UNE FAMILLE HEUREUSE : Etre une femme libérée

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unefamilleheureuseafficheLa vie de famille est une source inépuisable d’inspiration pour les scénaristes de tous les pays et de tous les continents. Même en Géorgie visiblement, puisque ce cinéma tout de même assez rare sur nos écrans les occupe avec Une Famille Heureuse. Un film sur la quête du bonheur face à la tradition, et un rien féministe. Un film riche en sujets divers et variés, mais qui ne semble pas savoir où il veut emmener le spectateur. Bref, un film où l’ennui n’est jamais très loin.

Une Famille Heureuse aurait pu être nettement plus convaincant s’il débouchait sur une réelle conclusion. Il fait partie de ces films qui s’achève au détour d’un plan de manière totalement arbitraire, sans qu’on est l’impression une seule seconde qu’on se situe à la fin de quoi que soit. Ceci est d’autant plus frustrant que l’on a eu largement le temps et l’occasion de s’attacher réellement aux personnages, après une longue phase de découverte et d’apprivoisement. En gros, le film met deux heures à vraiment finir de démarrer avant de s’achever brutalement. Pas le meilleur schéma pour soulever l’enthousiasme.

unefamilleheureuseUne Famille Heureuse bénéficie de plus d’une réalisation qui peut rebuter également. Beaucoup de plans fixes, une caméra très immobile, tout cela donne un certain style à ce film. Mais on peut dire qu’il s’assimile à celui d’un vieux téléfilm de FR3 si on est mauvaise langue, ou y voir une sorte de génie épuré si on est nettement plus conciliant. En tout cas, la forme ne corrige pas les défauts du fond et ne permet pas au spectateur de sortir de la torpeur dans lequel le film l’a plongé.

LA NOTE : 09/20

Fiche technique :
Réalisation : Nana Ekvtimishvili et Simon Gross
Scénario : N. Ekvtimishvili
Décors : Kate Japaridze
Costumes : Medea Bakradze
Photographie : Tudor Vladimir Panduru
Son : Andreas Hildebrandt, Paata Godziashvili
Montage : Stefan Stabentow
Production : Jonas Katzenstein, Maxim Ilian Leo, Simon Gross
Durée : 119 minutes

Casting :
Ia Shugliashvili : Manana
Merab Ninidze : Soso
Berta Khapava : Lamara
Tsisia Qumsishvili : Nino
Giorgi Khurtsilava : Vakha
Giorgi Tabidze : Lasha
Dimitri Oragvelidze : Reza

OUTSIDER : Vrai de vrai

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outsiderafficheOn connaissait les films tirés d’une histoire vraie. Ils sont nombreux, même peut-être de plus en plus, les scénaristes manquant parfois un peu d’imagination et d’inspiration. Outsider inaugure par contre une genre nouveau : l’histoire vraie tirée d’un film tiré d’une histoire vraie… Bon, décrit comme cela, c’est vrai que ce n’est pas hyper clair. Il s’agit en fait de l’histoire, forcément un peu romancé, de l’homme dont la vie a inspiré Rocky… qui était donc une vision très romancée de sa propre existence.

L’idée de base d’Outsider présente donc une certaine originalité. Même si au-delà de ça, le film ne l’est pas tant que ça. Une histoire assez classique de succès qui survient chez quelqu’un pas vraiment préparé pour cela et qui connaîtra la chute qui suit l’ascension. Une histoire donc aussi ancienne que le cinéma et qui connaît là un nouvel avatar. Certainement pas le plus marquant, le plus profond ou le plus passionnant. Mais sans être pour autant désagréable à suivre.

outsiderOutsider se laisse regarder avec un plaisir réel, notamment grâce à la très belle performance et le charisme saisissant de Liev Schreiber. Il arrive à faire preuve de ce dernier tout en campant un personnage de loser tout à fait convaincant, au prix d’un subtil équilibre. Naomi Watts et Elisabeth Moss l’accompagnent avec tout leur talent pour un casting au final très brillant et qui tire vraiment le film vers le haut. C’est avant tout pour lui que l’on rangera ce film avec tous ceux qu’on aurait pu ne pas voir sans regret, mais qu’on a fini par voir sans regret non plus.

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Réalisation : Philippe Falardeau
Scénario : Jeff Feuerzeig, Jerry Stahl, Liev Schreiber et Michael Cristofer
Photographie : Nicolas Bolduc
Montage : Richard Comeau
Musique : Corey Allen Jackson
Production : Christa Campbell, Lati Grobman, Carl Hampe, Liev Schreiber, Michael Tollin
Sociétés de production : Campbell-Grobman Films, Mike Tollin Productions, Millennium Entertainment
Durée : 98 minutes

Casting :
Liev Schreiber : Chuck Wepner
Naomi Watts : Linda,
Elisabeth Moss : Phyllis
Jim Gaffigan : John Stoehr
Michael Rapaport : John
Pooch Hall : Mohamed Ali
Ron Perlman : Al Braverman
Morgan Spector : Sylvester Stallone
Kelvin Hale : Charlie Polite
Sadia Sink : Kimberley, à 11 ans

LE CHANTEUR DE GAZA : Fraîcheur gazaouie

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lechanteurdegazaafficheCertaines choses, certaines personnes, certains lieux sont toujours associés aux problèmes qu’ils rencontrent et dont ils sont emblématiques, passant sous silence tout ce qu’ils recèlent de positif. C’est souvent le reproche que l’on formule à propos du discours sur la « banlieue » qui n’accueille pas en son sein que de la pauvreté et des délinquants. On pourrait aussi citer également la Bande de Gaza, symbole du conflit israélo-palestinien. Mais ce territoire possède également des habitants dont certains vivent de belles histoires (vraies de plus). La preuve avec le Chanteur de Gaza.

Le Chanteur de Gaza est un film un peu naïf, parfois maladroit sur le fond et la forme. La forme souffre peut-être d’un léger manque de moyen, mais certains choix sont discutables comme ce mélange pas toujours bien maîtrisé entre images d’archives et reconstitution cinématographique lors du dénouement. Le fond par un côté « tout le monde est formidable au fond, même l’islamiste avec sa mitraillette ». Cependant, le film ne fait pas non plus l’impasse sur une réalité forcément bien présente. Mais au fond, le film parle d’autre chose.

lechanteurdegazaLe Chanteur de Gaza parle avant tout d’espoir. Et pour cela on pardonne l’édulcoration de certaines questions. Le film est naïf, mais du coup il est assez direct et fonctionne au final assez bien. On est forcément touché par cette histoire et on soutient totalement le personnage principal dans son parcours. Et c’est effectivement assez rafraîchissant de regarder ce territoire avec de l’admiration pour ce qu’un de ces habitants a accompli et non seulement de la compassion ou de la peur. Le film fait avec ses moyens, y compris en termes de talent artistique, mais au final il fait bien !

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Réalisation : Hany Abu-Assad
Scénario : Hany Abu-Assad et Sameh Zoabi
Pays d’origine : Palestine
Genre : comédie dramatique
Durée : 100 minutes

Casting :
Tawfeek Barhom : Mohammed Assaf
Kais Attalah : Mohammed Assaf jeune
Hiba Attalah : Nour
Ahmad Qasem : Ahmad jeune
Abdel Kareem Barakeh : Omar jeune
Teya Hussein : Amal jeune
Dima Awawdeh : Amal
Ahmed Al Rokh : Omar
Saber Shreim : Ahmad
Amer Hlehel : Kamal
Manal Awad : mère de Mohammed
Walid Abed Elsalam : mère de Mohammed

ALIEN : COVENANT : Encore du poil sur la bête

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aliencovenantafficheParfois on mène des combats solitaires, où l’on se retrouve isolé à défendre une idée que personne ou peu ne partage avec vous. Ainsi, je suis une des rares personnes à avoir aimé avec un réel enthousiasme Prometheus. Sans doute parce que j’ai une attirance très forte pour le cinéma de Ridley Scott, puisque je maintiens aussi que Kingdom of Heaven est un immense film. Cependant, j’avoue que je n’ose pas revoir Prometheus de peur que tous les défauts qu’on lui prête me saute au visage. C’est donc avec une certaine prudence que j’ai été voir Alien Covenant, qui a reçu un accueil mitigé. Je craignais vraiment de faire partie des déçus cette fois-ci. Il n’en est rien.

Pourtant, pendant un bon tiers du film, je me suis demandé ce que je faisais là. En effet, la première partie est ponctuée d’inutile, de superflu et de sans surprise. En gros, il correspond point par point à ce que montrait la bande-annonce que j’ai vu plus d’une dizaine de fois. Puis, l’histoire prend une autre tournure et Alien Covenant nous emmène sur un chemin dont on ignore totalement où il va nous mener. Là j’ai totalement replongé dans une intrigue qui redonne de plus un supplément de sens à ce qui a précédé. Après 7 films sur le même mythe, Ridley Scott prouve qu’il a encore des choses à nous raconter et tous les fans n peuvent que s’en réjouir.

aliencovenantSurtout que tout cela est porté par l’extraordinaire caméra de Ridley Scott. Chez lui, même l’inutile, le superflu et le sans surprise évoqué plus haut est assez sublime pour nous en mettre plein les yeux. Alien Covenant est sans doute moins ambitieux artistiquement que Prometheus, mais vaut tellement mieux que la moyenne des films qui peuplent nos écrans. Il nous offre quelques scènes assez incroyables, quelques leçons de cinéma dont beaucoup devraient s’inspirer. A 80 ans, Ridley Scott est peut-être plus proche de la fin que du début de sa carrière. Mais on lui souhaite une assez longue vie pour finir de nous raconter cette histoire et de nous en raconter quelques autres !

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : 20th Century Fox, Scott Free productions, Brandywine Productions, TSG Entertainment
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Ridley Scott
Scénario : Michael Green, John Logan, Jack Paglen
Montage : Pietro Scalia
Photo : Dariusz Wolski
Format : couleur — 2.35 : 1 — 1.90 : 1 — 70 mm IMAX 3D — Dolby Surround 7.1 — Dolby Atmos
Décors : Victor J. Zolfo
Musique : Jed Kurzel
Directeur artistique : Chris Seagers
Durée : 122 min

Casting :
Billy Crudup : Christopher Oram
Katherine Waterston : Daniels
Michael Fassbender : Androïde Walter / David
Danny McBride : Tennessee
Demian Bichir : sergent Lope
Carmen Ejogo : Karine Oram
Jussie Smollett : Ricks
Amy Seimetz : Faris

EMILY DICKINSON, A QUIET PASSION : Epaisseur austère

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emilydickinsonaquietpassionafficheIl y a des noms connus qui restent de grands inconnus. Surtout quand il s’agit de personnalité étrangère dont on ne mesure pas forcément bien son importance dans sa culture d’origine. Ainsi je connaissais le patronyme d’Emily Dickinson, mais j’aurais bien été incapable de dire quoi que soit de plus à son sujet. Ce n’est plus le cas désormais après avoir été voir Emily Dickison, A Quiet Passion. Un biopic dont l’austérité peut rebuter, mais qui en dit énormément sur son personnage et l’époque à laquelle elle a vécu.

Terence Davies n’est pas Stanley Kubrick. A la fois, personne n’est pas Stanley Kubrick. Mais certains ont quand même essayé de l’être. Ici l’ambition artistique se limite quand même au stricte minimum. La réalisation est assez minimaliste, le film statique et les comédiens laissés quelque peu à leur sort au milieu de l’écran. Certes, le travail sur les costumes et les décors est de premier ordre, mais la forme constitue quand même une grande faiblesse de Emily Dickinson, A Quiet Passion. C’est bien à cause d’elle que l’on frise parfois l’ennui dans ce film de plus de deux heures. Car ce n’est certainement pas à cause d’un manque d’épaisseur du propos.

emilydickinsonaquietpassionEmily Dickinson, A Quiet Passion est d’abord un vrai biopic, pas tout à fait de la naissance à la mort, mais presque. Elle nous fait découvrir la personnalité de cette auteure peu connue de son vivant, mais qui aura pourtant tout donné à son art quand d’autres éléments de son quotidien se sont peu à peu étiolés. Une artiste remarquablement interprétée par Cynthia Nixon, que l’on avait un peu perdu de vue depuis Sex and the City. C’est aussi le portrait d’une société, la société puritaine du Sud des Etats-Unis à l’époque de la guerre de Sécession. En particulier, la place de la femme auquel il était assigné un rôle, dont il était inconvenant de sortir. Le film est au fond le récit d’une rébellion. D’une rébellion ratée qui n’aura peut-être pas conduit celle qui l’a menée au bonheur, mais aura laissé au monde une œuvre poétique magistrale.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Production : Hurricane Films, Potemkino, WeatherVane Productions
Distribution : Paname distribution
Réalisation : Terence Davies
Scénario : Terence Davies
Montage : Pia Di Ciaula
Photo : Florian Hoffmeister
Décors : Ilse Willocx
Durée : 125 min

Casting :
Cynthia Nixon : Emily Dickinson
Jennifer Ehle : Vinnie Dickinson
Duncan Duff : Austin Dickinson
Keith Carradine : Edward Dickinson, le père
Jodhi May : Susan Gilbert
Joanna Bacon : la mère
Catherine Bailey : Vryling Buffam
Annette Badland : Tante Elizabeth

TUNNEL : La Corée toujours là !

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tunnelafficheL’année cinématographique 2016 avait été une année très coréenne, avec trois films (The Strangers, Dernier Train pour Busan et surtout Mademoiselle) figurant dans mes meilleurs films de l’année dernière. 2017 ne sera peut-être pas du même acabit pour le Pays du Matin Calme, mais avec Tunnel, elle prouve une nouvelle fois l’immense qualité de son 7ème art. Il nous offre ici un film catastrophe claustrophobique assez classique sur le fond et la forme, mais assez bien mené pour valoir le détour. Un détour qui prouve que les raccourcis font parfois durer le voyage infiniment plus longtemps.

Il n’y a au fond rien de bien original, ni même de très exotique pour un Européen, dans Tunnel. Il est même difficile d’en ressortir une qualité vraiment saillante qui ferait toute la différence. Malgré cela, le film fonctionne à la perfection. Tous les rouages s’emboîtent avec une grande fluidité pour constituer une machine bien huilée qui tient en haleine le spectateur tout du long. Le film n’utilise surtout aucun artifice, aucune scène spectaculaire à outrance (même si les deux scènes d’effondrement sont quand même parfaitement réalisées), pas de rythme effréné, d’effet de mise en scène tape à l’oeil, mais une foule de petits détails qui nous font nous attacher aux personnages tout en maintenant une tension narrative constante.

tunnelSi elle n’est pas tape à l’oeil, la mise n’en reste pas moins assez remarquable. Il en est effet pas toujours évident de placer une caméra dans des espaces trop confinés. On sait bien qu’un simple appartement est parfois trop étroit pour échapper à une impression de théâtre filmé, alors que dire de quelques mètres cubes dans lesquels le personnage évolue. Cependant, on a toujours l’impression d’assister à du vraie cinéma et si elle nous fait partager le sentiment d’enfermement ressenti par le personnage, la caméra ne semble jamais enfermée outre mesure. Tout cela mène vers un dénouement dont le spectateur ne découvre la nature qu’au tout dernier moment. Vous pourrez toujours dire « je le savais », mais ce n’était qu’une hypothèse parmi d’autres. En tout cas, encore une fois, vive la Corée au cinéma !

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Another Sunday, BA Enternatinment, History E&M
Distribution : Condor Entertainment
Réalisation : Seong-hoon Kim
Scénario : Seong-hoon Kim
Montage : Kim Chang-ju
Photo : Tae-Sung Kim
Décors : Hwo-Kyoung Lee
Musique : Young-Jin Mok
Effets spéciaux : Namsik Kim
Durée : 126 min

Casting :
Doona Bae : Se-hyun
Jung-woo Ha : Jung-soo
Sang-hee Lee : La reporter
Dal-su Oh : Dae-kyoung

DE TOUTES MES FORCES : La tête mi-haute

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detoutesmesforcesafficheLe malheur fait toujours un meilleur sujet de film que le bonheur tranquille qui ne permet pas vraiment de raconter de grandes histoires. Se retrouver orphelin, obligé de partir vivre en foyer à 16 ans, voilà une bonne définition du malheur. Cela donne donc une idée de film, De Toutes Mes Forces en l’occurrence. Le malheur présente le grand avantage de faire naître l’empathie et l’attachement chez le spectateur et si on se débrouille bien d’engendrer facilement l’émotion. Mais voilà, au cinéma, comme dans la vie, tout ne se passe pas toujours comme prévu.

Evidemment, j’ai compati au malheur qui frappe le protagoniste principal de De Toutes Mes Forces. Cependant, comme ensuite il fait a peu près tout pour s’enfoncer lui-même et repousser toutes les mains qui se tendent, personnellement, j’ai un peu décrocher niveau attachement. Je suis peut-être froid et insensible mais ce genre de personnage au cinéma ne m’émeut pas. Je trouve ça un peu facile de faire creuser au personnage le propre fossé dans lequel on le fait tomber pour ensuite demander au spectateur de s’apitoyer. Bref, j’ai traversé ce film avec un intérêt poli, pas vraiment avec le cœur.

detoutesmesforcesDe Toutes Mes Forces ne souffre pas la comparaison deux secondes avec la Tête Haute, sorti il y a un an et qui décrit le même univers. Et ce n’est pas faire injure à Yolande Moreau de dire que Catherine Deneuve portait le film une catégorie au-dessus. Par contre, pour le jeune Khaled Alouach n’a rien à envier à Rod Paradot. Il porte vraiment le film sur ses épaules et il serait vraiment injuste de lui reprocher les faiblesses inhérentes à l’histoire. Au final, le film n’est pas inintéressant en soi, mais encore une fois, pas aussi émouvant que l’on aurai aimé.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Production : TS Productions
Distribution : Ad Vitam
Réalisation : Chad Chenouga
Scénario : Chad Chenouga, Christine Paillard
Montage : Pauline Casalis
Photo : Thomas Bataille
Décors : Brigitte Brassart
Musique : Thylacine
Durée : 98 min

Casting :
Khaled Alouach : Nassim
Alexandre Desrousseaux : Marcus
Thibault Lacroix : Cédric
Théo Fernandez : Maxime
Jisca Kalvanda : Zawady
Laurent Xu : Kevin
Yolande Moreau : Mme Cousin

PROBLEMOS : Les Bronzés dans la ZAD

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problemosafficheNombreux sont les films engagés qui défendent les combats féministes, sociaux ou écologistes et qui rendent hommage à toutes les personnes admirables qui mènent ces luttes qui ressemblent le plus souvent à David contre Goliath. Mais à force d’en dire autant de bien, qui pense à se moquer d’eux ? Parce que rien de pire que quelque chose qui n’aurait plus droit à son lot de caricature et de parodie. Heureusement, Eric Judor est là pour cela, avec Problemos. Un film qui prouve qu’il gagne beaucoup à se séparer à l’écran de Ramzy, son partenaire de toujours.

Eric Judor tient une grande place dans Problemos puisqu’il est devant mais aussi derrière la caméra. Par contre, il n’a pas signé le scénario, ce qui est surprenant de la part d’un humoriste. Cependant, l’histoire et les dialogues semblent taillés sur mesure pour lui permettre d’être comme un poisson dans l’eau dans ce rôle. C’est d’ailleurs un petit regret car on aurait aimé voir Eric Judor poussé en dehors de sa zone de confort. Cependant, les amateurs apprécieront de le voir dans un rôle et un film avec plus de densité que les ceux où il partage l’affiche avec Ramzy… même si celui-ci, ponctué de quelques longueurs, pêche encore parfois dans ce domaine.

problemosQuelques longueurs mais aussi de vrais bons et gros fous rires. Certes, ce n’est pas toujours hyper subtil, mais Problemos fait clairement le choix de la caricature et cela fonctionne plutôt bien. Le film a quelque chose de rafraîchissant dans une société tendue, où les discours sont souvent manichéens. Il prouve qu’il y a du ridicule partout et que rares sont ceux qui peuvent donner des leçons aux autres quand on creuse vraiment. L’humour repose beaucoup sur les contradictions de ceux qui jure qu’ils sont de vrais, des purs, des durs. Ce n’est au final certainement pas le film de l’année, mais globalement plutôt une bonne surprise.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Réalisation : Éric Judor
Scénario : Noé Debré et Blanche Gardin
Musique : Ludovic Bource
Montage : Jean-Denis Buré
Photographie : Vincent Muller
Décors : Arnaud Roth
Costumes : Aline Dupays
Producteur : Matthieu Tarot
Durée : 85 minutes

Casting :
Éric Judor : Victor
Blanche Gardin : Gaya
Youssef Hajdi : Simon
Célia Rosich : Jeanne
Marie Helmer : Margaux
Michel Nabokoff : Jean-Paul
Dorothée Pousséo : Philipplne
Claire Chust : Maéva
Marc Fraize : Patrice
Arnaud Henriet : François
Eddy Leduc : Dylan
Bun Hay Mean : Claude
Karine Valmer: Corinne
Blandine Ruiz : Femme de Patrice

LES GARDIENS DE LA GALAXIE, VOLUME 2 : Ils ont gardé l’humour

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lesgardiensdelagalaxievolume2afficheLes productions cinématographiques tirées de l’univers Marvel semblent avoir trouvé le petit élément qui fait la différence : l’humour et le second degré. Ce virage fut définitivement emprunté avec le premier volet des Gardiens de la Galaxie, dont le succès fut immense et mérité. C’est d’ailleurs la seule fois où le succès s’est déplacé du cinéma vers le comics et non l’inverse. La suite de leurs aventures étaient donc attendue avec impatience par tous les fans, particulièrement nombreux. Les Gardiens de la Galaxie, Volume 2 les aura finalement comblés au niveau de l’humour. Pour le reste, le résultat est un peu plus mitigé.

Commençons par ce qui fâche un peu. Mais juste un peu, rassurez-vous. Le fil rouge narratif est plaisant, mais manque un peu d’épaisseur. Le nouveau méchant n’est ni raté, ni réussi, même si les amateurs du comics seront surpris de cette interprétation d’un personnage assez mineur de l’univers sur papier. Ca manque un peu du souffle épique dont n’était pas dénué le premier volet. En fait, Les Gardiens de la Galaxie, Volume 2 mise presque uniquement sur l’humour un peu décalé qui nous avait tant séduit. Et à ce niveau, le film est au top !

lesgardiensdelagalaxievolume2Les Gardiens de la Galaxie, Volume 2 est une sortie de grosse pochette surprise pour geeks. Les clins d’oeil et les références à la pop culture sont innombrables et presque toujours sous forme d’une vanne qui fait mouche et arrache de vrais éclats de rire aux spectateurs. Cela crée par la même occasion une très fort sentiment d’attachement envers les personnages. La vraie star de ce film reste d’ailleurs Baby Groot, version enfantine de cet arbre androïde de l’espace, qui est doté ici d’un charme incroyable. Dommage que tout cela soit légèrement alourdi par un excès de bons sentiments, qui frise un peu le lourdingue surtout sur la fin. Mais bon, on a quand même particulièrement hâte de les retrouver !

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Marvel Studios
Distribution : The Walt Disney Company France
Réalisation : James Gunn
Scénario : James Gunn
Musique : Tyler Bates
Durée : 136 min

Casting :
Chris Pratt : Peter Jason Quill / Star-Lord
Zoe Saldana : Gamora
David Bautista : Drax le Destructeur
Vin Diesel : Groot (voix)
Bradley Cooper : Rocket (voix)
Sean Gunn : Kraglin Obfonteri
Karen Gillan : Nébula
Elizabeth Debicki : Ayesha

GET OUT : A ne pas fuir !

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getoutafficheParfois cette personne ont l’air sympathique au premier abord, mais en fait pas du tout. Mais alors pas du tout ! Heureusement d’ailleurs, sinon nous ne pourrions pas aller voir Get Out au cinéma. Un film qui repose sur des ressorts narratifs très classiques, mais qui sont maniés ici avec une réelle maestria. Un film qui prend aussi une résonance particulière dans un contexte social américain où les questions « raciales » (en rappelant au passage qu’il n’y a pas de race chez les humains) sont extrêmement sensibles.

Get Out est loin d’être le premier film où un personnage se retrouve au milieu de personnes à première vue particulièrement bien attentionnées, mais qui vont peu à peu devenir particulièrement menaçantes. Les seules questions qui restent sont comment la pauvre victime désignée va découvrir la vérité et surtout quelles sont les motivations profondes des manipulateurs. Pas plus, pas moins. Et c’est encore le cas ici. La dimension sociale du film renforce sans doute l’impact du film sur l’imaginaire du spectateur, mais sans apporter grand chose à la mécanique narrative.

getoutGet Out, comme tous les films du genre, repose avant tout, au moins dans un premier temps, sur la tension qui naît de petits détails anodins qui font naître une menace indicible. Jordan Peele y parvient avec beaucoup de talent et de brio, dans cette banlieue américaine désespérément blanche et bien pensante. Ceci grâce à une réalisation réellement brillante et quelques astuces scénaristiques. Il ponctue son film de quelques touches d’humour qui ont le mérite de faire retomber la tension… pour mieux la faire remonter quelques instants après. Il joue littéralement avec le spectateur. Mais contrairement au personnage principal, le spectateur est lui pleinement consentant.

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Réalisation : Jordan Peele
Scénario : Jordan Peele
Direction artistique : Rusty Smith
Décors : Chris Craine
Costumes : Nadine Haders
Photographie : Toby Oliver
Montage : Gregory Plotkin
Musique : Michael Abels
Production : Seab McKittrick, Jordan Peele, Edward H. Hamm Jr., Jason Blum
Durée : 103 minutes

Casting :
Daniel Kaluuya : Chris Washington
Allison Williams : Rose Armitage
Catherine Keener : Missy Armitage
Erika Alexander : Détective Latoya
Bradley Whitford : Dean Armitage
Caleb Landry Jones : Jeremy Armitage
Lil Rel Howery : Rod Williams
Keith Stanfield : Andre « Logan » Hayworth
Betty Gabriel : Georgina
Marcus Henderson : Walter
Stephen Root : Jim Hudson
Zailand Adams : Chris, âgé de 11 ans