore : Anna

LE FOND DU PROBLEME DU FOND D’ECRAN

sitedesirsdavenir

sitedesirsdavenirCela restera comme un des bides de l’année, mais aussi un des plus grands buzzs. Le lancement de la nouvelle version du site de Désirs d’Avenir aura fait couler une quantité d’encre assez phénoménale. Il faut dire que le plantage est de taille.

Passe encore le fond d’écran qui semble tout droit sorti des images proposées par défaut… Ah bah non, c’est vrai, c’est effectivement le cas. A la limite, tous les goûts sont dans la nature. Mais alors la bannière de haut de page plus large que la résolution de 99% des écrans d’ordinateur en fonctionnement, ce qui rend tous les articles illisibles sans utiliser la barre de navigation de bas de page, là on touche un sommet d’incompétence et de médiocrité. Quant à ce qu’il a coûté, il y’a là sûrement beaucoup de fantasmes et de fausses rumeurs. Mais bon, même à 0 euro, ce site aurait déjà été hors de prix.

Mais bon, à l’échelle des problèmes du monde, il n’y a quand même pas de quoi fouetter ni un chat, ni une Dame du Poitou. Par contre, il y’a tout de même quelques leçons indirectes à tirer de tout cela.

Déjà, tout cela est révélateur d’un mode de fonctionnement solitaire de Ségolène Royal qui lui joue parfois des tours. Aussi brillante soit-elle, elle a trop tendance à ne prendre l’avis de personne avant d’agir, quitte à se planter royalement (sans mauvais jeu de mots). C’est sans doute là son plus grand handicap car toutes ses gaffes mettent au second plan le fait que, lorsqu’elle décide de prendre sa plume et d’écrire un texte de fond, c’est à chaque fois plus intéressant, plus profond, plus imaginatif, tout en restant précis et pragmatique, que 99,99% de ce qui est écrit pas les autres hommes politiques de notre pays. Tant que je jugerai cela d’actualité, elle gardera mon soutien, mais bon, faudrait faire gaffe quand même !

De manière plus générale, ceci est révélateur de quelque chose que le grand public n’a que très peu en tête. Et certains commentaires émis ces deux derniers jours le montrent bien. Les partis politiques, et à fortiori une structure associative comme Désirs d’Avenir, sont des structures militantes, qui reposent donc très largement sur le bénévolat et l’engagement d’amateurs plus ou moins éclairés. Attention, je parle bien là des partis politiques en tant que tels, non des administrations des collectivités que les hommes politiques dirigent. Certes, arrivé à un certain niveau les moyens augmentent, mais chaque « leader » ayant son propre staff, cela reste largement vrai. Ceci explique certains bugs de communication qui semblent incompréhensibles vus d’une structure professionnelles, où les gens sont embauchés sur leurs compétences (enfin en principe) et plus rarement sur leur seule volonté d’engagement.

Ce buzz révèle aussi des choses plus inquiétantes, quant à l’emballement médiatique, qui semble aujourd’hui se faire sans aucune hiérarchisation. Voir sur le sujet qui nous intéresse ici un détournement extrêmement bien fait techniquement du film La Chute, où l’on voit Hitler parler de Désirs d’Avenir et de son site, on se dit qu’il manque dans la tête de beaucoup un sens de la décence. C’était certes objectivement très drôle, mais totalement déplacé, voire profondément choquant. Mais je pense tout de même que la sélection se fait dans la trace que ces emballements soudains et incontrôlés laissent dans les mémoires. Les propos de Brice Hortefeux marqueront certainement plus durablement les esprits que le lancement du site de Désirs d’Avenir, qui restera sûrement au stade de l’anecdote, malheureuse certes, mais anecdote quand même.

Certains parlent même d’un acte prémédité chargé d’attirer l’attention vers soi. Je pense très honnêtement pour tout de même fréquenter ce milieu que c’est pousser la parano un peu loin et prêter aux hommes politiques un machiavélisme qui est surtout fantasmé. Après, il serait souhaitable pour Ségolène Royal qu’elle positive l’attention soudaine portée à Désirs d’Avenir et à son site. Elle a prouvé pendant la campagne présidentielle qu’elle savait se servir d’Internet. Elle sera donc désormais d’autant plus épié à chacune de ses sorties sur ce média. Si les prochaines sont des réussites, elles auront d’autant plus d’impact et de poids. Mais pour cela, il serait bon qu’elle accepte les conseils formulés par d’autres qu’elle-même. Et ça, ce n’est pas forcément gagné…

FRANCE-ITALIE : MATCH NUL !

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lyonfiorentinaLa triple confrontation franco-italienne en Ligue des Champions aura donc débouché sur une victoire, un nul et une défaite, 3 buts marqués, 3 buts encaissés. Autant dire une égalité parfaite. On pourra y voir un progrès général des clubs français à ce niveau ou un signe du déclin persistant du Calcio en Europe. De toute façon, il est un peu tôt pour tirer la moindre conclusion à ce niveau. Surtout que ces trois résultats cachent des réalités très différentes.

Bizarrement, la seule équipe victorieuse, Lyon, est peut-être celle qui a laissé l’impression la plus mitigée. Incapable de bousculer la Fiorentina en première mi-temps, le club du Rhône n’aura du son salut qu’à l’expulsion de Gilardino. Et encore, malgré cela, la victoire mit longtemps à se dessiner et Lyon n’a vraiment fait la différence que dans le dernier quart d’heure, où les Italiens étaient à bout physiquement. Une victoire plutôt chanceuse donc, mais comptablement très précieuse. Et puis, on ne va pas se plaindre du fait que, pour une fois, ce genre de scénario sourisse à un club français au détriment d’un club transalpin et non l’inverse, comme ce fut si souvent le cas en Coupe d’Europe.

A l’inverse, Marseille a réalisé une opération très défavorable arithmétiquement, malgré de grandes promesses dans le jeu. Cependant, le génie, ça ne s’explique pas et celui de Pippo Inzaghi est indéniable. Une demi-occasion, deux buts et voilà les Olympiens battus injustement 2-1. Si c’est prometteur pour la suite, le handicap de cette défaite à domicile d’entrée sera difficile à surmonter, surtout vu le déplacement à Madrid qui attend Marseille pour son prochain match.

La vraie bonne performance vient donc du champion de France en titre, Bordeaux, dont le nul ramené de Turin vaut bien des victoires. Le terrain de la Juventus n’a pourtant que très rarement souri aux clubs français, c’est le moins que l’on puisse dire. Et vue la physionomie du match, une victoire n’aurait pas été illogique, même si les Italiens, en tirant sur la barre dans les derniers instants, auraient pu eux aussi l’emporter. Quel contraste avec l’entrée dans la compétition des Bordelais l’année dernière et cette déculottée reçue à Chelsea, sans avoir eu l’air de combattre ! Cela démontre les énormes progrès réalisés par cette équipe…

… et espérons le par le football français de clubs qui nous a apporté surtout des déceptions cette dernière décennie. Début de réponse dans quinze jours.

BACK TO BLACK (Amy Winehouse) : On attend le retour du retour !

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backtoblackamywinehouseDans la série, les meilleurs partent toujours les premiers, je voudrais Amy Winehouse… Ah bah non, merde, je me goure, elle n’est pas encore morte…

Allez, cette petite touche d’humour noir est là pour nous faire rire alors que la musique vient de perdre coup sur coup un Musclé et un 2BE3. Espérons qu’Amy n’attrape pas la grippe A et qu’elle nous réserve bien d’autres album que ce Back to Black.

Car si Amy Winehouse est complètement barrée, et c’est peu de le dire, elle est surtout immensément talentueuse. Back to Black est une petite merveille que chaque bonne discothèque se doit de contenir. 11 chansons pour 32 minutes de musique, c’est peu, mais quand ce sont 32 minutes de pur bonheur, on se régale et on savoure.

Back to Black est sorti à l’automne 2006 en Angleterre et au printemps suivant dans le reste du monde. Et partout le succès fut immense, que ce soit pour les single, Rehab en tête, ou pour l’album en entier. Il s’agit en fait de son second album, le premier, sorti en 2003 avait un destin plus anonyme, même s’il avait été en succès Outre-Manche. Avec ce disque, Amy Winehouse a été propulsée au rang de star mondiale, la légende étant entretenue par ses frasques et soucis divers et variés.

Mais Amy Winehouse, c’est avant tout une voix chaude et incroyablement profonde. Ses titres naviguent entre le jazz, la soul et le RnB. Mais le genre importe peu quand on est face à une telle qualité vocale, à une telle énergie. Les instrumentations sont de grande qualité, mais elles sont surtout là pour mettre en valeur la voix d’Amy Winehouse. Le terme d’accompagnement prend ici tout son sens, le guide qui tire tout le monde vers le haut étant les cordes vocales de la jeune Anglaise (elle 4 ans de moins que moi, elle sera donc éternellement jeune !).

De plus, Back to Black est vraiment très dense niveau qualité. Si les deux singles principaux, Rehab et Back to Black, sortent du lot, aucun morceau n’est à jeter. Seul Some Unholy War est un peu en retrait, sans pour autant faire le moindre mal à nos oreilles.

Il faut espérer qu’Amy Winehouse garde son statut de star, et ne prenne pas celui de comète. Cela fait un moment que la chanteuse n’a pas défrayé le chronique. On peut donc garde espoir que la prochaine fois qu’elle fera la une de l’actualité, cela sera pour un nouvel album tout aussi réussi que Back to Black.

Regardons donc de plus près les titres de cet album.

1.: Rehab
Le plus grand tube de l’album. Une énergie folle, dégagée par une voix fantastique, tout son talent est là.

2.: You Know I’m No Good
Un titre plus chaud, plus lent, mais qui du coup permet de savourer encore plus la voix sublime d’Amy Winehouse.

3.: Me And Mr Jones
La voix d’Amy Winehouse se superpose à des chœurs. Le tout sonne comme de la musique soul des années 60, mais d’une étonnante modernité. Un résultat original.

4.: Just Friends
Une chanson plus calme avec une instrumentation plus soft. Elle sonne comme une sorte d’intermède, mais pour un résultat pas mal du tout.

5.: Back To Black
L’autre tube de l’album. Plus sombre et plus fort que Rehab, ce morceau prend vraiment aux tripes.

6.: Love Is A Losing Game
Une chanson beaucoup plus douce. L’instrumentation a moins d’intérêt ici, mais la voix d’Amy suffit à notre bonheur.

7.: Tears Dry On Their Own
Un titre plus léger et plus guilleret qui sonne très années 70.

8.: Wake Up Alone
Une chanson que l’on pourrait qualifié de slow (ah les boums de notre adolescence !). Elle permet d’admirer à loisir la merveille de suavité de la voix d’Amy Winehouse. Un vrai bonheur pour les oreilles.

9.: Some Unholy War
Une chanson relativement lancinante. La moins bonne de l’album.

10.: He Can Only Hold Her
Un titre beaucoup plus énergique que le précédent. Ce n’est pas le plus intéressant de l’album, mais se laisse écouter avec plaisir.

11.: Addicted
Une chanson dans le ton du reste de l’album. Une bonne conclusion qui sonne comme un générique de fin. 

LES DIMANCHES SOIR NE SONT PLUS CE QU’ILS ETAIENT… ET C’EST TANT MIEUX !

dimanchesoir

dimanchesoirNous sommes dimanche soir et ça va bien… Bien sûr, je préfèrerai être vendredi soir, mais c’est comme cela, le week-end est fini. Et là pas d’angoisse, pas de stress qui monte. Presque même de l’impatience puisque demain matin, j’ai un rendez-vous qui devrait mettre le projet qui m’a causé tant de soucis en juillet définitivement sur de bons rails.

J’aime mon boulot, ce n’est pas nouveau, ni la première fois que je le dis. Mais, si je savourerais presque le dimanche soir, c’est aussi parce que j’ai connu ce que c’était que d’avoir la boule au ventre qui monte peu à peu au fur et à mesure de la journée. Quand on ne commence à ne plus penser qu’au lendemain et son cortège d’appréhensions. Bref, quand le dimanche soir est vrai moment désagréable, encore pire que le lundi matin car quand vous êtes plongé dans votre boulot, vous arrivez à oublier que vous le haïssez. Pas quand vous êtes seul sur votre canapé avec rien d’autre à penser qu’à la peur du lendemain.

Mon précédent boulot m’a pourri la vie. Ce n’était pas non plus le bagne, je n’y recevais pas des coups de fouet. Mais quand la torture, aussi infime soit-elle, rythme votre vie, cela prend vite des proportions démesurées. Chaque jour, vous rêvez un peu plus fort de ne pas y aller, de pouvoir vous échapper, de pouvoir dire merde à votre connard de chef à moustaches qui pue la Gauloise sans filtre et qui vous sert la main alors qu’il vient de remonter sa braguette devant vous en sortant des chiottes.

En fait le plus insupportable, ce n’est pas tant le boulot en lui-même. Je ne passais pas 12h par jours à récurer des chiottes. C’était le fait que mon temps hors boulot soit gâché par des pensées parasites, par le stress qui ne disparaît vraiment jamais. Même si mon boulot n’était pas l’enfer sur terre, je ne m’en échappais jamais vraiment. Et rien n’est aussi dur à supporter que les douleurs chroniques.

Mais tout ça, c’est loin désormais. Trois ans. Ce soir, je vais tranquillement m’asseoir sur mon canapé et savourer en plus de mon dîner, un Monaco-PSG, qui je l’espère, me permettra de pourrir mon pote Gérald… et pas l’inverse ! Et bien sûr, demain matin, quand le réveil sonnera, je râlerai un peu. Mais ça sera plus pour le principe qu’autre chose. Car sous l’air grognon mal réveillé pointera déjà un sourire qui je l’espère ne sera plus jamais gâché par un boulot à la con !