
On retrouve donc dans Tous en Scène 2 une galerie de personnages folkloriques qui s’enrichit encore, pas mal d’humour et de péripéties et surtout beaucoup de chansons. Beaucoup de reprises de grands tubes dans des versions pleines d’énergie. Difficile de ne pas taper des pieds pendant le film, sans parler de l’envie de chanter (rassurez-vous j’ai épargné ça à mes voisins de salle). Entre deux chansons, on rit souvent, on suit avec un vrai plaisir les aventures de cette joyeuse bande aussi talentueuse que gaffeuse. Le film délivre des messages positifs, mais sans jamais se montrer lourdingue. Le parfait divertissement de Noël donc !
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Un personnage qui dit la vérité (ou presque) et que personne ne croit, dont toutes les manœuvres pour prouver qu’il ne ment pas l’enfonce toujours un peu plus, est un ressort narratif classique que l’on retrouve dans beaucoup de films. Un Héros repose sur une telle base. Mais le nouveau film d’Asghar Farhadi est loin de se limiter à cela. Rien d’étonnant venant d’un tel cinéaste qui confirme une nouvelle fois l’immensité de son talent. Un film récompensé par le Grand Prix à Cannes, un trophée amplement mérité.
Etait-il bien raisonnable de proposer un quatrième volet à la saga Matrix ? En effet, il existe un rare décalage entre le culte voué à un premier volet et le mépris que beaucoup de spectateurs témoignent aux deux suivants. Une quatrième couche n’était donc réclamée par personne. Mais après quelques bandes-annonces alléchantes, une certaine curiosité, à défaut d’impatience, a fini par naître, portée par l’espoir que toutes ces années d’écart depuis le précédent épisode aient permis de rassembler un maximum de bonnes idées. Au final, Matrix Resurrections en propose bien quelques unes et constitue un agréable divertissement. Mais ne constituera certainement pas un objet de culte.
Parmi les réalisateurs qui ont un thème de prédilection qui marque profondément leur œuvre, Pedro Almodovar occupe une très bonne place. En effet, difficile de ne pas savoir que sa mère joue un rôle particulier chez lui si on a vu plus de deux de ses films. Cela ne va pas s’arrêter avec Madres Paralelas, l’histoire de non pas une seule, mais deux mères, comme son nom l’indique. Des mères, qui ont elles-mêmes des problèmes avec leurs propres mères. Bref, cela fait beaucoup de mères pour un seul film. Et cela procure quelque peu l’impression d’un cinéaste qui tourne quelque peu en rond, malgré la qualité du propos et de la réalisation.
En termes de promotion et de teasing précédent la sortie, Spider-Man : No Way Home représente un modèle du genre. En sortant une bande-annonce qui montrait les super-vilains des autres versions du personnage ressuscités, mais sans dévoiler un éventuel retour de Tobey Maguire ou Andrew Garfield, la production est parvenue à faire couler plus d’encre avant l’arrivée en salle que n’importe quel film avant lui. Cela a abouti à une ruée vers les salles. Restait à ne pas décevoir… Point de déception au final, mais sans pourtant autant d’enthousiasme que l’on aurait aimé.
Les films asiatiques peuvent avoir la réputation d’être relativement ennuyeux. Evidemment, c’est un lieu commun contre lequel je m’inscris en faux. Ou bien c’est juste une question de différence de mode de narration et c’est justement ce qui fait tout l’intérêt de ces longs métrages qui nous ouvrent un autre monde. Cependant, parfois, il faut bien le dire, des films asiatiques sont ennuyeux. C’est le cas des Amants Sacrifiés, un film de Kiyoshi Kurosawa (aucun lien de parenté). Le soucis est qu’il ne nous offre pas grand chose d’autre auquel nous raccrocher.
Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ? Et qu’est-ce qu’on attend pour aller voir Suprêmes au cinéma ? Evidemment, si j’écris cette critique, c’est bien que je n’ai pas attendu et que je suis allé voir ce biopic du groupe NTM au cinéma. Un groupe qui a marqué mon adolescence, même si j’ai toujours été plus rock que rap. Mais difficile de passer à côté des représentants les plus célèbres du 93 quand on a connu les années 90. Depuis, les deux compères se sont assagis et brillent désormais le plus souvent sur le grand écran. Ce film permet en tout cas de mieux comprendre d’où vient leur rage d’alors.
A désormais 75 ans, Steven Spielberg n’a plus grand chose à prouver à qui que ce soit. Il occupe déjà une place majeur dans l’histoire du 7ème art et rien ne pourra l’en chasser. Se lancer dans une nouvelle adaptation de West Side Story peut être vue comme une prise de risque étonnante pour un cinéaste qui jouit d’une telle situation. S’attaquer à un tel chef d’œuvre ne pouvait que lui valoir quelques remarques acerbes des nostalgiques de tout poil. Mais on peut se dire aussi, que vu son âge et son parcours, il peut bien s’accorder un tel plaisir si le cœur lui en dit. Surtout qu’au final, le talent a parlé. Un immense talent. Un prodigieux talent. Pour un résultat sublime.
La représentation de la prostitution au cinéma n’est jamais facile et prête facilement à la polémique. Pretty Woman reste un film culte par exemple, mais la vision presque glamour qu’il donne du sexe tarifé est quand même loin du côté sordide que cette activité a le plus souvent. A l’inverse, le travers d’un misérabilisme excessif guette également tous ceux qui veulent aborder le sujet d’un angle plus social. Tout est une nouvelle fois une question de juste équilibre. Cécile Ducrocq s’y est attaqué avec Une Femme du Monde. Heureusement, elle a pu compter sur Laure Calamy. Et comment rater un film avec une telle actrice ?
Je n’aime vraiment pas Céline Dion. Ni le personnage, ni l’artiste. J’aime bien Valérie Lemercier, mais sans être forcément son plus grand fan. Alors le projet de cette dernière de faire un film librement inspiré de la vie la chanteuse québecoise m’a d’abord laissé totalement indifférent, voire un rien moqueur. Je ne pensais donc pas forcément me laisser convaincre d’aller le voir. Mais les premiers échos positifs et l’affirmation que le film pouvait séduire même ceux qui n’apprécient pas la chanteuse ont fini par me pousser à écouter le petit fond de curiosité qui a tout de même été toujours présent. Et pour le coup, j’ai bien fait d’aller voir… Aline.
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