









Pour vous rendre compte de la difficulté de l’exercice, il suffit de comparer Viroflay et Versailles. Viroflay comptait alors 16 500 habitants et Versailles 85 000, Viroflay 33 conseillers municipaux, Versailles 53. Bref à Viroflay, c’est un conseiller pour 500 habitants, Versailles un pour 1600. Le réservoir dans lequel puiser est donc bien plus restreint que dans une commune de taille supérieure. Et vous imaginez bien qu’à Viroflay, le réservoir de personnes de gauche prêtes à s’engager est d’autant plus restreint. Surtout qu’en 2014, le tissu militant du PS commençait déjà sérieusement à se déliter (j’y reviendrai dans un autre billet).
Une liste municipal est une liste à plusieurs étages. Il y évidemment la tête de liste, je ne vais pas revenir dessus, puis il y a les potentiels élus en cas de résultat « normal ». C’est à dire pour nous, les quatre premiers de la liste (même si malheureusement notre mauvais résultat final nous coûtera finalement un élu). Sur les quatre sortants, deux allaient laisser leur place. Il n’aurait pas fallu beaucoup insister pour que la troisième fasse de même, mais dans mon esprit il n’en était pas question. Déjà parce que 50% de nouveaux élus et 50% plus expérimentés est un bon ratio, mais surtout parce qu’elle était une élue de grande valeur et quelqu’un sur laquelle je pouvais savoir compter. Quelqu’un qui partageait ma vision équilibrée de l’action de l’opposition.
Pour le deuxième homme, j’avais le choix entre deux candidats potentiels. Je choisis finalement notre secrétaire de Section, avec qui je pouvais avoir des désaccords (j’y reviendrai), mais que je savais intellectuellement très solide et capable de produire de vraies argumentations étayées. Pour la deuxième femme, les premières réunions de réflexion nous a mis en lumière les grandes qualités d’une sympathisante, la femme d’un ancien membre du parti. On la connaissait depuis longtemps mais on a senti alors chez elle une réelle envie de s’engager pour de bon. Nous étions donc très heureux qu’elle accepte de figurer en quatrième position sur la liste. Et nous n’allions vraiment pas le regretter !
Le deuxième étage est formé par les ceux qui viennent compléter les 4 premiers pour constituer les 10 premiers de la liste. Ces derniers représentent en effet le maire et ses adjoints potentiels (même si ici le potentiel n’avait aucune chance de se concrétiser). C’est aussi eux qui sont plus mis en avant sur le tract présentant les candidats ou sur le site de campagne par exemple. Il faut donc que ces candidats « fassent envie » et si possible qu’un maximum de personnes puissent s’y reconnaître. C’est hyper subjectif et en toute honnêteté, notre choix était de toute façon limité. Malgré cela, nous sommes parvenus à constituer un début de liste répondant totalement à ces attentes et qui aurait, j’en suis profondément convaincu, fait un merveilleux travail si nous l’avions emporté. Nous avions même une jolie « prise de guerre », en la personne d’un professeur tout juste parti à la retraite particulièrement populaire. Une figure locale que le Maire n’était pas ravi de voir renforcer le camp d’en face.
Viennent ensuite les 23 autres. Et là, vues les difficultés évoquées plus haut, pour eux, on fait comme on peut. Dans les mois précédents l’élection, nous avions identifié, voire même été approchés par des citoyens proches du PS qui s’étaient déclarés intéressés pour s’engager à nos côtés. Mais entre les intentions et la réalité, il y a un pas que beaucoup ne franchissent jamais. L’excuse est souvent la même… le manque de temps. Une excuse particulièrement mauvaise puisque nous ne leur demandions pas plus que mettre leur nom sur la liste, même si nous aurions été ravis qu’ils consentent à plus. Bref, ne pouvant forcer personne et fort de quelques nouvelles recrues, nous parvenons à boucler la liste avec les expédients habituels : les anciens élus en fin de liste et les militants pour boucher les trous, sans avoir les moyens d’être trop regardant. Résultat, malgré une volonté de renouvellement et pas mal d’efforts déployés, sur 33 personnes sur la liste, 11 ont 65 ans et plus. Un tiers. Mais bon, l’expérience est une vertu !
Malgré tout cela, constituer une liste est toujours délicat humainement et peut se heurter à des susceptibilités mal placées. Le PS étant définitivement un parti démocratique, les militants sont invités à voter pour une liste ordonnée des candidats appartenant au parti. Il est clair que cette liste sera complétée par des candidats qui ne sont pas encartés et qui viendront s’intercaler entre les candidats issus du PS. Visiblement le 9ème sur la liste du PS ne l’avait pas compris, quand il s’est retrouvé finalement 13ème sur le premier projet de liste. Dans un premier temps, aucune réaction de sa part. Mais à l’occasion des vœux du Maire, début 2014, auquel il assiste, je viens lui demander quelque chose à propos d’un candidat éventuel qu’il connaît. Il me répond froidement et m’explique que de toute façon, il ne veut plus lui même figurer sur la liste puisqu’il a été rétrogradé, sans respect du vote des militants. Je tente de lui expliquer calmement qu’il reste bien le 9ème socialiste de la liste, mais que des candidats extérieurs sont venus s’intercaler et que cela a toujours été prévu. La conversation prend vite un tour désagréable.
S’en suivra quelques échanges de mail dont certains assez agressifs à mon égard. J’y apprends notamment qu’un jour (lors de la cérémonie du 11 novembre), je l’aurais volontairement ignoré et dénié lui dire bonjour… Réaction de maternelle 1ère année. A un moment donné, je décide de siffler la fin de la récréation et d’acter son retrait de la liste. Finalement, deux camarades le connaissant depuis longtemps finiront pas rattraper le coup et il occupera bien la place qui lui était assigné. Tout cela n’est qu’une anecdote mais montre bien que le facteur humain joue toujours un rôle en politique. A 33 ans, exerçant une profession sans collègue, je n’étais pas le mieux armé pour y faire face. Mais en tout cas, j’aurais beaucoup appris.

Une blague est rarement drôle quand on est obligé de l’expliquer. L’intrigue de Pietr-le-Letton se trouve un peu dans le même cas. Le lecteur a bien du mal à la suivre et à la comprendre, et surtout de saisir où tout cela va en venir. George Simenon a du le sentir car l’enquête se termine par une longue explication de ce qui s’est réellement passé, de qui était finalement qui et du pourquoi des agissements de chacun. Ca peut rappeler la fin d’un Agatha Christie, mais cela sonne ici plutôt comme un aveu de faiblesse d’un récit mal maîtrisé. Et qui a vrai dire aura assez peu passionné le lecteur auparavant.
Du coup, on ne parvient même que difficilement à apprécier la plume magnifique de George Simenon. Evidemment, Pietr-le-Letton n’est pas mal écrit, loin s’en faut, mais le lecteur se débat trop pour tenter de démêler les fils de l’intrigue, pour prendre le temps d’admirer le style. Comme tous les livres de cet auteur, il s’agit d’un roman assez court et on ne pourra donc pas trop lui en vouloir de nous avoir fait perdre trop de temps avec ces débuts hésitants. Il nous en laisse largement assez pour découvrir et apprécier le reste de son œuvre magnifique.




En plein confinement, on a plutôt envie de légèreté et de détente. Le moins que l’on puisse dire est qu’une lecture comme celle de Mini-accro du Shopping ne vous donne pas trop mal à la tête. C’était donc parfait pour cette période passablement étrange. Surtout que cet épisode est nettement plus réussi que les précédents. Peut-être parce qu’à cours d’idées intéressantes « réalistes », Sophie Kinsella a été obligé de se lâcher. Cet épisode tombe parfois dans l’improbable, frôlant même le n’importe quoi. Mais au final, cela fonctionne plutôt bien. Elle parvient à entraîner son lecteur dans les nouvelles aventures de l’inénarrable Becky de la première à la dernière page.
Mini-accro du Shopping n’est peut-être pas aussi drôle que les deux premiers volets de la série, mais on passe tout de même un très bon moment. Quand on est aussi attaché aux personnages que je peux l’être, on ressent évidemment beaucoup de plaisirs à les retrouver. Surtout que la série paraît est ici un peu moins en roue libre. La plume de Sophie Kinsella est aussi légère que les histoires qu’elle raconte. Le roman aurait peut-être pu un tout petit peu plus court, mais ça se dévore tellement facilement, que ce défaut passe presque inaperçu. En tout cas, ce n »est pas cet épisode qui me rendra moins fan de la série.




Je n’ai pas le souvenir de m’être senti bouleversé par tout ça, mais ça a tout de même remué quelques questions dans mon esprit. J’ai même écrit un billet à ce sujet (Se jeter à l’eau). Mais cela marquait incontestablement une étape supplémentaire dans l’exercice d’une forme de leadership dont j’ai déjà parlé longuement ici. Forcément, ça remuait un peu car cela rendait tout à coup beaucoup plus concret quelque chose qui était jusqu’alors plutôt diffus. A 33 ans, dans une Section comptant un grand nombre de militants très expérimentés, on se demande obligatoirement, au moins l’espace d’un instant, si on va être à la hauteur. Mais pour être honnête, le billet cité plus haut est la seule trace qui me reste de cette cogitation.
Je garde de toute cette campagne électorale le souvenir d’une aventure avant tout stimulante, marquée par l’envie et l’ambition, mais vraiment pas par le doute. J’avais des idées sur la forme et sur le fond et j’étais plutôt impatient de les mettre en œuvre. C’est peut-être extrêmement prétentieux de ma part, mais je n’ai jamais considéré une seule seconde que je pourrais ne pas être à la hauteur de la tâche. Je l’ai déjà évoqué lors de mon billet sur le PLU, je savais valoir tellement mieux intellectuellement que les élus de la majorité et leur vision étroite de l’action municipale. Mais au final cette élection, et tout mon parcours militant en fait, m’auront appris que c’est une qualité finalement guère utile en politique.
Le Parti Socialiste étant une institution démocratique, j’ai du tout de même du faire valider mon statut de tête de liste auprès des mes camardes socialistes. Un vote était organisé pour cela à l’automne. Même avec un seul candidat, on fait les choses bien au PS avec un bureau de vote ouvert de 17h à 22h, où de nombreux camarades sont venus exprès pour me témoigner leur soutien. Enfin tous sauf un, qui avait mis sur le bulletin le nom ma ancienne/future colistière, numéro deux sur la liste 5 ans auparavant et qui allait garder cette place l’année suivante. J’imagine aisément que cela témoignait d’un regret de ne pas voir une femme tête de liste, plutôt que de l’hostilité à mon égard.
D’ailleurs, je me rappelle que ma meilleure amie m’avait fait la réflexion que j’aurais quand même pu lui demander si elle ne voulait pas être tête de liste, surtout qu’elle se situait un rang devant moi l’élection précédente. Je lui avais répondu qu’il n’y avait strictement aucun suspense quant à la réponse qu’elle aurait donné à une telle question et que l’enjeu serait de lui faire accepter de rempiler, sûrement pas de la voir prendre le leadership. Ma meilleure amie m’a alors répliqué que j’aurais pu poser la question juste pour le principe et la politesse, même en connaissant pertinemment la réponse. Sans doute, suis-je encore le fruit d’une vie politique misogyne et paternaliste.
J’ai appris ensuite que certains (enfin une personne tout du moins) me reprochait de n’avoir même pas rédigé une profession de foi. Pour le coup, ce camarade avait totalement raison. Comme quoi la notabilité vient vite. Le moment où on pense que le « pouvoir » vous est dû, sans que vous ayez vraiment besoin de le justifier et de vous remettre en question. Certes, mon travail d’élu lors de la mandature précédente m’apportait une légitimité naturelle. Mais prendre le temps de l’exposer et de tracer des perspectives pour l’avenir aurait constitué la moindre des choses. Pris dans l’enchaînement des événements, je n’y avais tout simplement pas pensé… et personne n’a d’ailleurs pensé à me le demander. Et si j’ai eu vent des critiques, c’est de manière indirecte, personne n’ayant eu la bonne idée de me dire les choses en face. Une simple remarque polie et je me serais exécuté en m’excusant platement. Mais bon, visiblement même à un tout, mais alors tout petit niveau, les rapports de pouvoir rendent les relations compliquées.
En tout cas, une fois ma nomination validée officiellement, il ne restait plus qu’à établir la liste complète des candidats et à faire campagne !

Pourtant, personne ne doutait au moment de son élection que la société française serait assez mature sur la question pour que la loi soit adoptée comme on dépose une lettre à la Poste. Mais le début du quinquennat avait déjà trop fragilisé François Hollande pour que l’adversité n’y voit pas là une occasion de se faire entendre. Tout le monde sera surpris par l’ampleur de la mobilisation des « anti ». La mise en lumière d’une France rétrograde qui semblait avoir quasiment disparu a représenté un fait marquant qui connaît malheureusement bien des répliques depuis.
Le Mariage pour tous tient une place particulière dans ma « carrière » politique. Tout d’abord, parce que c’était une mesure qui me tenait particulièrement à cœur. Mais aussi parce que Viroflay dans le prolongement de Versailles a constitué le cœur géographique du mouvement. Cette droite catholique y occupe une place prépondérante dans le paysage politique local mais surtout dans la population qui occupe ce territoire. En tant que leader du Parti Socialiste sur ce secteur, j’aurais pu jouer un rôle de soldat obligé de monter en première ligne. Il n’en a rien été et j’en garde de profond regret et un peu de honte.
Ce qui a été particulièrement douloureux est de voir qu’au sein même du PS, l’unanimité n’était pas de mise et l’envie de partir au front encore moins. Il est vrai que la Section locale possédait à l’époque (et sûrement encore aujourd’hui pour ce qu’il en reste) une sociologie quelque peu particulière. La gauche « croyante » (catholique ou protestante) y occupait une place importante, auquel on peut ajouter une moyenne d’âge relativement élevée. Le sujet provoquait donc un léger malaise chez certains camarades. L’immense majorité d’entre eux se contentaient d’un « on n’a rien contre, mais faut peut-être en faire trop » un peu hypocrite, avec le sentiment que leur opinion réelle était désormais inavouable quand on se veut de gauche.
Un d’entre eux cependant a fait savoir de manière répétée son opposition au projet. Figure respectée de la communauté protestante locale, il utilisait pour cela des arguments abscons entre philosophie et religion. Il a surtout insisté plusieurs fois auprès de notre Secrétaire de Section pour organiser un débat sur la question. Je remercie encore ce dernier de n’avoir jamais donné suite, car je doute qu’il aurait donné lieu à des échanges uniquement placés sous le signe de la camaraderie. Dans un monde idéal, ce genre de prise de position, relevant de l’homophobie pure et simple, aurait du lui valoir une exclusion immédiate du parti et pas mal d’antipathie. Mais on mesure là qu’il existe une hiérarchie et que pour beaucoup être homophobe est moins « grave » qu’être raciste (coucou Noël Le Graët!).
Au niveau national, j’aurais évidemment participé à toutes les manifestations soutenant la réforme. Les cortèges y étaient malheureusement moins fournis que ceux du camp d’en face. Noyé dans la foule, c’était une manière assez facile et anonyme d’exprimer ma position. Par contre, au niveau local, nous avions adoptés la position de ne pas jeter de l’huile sur le feu et de ne pas jouer la surenchère face à l’omniprésence des anti, recouvrant la ville de leurs affiches et de leurs autocollants. Nous avons donc considéré qu’une inaction totale revenait à faire preuve de sagesse. Mais la vérité est que nous avions tout simplement peur. Peur de se voir pris à parti par les plus enragés du camp d’en face, dont on pouvait parfois douter de l’équilibre mental.
Nous avons donc assisté sans rien dire à la tentative lamentable de mon Maire de surfer sur la vague des manifestations. Il faut dire qu’il a connu un quasi moment de gloire médiatique en faisant partie des participants de la première manif cités dans l’article principal du journal le Monde. Ensuite, lors de la cérémonie des vœux pour l’année 2013, il placera dans son discours qu’il souhaitait que chaque enfant ait un papa et une maman, en illustrant son propos par le logo du mouvement. Lamentable car tout cela va se transformer en retraite en rase campagne quand il a compris le mouvement qu’il venait d’encourager devenait totalement hors de contrôle et carrément envahissant. A plusieurs reprises, le monument le plus visible de la ville, les arcades, se retrouvait au petit matin constellé d’affiches de la Manif pour Tous. Très vite, le Maire fera le nécessaire pour les faire enlever au plus tôt par les services de la ville. Et surtout, tout cela aboutira à une candidature contre lui aux élections départementales d’un représentant du mouvement, venant manger une partie de son électorat.
Avec le recul, je me demande comment, alors que j’occupais déjà la position de leader de l’opposition, ai-je pu ne jamais manifesté publiquement mon soutien au projet et mon dégoût face au mouvement réactionnaire qui déferlait sur ma ville. Certes, Viroflay n’est qu’une commune de 16 000 habitants, mais j’étais alors la personne la plus légitime pour y incarner les valeurs de gauche. Mais j’ai choisi de me taire et de ne rien faire. Les citoyens de cette ville partageant ces valeurs ont eu à subir le spectacle affligeant de Viroflay repeint régulièrement aux couleurs de la Manif pour Tous, sans jamais entendre ma voix, sans se dire qu’il y avait dans leur commune des élus prêts à les représenter et à faire vivre leur indignation. Ca restera un peu plus qu’un regret, mais bien une part de honte que je porterai à jamais.
J’emploie ici volontairement la première personne et non le nous qui désignerait notre groupe au Conseil Municipal ou plus largement la Section PS de la ville. L’inaction était une décision collective, la faute l’était donc aussi. Mais je n’ai même pas essayé de nous faire changer d’avis. Et en tant que leader, la faute est forcément un peu plus la mienne que celle de quiconque. Cyniquement, c’était en plus une erreur politique à une petite année des municipales. Dans une commune où les gens de gauche me demandais parfois : « je vote pour vous, mais vous lui reprochez quoi au Maire en fait ? », se saisir de cette question pour se démarquer de lui représentait une occasion unique. Cyniquement une erreur et en fait surtout moralement. Je n’ai tout simplement pas été à la hauteur des valeurs que je m’étais promis de porter à travers mon engagement politique.
Le sentiment de honte que je décris ici me sera venu le jour de la dernière étape du Tour de France 2013 qui traversait Viroflay. Il faisait chaud et lourd ce jour-là et j’étais revenu d’un pique-nique avec des amis en ne me sentant pas très bien. Du coup, j’ai choisi de le voir passer à la télé, plutôt que de me rendre le long du parcours. C’est sur mon petit écran que j’ai découvert avec consternation que la traversée de notre commune a conduit le peloton à longer une masse de militants de la Manif pour Tous dont on a clairement distingué les t-shirts et les drapeaux. Voilà l’image que ma commune offrait au monde. Ce jour là, j’ai pleuré devant ma télé. Pas tant à cause de ce que je voyais, mais à cause de ce que j’avais fait. Ou plutôt ce que je n’avais pas fait…
Suite à cela, j’aurais quand même au moins une fois affirmé un minimum publiquement ma position dans ce débat. Au sein de nos propositions formant notre programme pour les municipales 2014, j’ai voulu absolument inclure une allusion à ce sujet. J’ai proposé d’inscrire que nous célébrerions tous les mariages avec le même enthousiasme. La proposition a fait débat et j’ai du utiliser mon autorité de leader pour y mettre fin et affirmer autoritairement que cette proposition figurerait dans notre programme. C’est alors qu’un de militant de la frange catholique de la Section que j’évoquais plus haut, par ailleurs un homme remarquable, m’a écrit pour me dire que le mot enthousiaste le dérangeait car il dérive de Theos qui veut dire Dieu… Un peu lassé, j’ai remplacé le mot enthousiasme par joie. Peut-être ai-je eu tort de faire cette dernière concession. Peut-être ai-je eu raison car les combats se gagnent pas à pas et il ne m’avait pas demander de retirer la proposition.
Mais désormais, je peux l’affirmer sans retenue. Le Mariage pour Tous est une idée qui mérite l’enthousiasme et je combattrais toujours ceux qui ne le partagent pas !



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