
D’après ce que j’ai pu lire, cette version d’Eugénie Grandet prend quelques libertés avec le roman, dont il est d’ailleurs « librement » adapté d’après le générique. J’aurais bien du mal à en juger n’ayant pas moi même lu l’œuvre originale. Mais qu’importe, le film donne une impression assez étonnante de classicisme et de modernité. Sur la forme, les dialogues excessivement littéraires sonnent parfois faux et contraint le spectateur à lancer un regard assez froid sur les événements. Mais d’un autre côté, son cœur est touché par la volonté d’émancipation de la jeune fille qui bravera son père par amour. Ces deux extrêmes font naître une certaine frustration car le spectateur est loin de l’enthousiasme qu’il aimerait ressentir.
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Qu’est ce qui pousse certains humains à toujours se dépasser. A aller toujours plus loin, toujours plus vite, toujours plus fort, toujours plus longtemps. Et parfois également, toujours plus haut. C’est la très bonne question posée par le film le Sommet des Dieux, film d’animation franco-luxembourgeois, mais adaptation d’un manga à succès. Une histoire qui nous emmène vers les plus hauts sommets montagneux et surtout à la rencontre de ceux qui cherchent à les gravir encore et encore, souvent au péril de leur vie. Un sujet qui à première vue pourrait laisser indifférent beaucoup d’entre nous (moi le premier), mais qui séduit par sa réussite narrative et artistique.
La guerre dans l’ancienne Yougoslavie est quelque chose de forcément familier pour quelqu’un de ma génération, mais qui continue de receler une large part de mystère. Difficile de démêler la réalité des événements dans cette imbroglio de peuples qui se sont entre-déchirés aux portes d’une Europe occidentale qui se considère souvent (à tort ?) immunisée à jamais contre la guerre sur son sol. La Voix d’Aïda met brillamment en lumière les événements de Srebrenica, un nom qui était ancré dans ma mémoire de manière un peu flou. Il est désormais attaché à une réalité beaucoup plus claire. Mais une réalité effroyablement dramatique.
Mettre le mot amour au pluriel est généralement synonyme de situation compliquée, à moins d’une très grande ouverture d’esprit (et encore…). Et comme on fait rarement de film sur les histoires simples, on est guère étonné de voir un film s’intituler les Amours d’Anaïs. Une histoire de trio amoureux, schéma qui a inspiré tant et tant de récits, aux personnages quelque peu singuliers. Elle ne nous apprendra peut-être rien de révolutionnaire sur la nature profonde du sentiment amoureux et du désir, mais un joli moment de cinéma.
S’attaquer à l’adaptation d’une œuvre réputée inadaptable représente toujours un pari risqué. Surtout une œuvre qui semble jeter une malédiction à ceux qui tentent de la porter sur grand écran. On connaît la version de Dune par Jodorowski qui n’aura jamais vu le jour. Celle par David Lynch figure parmi mes films préférés, mais bien des amateurs éclairés la renient. L’annonce d’une nouvelle tentative par Denis Villeneuve a fait naître bien des espoirs. En effet, le cinéaste canadien avait, grâce à Premier Contact et Blade Runner 2049, déjà son siège réservé au panthéon de la science-fiction cinématographique. La manière magistrale dont il donne vie à l’univers imaginé par Franck Herbert lui fera encore gravir quelques marches.
Ce n’est pas parce qu’on a déjà exploité un concept une fois qu’on ne peut pas recommencer. Sinon, beaucoup de scénaristes se retrouveraient au chômage. Ainsi le concept du film français à suspense dont le personnage central a une oreille particulièrement aiguisée revient sur nos écrans. Après le Chant du Loup, voici Boîte Noire. Après François Civil, Pierre Niney. Mais si premier de ces films avait représenté une grande réussite et une petite surprise, le second comporte trop de faiblesses pour emporter notre enthousiasme. Pas de quoi s’envoyer en l’air en tout cas.
Le twist est une danse peut-être désuète désormais mais qui a eu son ère de gloire, faisant se déhancher bien des habitués des pistes. Mais c’est aussi un outil scénaristique qui a toujours existé, mais qui est devenu presque obligatoire désormais. On ne se laisse désormais plus si facilement impressionner. Et surtout, on peut plus considérer que cela suffit à donner de l’intérêt à un film. Serre Moi Fort, le nouveau film de Mathieu Amalric, ne peut pas se résumer à un simple retournement de situation. Mais celui-ci tient trop de place dans le film pour ne pas représenter le point de bascule où le spectateur va aimer ou détester ce film. Malheureusement, la balance ne retombe pas forcément du bon côté.
Cinéma et gastronomie font souvent bon ménage. Comme quoi, un seul sens peut avoir un pouvoir suffisamment suggestif pour stimuler avec force tous les autres en même temps. Le goût, l’odorat, le toucher peuvent palpiter de bonheur rien qu’à la vue des bons ingrédients ou au son d’une friture annonçant une cuisson parfaite. Ce sont bien vos cinq sens qui se trouveront comblés par Délicieux, un film dont vous ressortirez avec une envie folle de vous mettre aux fourneaux. Et la satisfaction non négligeable d’avoir assister à une belle histoire.
L’univers Marvel regorge de personnages haut en couleur, dont la plupart sont nés dans les années 60 et 70. Certains sont vraiment symboliques de cette époque et passent facilement pour ringard aujourd’hui. Si en bande-dessinée, ce côté désuet donne aux comics un certain charme, sur grand écran, cela n’a rien d’évident. Mais depuis l’adaptation particulièrement réussie de Captain America, on mesure leur capacité à parvenir à moderniser ce genre de protagonistes, tout en restant d’une grande fidélité à l’œuvre originelle. Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux le prouve une nouvelle fois. Alors que ce n’était vraiment pas gagné d’avance !
Des fantômes de toutes sortes peuplent les histoires depuis que les humains se racontent des histoires, le soir au coin du feu. La plupart sont là pour faire peur, voire pour commettre les choses les plus abominables qui soient et torturer les vivants. Mais d’autres se montrent beaucoup plus bienveillants et veillent sur ces derniers, en particulier ceux qu’ils ont aimé avant leur trépas. Cela donne des films culte comme Always ou Ghost. Ride You Wave marquera certainement moins les mémoires que ces deux-là. Mais il nous offre néanmoins un joli moment de poésie et de romantisme que l’on peut apprécier à sa juste valeur.
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