
S.O.S Fantômes : l’Héritage souffre déjà d’un défaut qui semble frapper beaucoup de productions ces derniers mois, à savoir une longueur quelque peu excessive. L’histoire met vraiment beaucoup de temps avant de démarrer vraiment. Le but est avant tout de nous présenter une nouvelle génération de personnages, mais cette introduction s’étire un peu trop en longueur. Surtout, on s’interroge sur l’utilité d’y passer autant de temps, si c’est pour nous offrir une deuxième partie qui s’apparente à une sorte de très long clin d’œil à l’épisode initial. Un clin d’œil fort réussi, qui ravira les spectateurs de ma génération, mais n’enthousiasmera pas forcément les autres. Personnellement, je ne vais pas m’en plaindre, mais pas sûr que le 7ème art en sorte vraiment plus riche.
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Avec Noël revient tout un tas de choses. Parmi les meilleurs… je veux évidemment parler des cadeaux, ne nous mentons pas… mais aussi parmi les pires… à savoir bien sûr le vin chaud, cette façon de rendre tout juste mauvais du vin qui, sans l’excès de cannelle, serait purement et simplement imbuvable. Et puis, c’est aussi l’époque où les studios Disney nous propose de découvrir leur dernière production. Cette année, elle est intitulé Encanto : la Fantastique Famille Madrigal. J’ai eu l’occasion de voir la bande-annonce a de nombreuses reprises et elle ne me faisait pas du tout envie. Comme quoi, il ne faut pas toujours faire confiance à ses envies.
Se montrer cru est-il le meilleur moyen de marquer les esprits et de donner de la force son propos ? La réponse n’a rien d’évidente car plus on va loin dans ce domaine, plus tout devient une question de subtil dosage. On passe vite de l’œuvre choc que l’on voulait créer à du grand-guignol tournant au ridicule. Et ceci d’autant plus quand on aborde un sujet aussi sensible que le droit à l’avortement. Audrey Diwan n’a pas eu froid aux yeux et a décidé d’y aller franchement en réalisant l’Evénement. Elle marche sur les pas de Cristian Mungiu, qui avait remporté la Palme d’Or en 2007 avec 4 Mois, 3 Semaines, 2 jours, sur le même sujet et avec les mêmes images d’une grande dureté. Mais vue l’actualité sur le sujet un peu partout dans le monde, avoir un tel film sur nos écrans régulièrement n’est vraiment pas du luxe.
Le COVID a eu, parmi ses nombreux effets, celui de bousculer largement la programmation des sorties cinématographiques. Il nous offre ainsi le bonheur rare de découvrir deux nouveaux films de Ridley Scott en tout juste un mois. Après l’excellent le Dernier Duel, voici House of Gucci. Deux films qui seront finalement à l’image d’une carrière qui aura plus de hauts qu’environ tous les autres réalisateurs réunis, mais aussi quelques bas. Celui-ci restera incontestablement un bas, même si cela lui est arrivé de creuser beaucoup plus profondément. Pourtant beaucoup d’éléments auraient pu contribuer à faire de ce film un sommet. Mais un petit (gros) détail, vient un peu tout gâcher…
S’il y a bien une chose que je ne regrette pas dans ma vie, c’est d’être né en 1979. Non qu’être né sous Giscard soit un titre de gloire, mais au moins cette date de naissance m’a permis d’échapper totalement au service militaire ou même à la moindre journée d’appel quelle qu’elle soit. Je n’ai jamais donc porté d’uniforme, ni d’arme dans mes mains et je m’en porte très bien. Mais ce n’était pas le cas de ceux qui ont vécu leur prime jeunesse au début des années 80. Tant pis pour eux. Par contre, tant mieux pour les cinéphiles d’aujourd’hui, puisque cet état de fait leur permet de découvrir un beau film intitulé les Magnétiques.
La vie, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Voici une des répliques les plus célèbres de l’histoire du cinéma. Mais celle-ci ne peut-elle pas s’appliquer au cinéma lui-même ? Mais pour cela, il faut parfois oser se laisser surprendre en allant voir des films dont on ne sait pas grand chose avant d’entrer dans la salle. Cette pratique étonne parfois ceux qui ont des goûts étroits et veulent être sûrs que ce qu’ils vont voir y répond à la virgule près. Mais les esprits ouverts s’y adonnent avec beaucoup de satisfaction. Bien sûr, dans une boîte, il y a toujours le chocolat à la liqueur de mauvaise qualité qui vous donne un haut le cœur quand vous croquer dedans. Mais il y a aussi celui au praliné fondant qui vous réjouit tout le palais quand il le recouvre. Last Night in Soho est un chocolat au praliné.
Xavier Beauvois s’attaque rarement à des sujets respirant la joie et l’allégresse. Il faut dire connaître son premier succès au cinéma avec un film intitulé N’Oublie Pas que Tu Vas Mourir vous pose un réalisateur. Il s’épanouit donc avant tout dans le drame et Albatros ne va pas déroger à la règle. Mais si le rire pour le rire peut se justifier par le bien qu’il nous fait, le drame pour le drame ne présente que peu d’intérêt. Si le sens nous échappe, si le propos sous-jacent est flou, l’émotion qui devrait naître naturellement nous paraît trop forcée pour nous toucher réellement. C’est ce qui arrive malheureusement avec ce film pas toujours convaincant.
Certains réalisateurs ont un style suffisamment reconnaissable pour que l’on n’ait guère de doute sur la paternité de l’œuvre quand on en voit un extrait. Wes Anderson fait partie de ceux-là par sa fantaisie débridée et le regard tendre qu’il porte sur la folie douce de ses personnages. Cependant afficher une telle personnalité peut aussi parfois signifier en être prisonnier. C’est sans doute le reproche principal que l’on peut formuler à l’encontre de The French Dispatch : une ressemblance bien trop frappante avec les autres films de la filmographie de son réalisateur pour ne pas laisser une impression un peu trop prégnante de déjà-vue.
L’univers cinématographique Marvel est entré dans une nouvelle phase. Et cette phase devrait nous emmener dans des décors plus larges que la simple planète Terre. Certes, les Gardiens de la Galaxie nous ont déjà offert des aventures spatiales, mais on peut s’attendre à visiter bien d’autres mondes dans les prochains films. L’adaptation des Eternels sur grand écran démontre cette volonté d’explorer pleinement une autre facette de l’univers qui prend vie à travers les comics, même si les péripéties décrites par ce film se déroulent encore essentiellement sur notre planète. Mais avant de parler de l’avenir de cette franchise protéiforme, parlons d’abord un peu de cet épisode en particulier.
Nicolas Cage a longtemps été connu pour ses changements fréquents, et le plus souvent pour le moins improbables, de coiffure au gré de ses personnages. Il a surtout été un des acteurs les plus souvent sollicités pour assurer le succès de films d’action dans les années 90 et 2000. Cependant, lentement mais sûrement, il a fini par atteindre l’âge où ne court plus si facilement après les méchants (même si Liam Neeson ne semble toujours pas vouloir le comprendre). On peut donc être surpris ou pas de le voir à l’affiche d’un premier film à budget certainement pas immense au titre quelque peu intriguant : Pig. Une histoire où il est effectivement de cochon (et on parle bien ici de l’animal).
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