
Affligeant, gerbant, ignoble ou scandaleux, les qualificatifs sont nombreux pour parler de ces quelques mots. On n’a que l’embarras du choix, même si tous semblent loin de décrire l’ampleur de ce qui s’est passé. Mais venant de Brice Hortefeux, ce n’est guère étonnant. En fait, on serait presque rassuré, en se disant que l’on ne s’était pas trompé sur ce qu’il est vraiment et que notre envie de lui cracher à la gueule était tout à fait justifiée. Lui aussi peut inspirer tout un tas de qualificatifs, pour la plus part injurieux, alors il semble logique que ses actes aussi.
Mais au delà, du dérapage verbal, c’est tout ce qui a suivi qui est effarant, pour ne pas dire inquiétant. La défense de Brice Hortefeux montre à quel point ce type (je ne vais quand même pas employé le mot « homme » pour le qualifier) est abject. Qu’il se défende, alors qu’il est indéfendable, peut à la limite se comprendre, mais que jamais, ne serait-ce qu’une seule seconde, il ne s’excuse. « Je m’excuse auprès des personnes que j’ai pu blesser, même si mes paroles ont été mal interprétées » aurait constitué une phrase toute faite qui ne l’aurait en rien dédouané. Mais il ne s’est même pas donné la peine de la sortir. Non, à la place, il a préféré stigmatiser l’acharnement de la gauche à son encontre. Mais quel pauvre con ! La vidéo n’a eu besoin d’aucun parti politique pour faire le tour d’Internet et permettre à des milliers de Français de se faire leur propre idée de ce qu’est Monsieur Hortefeux. Selon les époques, cela donne Pierre Laval ou Brice Hortefeux, mais la pourriture reste la même.
Encore plus effarant et que cet homme est encore à l’heure qu’il est Ministre de l’Intérieur. On pourra reconnaître à la droite sarkozienne une sens inné de la solidarité. Mais en accueillant en son sein des groupes fascistes et islamophobes, elle a montré depuis quelques semaines son vrai visage. Elle aurait pu au moins sauver le minimum des apparences en clouant tout de suite Brice Hortefeux au pilori. Elle ne l’a pas fait, espérons qu’elle le payera un jour… Enfin, les déclarations eugénistes de Sarkozy à quelques semaines de son élection ne l’ont pas empêcher de devenir Président.
Mais la palme de la palme du pitoyable vient quand même du brave garçon de la vidéo, qui vient de pisser sur ses origines et les souffrances qu’ont pu infliger les gens comme Hortefeux à ses ancêtres. Il crie à tors et à travers qu’il ne s’est pas fait insulter. Bah voyons ! Il avait le kiki tellement dur en posant avec ses idoles Copé et Hortefeux, qu’il aurait pu être fouetté en place publique qu’il aurait crié « encore, encore ! ». Quant aux commentaires de ses camarades que l’on peut entendre dans la vidéo, en plus de la nausée, il me donne surtout le sentiment définitif qu’il y’a parfois un camp à choisir. Et croyiez-moi bien que je ne suis pas du leur !



Et pour moi, c’est là qu’est venue la bonne surprise. Pas tant sur le point d’arrivée, qui fait un peu happy end, mais j’y reviendrai. Mais sur le chemin qui nous y emmène. J’avais un peu peur que tout cela finisse un peu trop simplement, dans un grand moment de célébration des personnages et de la série, où le bonheur coulerait par tous les coins. Il n’en est rien et Sex and The City nous rappelle que l’amour, c’est souvent compliqué et surtout souvent n’importe quoi. Et la conclusion de tout ça, c’est qu’il faut parfois arrêter de se poser trop de questions. On ressent ce qu’on ressent, il ne faut pas chercher à comprendre, ni penser aux détails pragmatiques qui sont souvent autant de tue-l’amours. On peut bien tous se l’avouer : il nous ait tous arrivé d’écouter notre cœur au lieu de notre raison, pour au final nous prendre un méchant gadin. On souffre un bon coup, mais bon ça passe et on oublie. Par contre, chaque fois que nous avons écouté notre tête, nous ignorerons à jamais ce qu’il y’a après le « et si… », nous laissant des regrets qui peuvent nous pourchasser le restant de notre vie.




A l’origine, Numéro 9 était un simple court-métrage qui a été allongé pour le passage sur grand écran. Et malheureusement, ça se ressent dans le scénario qui est assez bancal. La bande-annonce nous a fait miroiter un contenu beaucoup plus riche, alors qu’au final l’histoire est assez linéaire et pas vraiment passionnante. La profondeur que l’on attend dans un film de 80 minutes qui se veut aussi sombre n’est pas du tout au rendez-vous. Le monde de Numéro 9 est trop simpliste pour être véritablement intéressant. 
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