TOUS EN SCENE 2 : Joli rappel !

Ce qu’il y a de bien avec la musique, c’est qu’on ne s’en lasse pas facilement. On peut écouter tous les jours les chansons qu’on aime sans se lasser. C’est aussi pour ça qu’on regarde les comédies musicales sans se lasser non plus. Et on en redemande ! C’est donc pour cela que c’est avec un certain enthousiasme que tous ceux qui ont aimé Tous en Scène ont pu aller voir Tous en Scène 2! Les mêmes éléments, une légère impression de déjà vue, mais le même bonheur de retrouver tous ces personnages… et surtout la musique !

On retrouve donc dans Tous en Scène 2 une galerie de personnages folkloriques qui s’enrichit encore, pas mal d’humour et de péripéties et surtout beaucoup de chansons. Beaucoup de reprises de grands tubes dans des versions pleines d’énergie. Difficile de ne pas taper des pieds pendant le film, sans parler de l’envie de chanter (rassurez-vous j’ai épargné ça à mes voisins de salle). Entre deux chansons, on rit souvent, on suit avec un vrai plaisir les aventures de cette joyeuse bande aussi talentueuse que gaffeuse. Le film délivre des messages positifs, mais sans jamais se montrer lourdingue. Le parfait divertissement de Noël donc !

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UN HEROS : Polar social

Un personnage qui dit la vérité (ou presque) et que personne ne croit, dont toutes les manœuvres pour prouver qu’il ne ment pas l’enfonce toujours un peu plus, est un ressort narratif classique que l’on retrouve dans beaucoup de films. Un Héros repose sur une telle base. Mais le nouveau film d’Asghar Farhadi est loin de se limiter à cela. Rien d’étonnant venant d’un tel cinéaste qui confirme une nouvelle fois l’immensité de son talent. Un film récompensé par le Grand Prix à Cannes, un trophée amplement mérité.

Un Héros démontre une nouvel fois la capacité des cinéastes iraniens à jongler avec la censure pour proposer des histoires critiquant profondément la société iranienne, sans jamais remettre directement en question le pouvoir en place. Asghar Farhadi est passé maître en la matière. Une critique en creux donc, mais d’une terrible efficacité. Cette dernière vient d’une narration qui tient plus du polar que du film social. Des magnifiques personnages, particulièrement bien écrits. Certes les ficelles narratives sont parfois un peu grosses, ce qui peut nuire à l’empathie du spectateur qui se demande si le personnage principal ne le fait pas exprès. Mais le tout reste tout à fait convaincant et surtout terriblement passionnant.

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MATRIX RESURRECTIONS : Pilule à moitié pleine ou à moitié vide ?

Etait-il bien raisonnable de proposer un quatrième volet à la saga Matrix ? En effet, il existe un rare décalage entre le culte voué à un premier volet et le mépris que beaucoup de spectateurs témoignent aux deux suivants. Une quatrième couche n’était donc réclamée par personne. Mais après quelques bandes-annonces alléchantes, une certaine curiosité, à défaut d’impatience, a fini par naître, portée par l’espoir que toutes ces années d’écart depuis le précédent épisode aient permis de rassembler un maximum de bonnes idées. Au final, Matrix Resurrections en propose bien quelques unes et constitue un agréable divertissement. Mais ne constituera certainement pas un objet de culte.

Le premier grand mérite de Matrix Resurrections est de proposer une histoire qui ait un minimum de sens et de cohérence avec les épisodes précédents. Sans aller jusqu’à dire que cela ne sent pas du tout le réchauffé, au moins cela tient un minimum debout. Le pire est donc évité. Restait à relancer quelque chose qui ait vraiment de l’intérêt. Le pari est ici imparfaitement réussi. Les optimistes retiendront le mot « réussi », les autres « imparfaitement », faites votre choix. On suit tout de même le déroulé des événement avec le minimum de curiosité pour ne pas s’ennuyer. Et quelques belles scènes d’action viennent nous divertir, même si c’est finalement là où l’impression de déjà-vue est la plus forte.

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MADRES PARALELAS : la Fête des mères

Parmi les réalisateurs qui ont un thème de prédilection qui marque profondément leur œuvre, Pedro Almodovar occupe une très bonne place. En effet, difficile de ne pas savoir que sa mère joue un rôle particulier chez lui si on a vu plus de deux de ses films. Cela ne va pas s’arrêter avec Madres Paralelas, l’histoire de non pas une seule, mais deux mères, comme son nom l’indique. Des mères, qui ont elles-mêmes des problèmes avec leurs propres mères. Bref, cela fait beaucoup de mères pour un seul film. Et cela procure quelque peu l’impression d’un cinéaste qui tourne quelque peu en rond, malgré la qualité du propos et de la réalisation.

Les défenseurs les plus acharnés de Pedro Almodovar répliqueront, à raison, que le cinéaste espagnol ne raconte jamais la même histoire, même s’il est le plus souvent question de maternité. Celle de Madres Paralelas ne rappelle pas spécialement un autre scénario du cinéaste. Mails il reste quand même une impression de déjà-vue et un côté un peu forcé, comme un exercice de style avec un thème imposé. D’ailleurs, le dénouement qui laisse grandement sur sa faim le spectateur semble démontrer que si le point de départ était clair, le poins d’arrivée ne l’était pas. Cela n’enlève pas tout intérêt au propos, loin de là, mais limite quand même nettement sa portée.

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SPIDER-MAN : NO WAY HOME : Fête de famille

En termes de promotion et de teasing précédent la sortie, Spider-Man : No Way Home représente un modèle du genre. En sortant une bande-annonce qui montrait les super-vilains des autres versions du personnage ressuscités, mais sans dévoiler un éventuel retour de Tobey Maguire ou Andrew Garfield, la production est parvenue à faire couler plus d’encre avant l’arrivée en salle que n’importe quel film avant lui. Cela a abouti à une ruée vers les salles. Restait à ne pas décevoir… Point de déception au final, mais sans pourtant autant d’enthousiasme que l’on aurait aimé.

Spider-Man : No Way Home est un vrai film pop-corn, fait pour ravir les amateurs du genre. Si quelques longueurs sont à déplorer, on ne peut pas dire que l’on s’ennuie vraiment à un quelconque moment. Cela reste terriblement spectaculaire, avec mêmes quelques vrais moments de bravoures, comme il en a malheureusement manqué aux derniers films Marvel. Il joue avec aussi avec un certain succès sur la nostalgie, multipliant les clins d’œil aux différentes adaptations de Spider-Man. Bref, le spectateur trouvera dans ce film exactement ce qu’il était venu chercher. Mais rien de plus à vrai dire. Et cela commence à devenir quelque peu regrettable.

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LES AMANTS SACRIFIES : Le prix du sacrifice

Les films asiatiques peuvent avoir la réputation d’être relativement ennuyeux. Evidemment, c’est un lieu commun contre lequel je m’inscris en faux. Ou bien c’est juste une question de différence de mode de narration et c’est justement ce qui fait tout l’intérêt de ces longs métrages qui nous ouvrent un autre monde. Cependant, parfois, il faut bien le dire, des films asiatiques sont ennuyeux. C’est le cas des Amants Sacrifiés, un film de Kiyoshi Kurosawa (aucun lien de parenté). Le soucis est qu’il ne nous offre pas grand chose d’autre auquel nous raccrocher.

Les Amants Sacrifiés est inspiré d’une histoire vraie. Il faut admettre que par bien des aspects, cette histoire méritait d’être racontée. Elle nous offre notamment un personnage d’une rare ambiguïté, que l’on pourra qualifier autant de héros que de salaud. Cela ouvre une réflexion intéressante sur ce que l’on est prêt à sacrifier pour défendre une grande cause qui nous dépasse. Tout cela est renforcé par un dénouement qui peut être sujet à bien des interprétations. Mais voilà, tout cela manque terriblement de souffle et la narration ne parvient pas du tout à entraîner le spectateur avec elle. Que l’on soit curieux de la dimension historique du scénario ou que l’on ait envie de suivre une intrigue aux ressorts complexes, on ressortira sur un sentiment de frustration et une légère déception.

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SUPREMES : Qu’est ce qu’on attend ?

Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? Et qu’est-ce qu’on attend pour aller voir Suprêmes au cinéma ? Evidemment, si j’écris cette critique, c’est bien que je n’ai pas attendu et que je suis allé voir ce biopic du groupe NTM au cinéma. Un groupe qui a marqué mon adolescence, même si j’ai toujours été plus rock que rap. Mais difficile de passer à côté des représentants les plus célèbres du 93 quand on a connu les années 90. Depuis, les deux compères se sont assagis et brillent désormais le plus souvent sur le grand écran. Ce film permet en tout cas de mieux comprendre d’où vient leur rage d’alors.

Suprêmes est un portrait à la fois musical et intime. Musical car il nous fait vivre de manière assez précise toutes les étapes qui ont conduit le groupe de la rue aux plus grandes scènes de France. Un parcours plutôt chaotique où ils ont frôlé plus d’une fois l’auto-destruction. Intime car il permet de découvrir les blessures de jeunesse subies par Kool Shen et surtout Joey Starr. Tout cela n’a rien d’inconnu pour tous ceux qui ont écouté avec attention beaucoup des textes du groupe. Ces derniers prendront grâce à ce film tout leur sens et montrera qu’ils ont autant chanté sur leur quartier que sur leur parcours personnel, autant de la Seine-Saint-Denis que de leur propre famille. L’équilibre entre tous ces éléments donne beaucoup de contenu et d’intérêt à ce film, qui peut être apprécier autant avec l’œil du fan que l’œil de ceux qui savent apprécier les histoires fortes.

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WEST SIDE STORY : Et Steven sauva 2021…

A désormais 75 ans, Steven Spielberg n’a plus grand chose à prouver à qui que ce soit. Il occupe déjà une place majeur dans l’histoire du 7ème art et rien ne pourra l’en chasser. Se lancer dans une nouvelle adaptation de West Side Story peut être vue comme une prise de risque étonnante pour un cinéaste qui jouit d’une telle situation. S’attaquer à un tel chef d’œuvre ne pouvait que lui valoir quelques remarques acerbes des nostalgiques de tout poil. Mais on peut se dire aussi, que vu son âge et son parcours, il peut bien s’accorder un tel plaisir si le cœur lui en dit. Surtout qu’au final, le talent a parlé. Un immense talent. Un prodigieux talent. Pour un résultat sublime.

West Side Story n’est pas un remake, puisque West Side Story n’est pas un film. Cela reste avant tout une comédie musicale qui continue d’être adaptée régulièrement sur scène, comme toute œuvre musicale qui reste vivante. La voir portée une deuxième fois sur grand écran ne constitue donc qu’une étape parmi d’autre de la vie de œuvre née en 1957. Espérons que le mythe perdurera et qu’il existera encore bien d’autres versions, d’autres visions, d’autres mises en scène. Mais celle proposée par Steven Spielberg occupera forcément une place majeure dans cette histoire. Une place qui n’aura rien à envier au film de 1961.

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UNE FEMME DU MONDE : Prettier woman

La représentation de la prostitution au cinéma n’est jamais facile et prête facilement à la polémique. Pretty Woman reste un film culte par exemple, mais la vision presque glamour qu’il donne du sexe tarifé est quand même loin du côté sordide que cette activité a le plus souvent. A l’inverse, le travers d’un misérabilisme excessif guette également tous ceux qui veulent aborder le sujet d’un angle plus social. Tout est une nouvelle fois une question de juste équilibre. Cécile Ducrocq s’y est attaqué avec Une Femme du Monde. Heureusement, elle a pu compter sur Laure Calamy. Et comment rater un film avec une telle actrice ?

Comme son titre le laisse penser, Une Femme du Monde est un film portrait. Il se montre particulièrement convainquant et dégage une vraie force, en parvenant à se détacher de tout jugement moral. Chacun pourra voir des gentils ou des méchants où il le souhaite, mais le film est surtout peuplé de personnages gris. Bref, des personnages de la vie réelle. Le tout est porté par un enjeu narratif assez solide pour nous faire rentrer vite dans l’histoire et la suivre avec attention pour plusieurs raisons. Le piège du misérabilisme est totalement évité, même si le film n’a rien d’un conte de fées s’achevant sur un happy-end. Question d’équilibre encore une fois…

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ALINE : Une vie rêvée

Je n’aime vraiment pas Céline Dion. Ni le personnage, ni l’artiste. J’aime bien Valérie Lemercier, mais sans être forcément son plus grand fan. Alors le projet de cette dernière de faire un film librement inspiré de la vie la chanteuse québecoise m’a d’abord laissé totalement indifférent, voire un rien moqueur. Je ne pensais donc pas forcément me laisser convaincre d’aller le voir. Mais les premiers échos positifs et l’affirmation que le film pouvait séduire même ceux qui n’apprécient pas la chanteuse ont fini par me pousser à écouter le petit fond de curiosité qui a tout de même été toujours présent. Et pour le coup, j’ai bien fait d’aller voir… Aline.

Aline… et non Céline donc, puisque le film ne se veut pas une biographie, mais une histoire librement inspiré de la vie de Céline Dion. Cela y ressemble quand même quelque peu, même si le terme hagiographie serait alors mieux approprié. Mais ce film reste une fiction et c’est clairement assumé. Et c’est sans doute ce qui pousse le spectateur à accepter sans trop de réserve ce conte de fée, cet ode à l’amour et à la famille. On épouse le point de vue de la fan et partage ce qu’elle imagine de la vie de son idole. On oublie alors de prendre un peu de recul pour se dire qu’un léger décalage de point de vue rendrait cette histoire sordide, entre mère abusive et prédateur pédophile. On gardera ça le jour où la vie de Céline Dion donnera lieu à un documentaire…

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