
Martin Kazinski est un célibataire de quarante ans, menant une vie tranquille, travaillant dans une entreprise de recyclage de matériel informatique, au milieu de handicapés, qu’ils considèrent comme sa seule famille. Mais un jour, dans le métro, les gens commencent à lui demander des autographes et à le prendre en photo. Partout où il va, on le reconnaît et il se sent vite traqué et harcelé. Et reste une question… Pourquoi ?
Le meilleur dans Superstar reste son pitch… Tout le reste est par contre beaucoup plus décevant. Xavier Giannoli a clairement raté son film ne sachant pas comment dépasser son idée de base pour nous dire vraiment quelque chose. A chaque fois que le propos semble pouvoir devenir vraiment intéressant, le réalisateur et scénariste semblent tétaniser et fait vite marche arrière, passant à quelque chose de beaucoup plus insipide.
En fait, Superstar tourne constamment en rond. Les variations autour du même thème se succèdent, mais sont mises en scène selon toujours le même schéma. Du coup, on ne voit que répétition, là où on devrait avoir la sensation que l’histoire avance. Cette symétrie est peut-être volontaire, illustrant le cercle vicieux dans lequel est enfermé le personnage. Mais cela donne surtout l’impression d’un manque d’imagination et de profondeur. Le film sonne finalement creux, le potentiel de l’idée de départ étant désespérément sous-exploité.
On s’attache pourtant rapidement aux personnages, que ce soit le héros que la journaliste qui l’accompagne. Mais les évolutions sont trop lentes et trop attendues pour que l’on ne finisse pas par se lasser. On aurait du les quitter à regret, on finit par les quitter avec indifférence. Le film de l’émotion est alors coupé et avec lui disparaît le dernier lien entre l’histoire et le spectateur. L’ennui n’est alors plus très loin.

L’interprétation n’est pas à blâmer de ce raté. Evidemment, les allergiques à Kad Merad ne se presseront pas pour voir Superstar. L’acteur fait pourtant tout son possible pour donner vie et crédibilité à son personnage. Mais ce dernier tourne trop en rond pour que le jeu de l’acteur ne fasse pas de même. Il n’y avait de toute façon pas matière pour faire mieux. Cécile de France est elle encore une fois étincelante. On remarquera tout de même une maturité nouvelle, soulignée par les quelques rides qui commencent à apparaître. Et oui, tout le monde vieillit.
Au final, Superstar est un film qui sous-exploite totalement son idée de base pour finir par être plutôt médiocre et parfois ennuyeux.
Fiche technique :
Production : Rectangle productions, Studio 37, Wild Bunch, Scope pictures, France 3 Cinéma
Distribution : Wild Bunch distribution
Réalisation : Xavier Giannoli
Scénario : Xavier Giannoli, Marcia Romano, d’après le livre de Serge Joncour
Montage : Célia Lafite-Dupont
Photo : Christophe Beaucarne
Décors : François-Renaud Labarthe
Musique : Mathieu Blanc-Francard
Durée : 112 mn
Casting :
Kad Merad : Martin Kazinski
Cécile de France : Fleur Arnaud
Louis-Do de Lencquesaing : Jean-Baptiste
Cédric Ben Abdallah : Alban
Alberto Sorbelli : Alberto

Dark Horse aurait pu être éventuellement sauvé par une réalisation imaginative. Mais elle reste au contraire désespérément homogène entre rêve et réalité, ce qui finit de brouiller les pistes et de perde le spectateur. Cela contribue au sentiment d’un film raté qui n’a pas su comment donner vie à une idée de base pas si inintéressante que ça. Les personnages présentent un véritable potentiel. Un certain attachement peut naître lors de la première partie, mais il plafonne très vite. Ensuite, les protagonistes se transforment peu à peu en parfaits étrangers pour le spectateur, qui du coup, ne ressent plus vraiment les émotions que le film cherche à transmettre.
Heureusement, les personnages sont assez attachants pour que l’on entre tout de même assez facilement dans l’histoire. Norman ne réserve pas vraiment de surprise et représente une énième version de l’enfant étrange, souffre-douleur de ses petits camarades. Ce sont avant tout les seconds rôles qui donnent tout son piment à l’Etrange Pouvoir de Norman, notamment son copain Neil, qui reste le principal élément comique du film. 
Evidemment ce qui fait la force de The Expendables 2 : Unité Spéciale reste bien sûr avant tout son casting qui cette fois est quasi idéal. Les nouveautés avaient de quoi mettre l’eau à la bouche. Tout d’abord, le seul et unique Jean-Claude Vandame en méchant, qui est le seul du film à n’avoir pas compris qu’on était dans un film où il n’était pas indispensable de se prendre au sérieux. Il met beaucoup d’application dans ses dialogues et ces regards sadiques. Bon bien sûr, il ne sait toujours pas jouer la comédie, mais cela colle tellement au personnage (dans la vraie vie). On pourra cependant regretter que ces qualités de combattant ne soit pas réellement mis en valeur dans un affrontement final contre Stallone quelque peu décevant. 
Au moins dans Mon Petit Doigt M’A Dit et Le Crime Est Notre Affaire avait-on appris à apprécier ce couple savoureux. Mais dans Associés Contre le Crime, Prudence et Bélisaire Beresford nous horripilent surtout, par leurs simagrées et leurs grimaces incessantes. On était pourtant heureux de les retrouver, mais finalement cela ressemble aux retrouvailles d’une amie d’enfance qui a mal tourné maintenant qu’elle est adulte. On retrouve ce qu’on a aimé, mais beaucoup d’autres choses qui nous plaisent beaucoup moins. Nos deux héros semblent ici faire partie d’une histoire qui n’est pas faite pour eux et semblent un peu perdus.
A Perdre la Raison aurait presque pu être sauvé par son casting. La présence à l’écran de Niels Arestrup et son incroyable charisme est à elle-seule un vrai plaisir cinématographique. Cependant, on le retrouve dans un rôle qu’il connaît trop bien, il n’y a donc aucune surprise à attendre de ce côté-là. Tahar Rahim est plutôt effacé, mais c’est le rôle qui veut ça. On retiendra donc avant tout la belle performance d’Emilie Duquenne, qui arrive à ne pas sombrer avec le navire, alors qu’elle aurait pu facilement couler avec lui.
Une Poignée de Salopards a au moins le mérite de ne pas se prendre au sérieux. L’histoire est parsemée d’éléments d’humour au premier et au second degré. C’est sans doute ce qui le rend regardable, à défaut de le rendre intéressant au-delà de l’anecdote. On a parfois l’impression que cela est une façon de se faire pardonner le manque de moyen et les faiblesses criantes du scénario. Mais le film aurait vraiment gagné à choisir carrément le ton de la parodie.
Techniquement, Rebelle est aussi impeccable. Je ne l’ai pas vu en 3D, mais ne je ne doute pas que cette dernière ait été soignée. Mais même sans ça, les traits sont vraiment fins et les personnages ont beaucoup de personnalité, ce qui leur donne chacun un charme particulier. En 2D, ça manque un peu de profondeur, mais les décors sont tout de même eux-aussi très beaux, notamment une séquence autour du lac et de la cascade. 
Ce film doit évidemment beaucoup à Channing Tatum, puisque ce film est directement inspiré de sa vie et qu’il a été à la base de l’idée de scénario. Il y livre surtout une performance étonnante à tout point de vue. Il fait preuve d’un talent de danseur assez phénoménal, mais prouve aussi qu’il peut être un acteur bien plus intéressant que ne laissent penser ses rôles habituels dans des films d’action. Certes, il ne sera jamais le comédien le plus expressif de la Terre, mais ce n’est pas qu’une montagne de muscles et une belle gueule. A ses côtés, l’autre bonne surprise du casting s’appelle Alex Pettyfer qu’on avait déjà aperçu dans Time Out.
Après, je ne peux qu’admettre que je ne me suis pas du tout ennuyé devant Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires. Le scénario est rythmé et assez divertissant. Ca reste basique, sans aucune profondeur, ni de réelles surprises, mais assez riches en péripéties et scènes d’action pour qu’on ait peu de chances de s’assoupir. Mais bon, on est quand même rarement enthousiaste et surtout le film nous fait sourire de manière le plus souvent involontaire.
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