
Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar est un peu un Jack Sparrow greatest hits ! Il n’y a strictement rien qu’on est déjà vu dans un des quatre épisodes précédents, mais les scénaristes n’ont retenu que le meilleur. Finalement, on assiste exactement au spectacle pour lequel on est venu, ni plus, ni moins. Difficile d’être profondément déçu avec ça, même si c’est également impossible d’être réellement enthousiaste. Il s’agit là d’une démarche infiniment plus commerciale qu’artistique, mais il s’agit surtout d’un pur divertissement qui divertit.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Jerry Bruckheimer Films, Infinitum Nihil, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures
Réalisation : Joachim Ronning, Espen Sandberg
Scénario : Jeff Nathanson
Montage : Roger Barton, Leigh Folsom Boyd
Photo : Paul Cameron
Format : Couleurs – 35 mm – 2,35:1 – Son Dolby numérique
Décors : Tom Nursey, John Dexter, Jacinta Leong, Michael Turner, Beverley Dunn, Shannon Gottlieb, Steve Parsons
Musique : Geoff Zanelli
Directeur artistique : Nigel Phelps
Durée : 129 min
Casting :
Johnny Depp : Jack Sparrow
Keira Knightley : Elizabeth Swann
Orlando Bloom : Will Turner
Golshifteh Farahani : Shansa
Brenton Thwaites : Henry Turner
Javier Bardem : Armando Salazar
Geoffrey Rush : Hector Barbossa
Kaya Scodelario : Carina Smyth

Le Vénérable W se focalise presque exclusivement sur l’étude du personnage (enfin une personne malheureusement bien réelle). Ce documentaire est avant tout un portrait. Il y a bien sûr des éléments de contexte, mais ils restent assez limités. Cela nuit quand même à la compréhension globale des événements décrits. De telles figures monstrueuses ne sévissent que sur un terreau favorable et comprendre leur influence nécessite de bien le décrypter. Le rôle notamment d’Aung San Suu Kyi est à peine évoquée, même si cela ne constitue pas il est vrai le sujet du film. Ce documentaire n’en présente pas moins un immense intérêt et donne envie de creuser la question. Mais à la fois, le rôle d’un documentaire n’est-il pas autant d’attiser notre curiosité que l’étancher.
Le pire reste cependant le choix de DC d’écarter tout second degré et rester désespérément sérieux. Ainsi, il projette la Reine des Amazones en jupette au XXème siècle sans la moindre dérision. Cette prétention désespérante fait que l’on ne voit aucune raison d’être clément vis-à-vis des défauts cités plus haut. Allons plutôt revoir les Gardiens de la Galaxie 2. Le seul élément qui sauverait presque le film se nomme Gal Gadot. Elle est tout d’abord incroyablement, mais alors incroyablement belle, mais pas que. Il se dégage d’elle et de son regard quelque chose de rare. Elle parvient ainsi à nous faire croire à son personnage, malgré le ridicule qui lui pend au nez. On attend avec impatience qu’elle laisse tomber la jupette (et la série Fast and Furious) pour des rôles plus valorisants !
Ce qui Nous Lie reste au final un film de personnages, auxquels on parvient malgré tout à s’attacher, et axé sur les rapports familiaux. Il ne naît pas de passion dévorante pour eux, mais assez de tendresse pour arriver à traverser le film sans trop s’ennuyer. Cela tient d’ailleurs plus aux charmes du trio de comédiens que de la profondeur de leurs personnages respectifs. Ils tiennent le film sur leurs épaules, avec tout de même un joli décor de fond qui donne envie d’aller faire le tour des caves en Bourgogne ! Au final, la carte postale est belle, mais le film est moins réussi.
Valérie Lemercier se contente de l’essentiel avec Marie-Francine. Elle laisse les comédiens gentiment cabotiner dans l’enthousiasme et la bonne humeur. Ca manque de maîtrise parfois, c’est dénué de toute ambition artistique, mais cela a l’immense mérite de ne pas se prendre une seule seconde au sérieux. Elle livre le film qu’elle avait envie de faire, pas plus, pas moins. Qu’on s’identifie ou non aux personnages, il n’est pas besoin de beaucoup d’effort pour leur trouver le charme nécessaire à croire à cette jolie histoire.
Au final, on prend donc Suntan pour ce qu’il est. Un film plutôt bien réalisé, avec un vrai travail de mise en scène imaginative et maîtrisée. Certains plans et angles de caméra ajoute une petite touche artistique discrète mais qui apporte un vrai plus. Au-delà de ça, l’histoire est donc inégale et ne convainc au final qu’à moitié, malgré des comédiens excellents. On en ressort tout de même satisfait d’avoir vu un film qui sort un peu de l’ordinaire et change des produits formatés qui peuplent nos grands écrans.
C’est d’autant plus dommage que le casting de Conspiracy est de tout premier ordre. Si j’ai une tendresse particulière pour Noomi Rapace, force est d’admettre qu’elle ne tient pas ici son rôle le plus marquant. Pourtant, être accompagné à l’écran par deux monstres sacrés, tels que Michael Douglas et John Malkovich aurait laissé espérer un rôle plus intéressant. Quant à Orlando Bloom… il reste Orlando Bloom, c’est à dire ni bon, ni mauvais. Un peu comme ce film en fait, qui fera peut-être plaisir au aficionados de ce genre d’histoire, mais qui n’a franchement rien d’indispensable.
Cette platitude se retrouve dans le jeu de Vincent Lindon, quelque peu apathique derrière sa grosse barbe. Il livre le strict minimum de son talent, ce qui n’est pas rien, mais tout de même insuffisant. Mais Higelin met beaucoup plus de cœur mais elle se heurte à ses propres limites. Je veux bien l’épouser néanmoins, qu’elle soit rassurée à ce sujet ! Au final, le plus grand mérite de Rodin est de nous donner envie de visiter le musée du même nom.
Tout cela est d’autant plus regrettable que l’Amant Double offre une double performance d’acteur remarquable. Marine Vacth est définitivement installée dans le paysage du cinéma français. Le rôle était difficile et exigeant, comme tous ceux aussi sexuellement chargés, mais elle s’en sort avec brio. Et que dire de Jérémie Renier et sa double performance. Il confirme son étonnant talent qui arrive à incarner des personnages si différents, à les rendre aussi convaincant, avec un physique pourtant plutôt passe-partout. Mais malgré tout cela, même si on aimerait y croire pour apprécier tout ce déluge de talent à sa juste valeur, ce film n’en demeure pas moins un vrai raté.
Amèrement déçu aussi parce que je reconnais à Arnaud Desplechin un vrai talent de cinéaste dans la manière dont il filme ses acteurs. Ses plans serrés nous plonge dans l’intimité des personnages, la profondeur de leurs sentiments et souvent de leurs tourments. Mais si cela fonctionne pendant une moitié du film, grâce à un duo formé par Charlotte Gainsbourg et Marion Cotillard absolument magnifique, cela devient ensuite pénible, comme une proximité imposée avec des protagonistes pour lesquels on a perdu tout attachement. Bref, les Fantômes d’Ismaël est un film qui explose littéralement en vol et qui ne va pas me réconcilier avec Arnaud Desplechin.
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