On commence cet avis plutôt réjouissant par JD McPherson et son album Let the Good Times Roll, sorti en 2015. Il nous offre un rock rétro maîtrisé et entraînant. Certes, cela manque parfois d’une petite étincelle, mais le talent s’affirme de plus en plus au cours de l’album, qui se révèle de plus en plus convaincant au fil des plages. Malgré une voix un peu plate, il nous livre quelques très bons titres comme par exemple It Shook Me Up et Everything Talking Bout the All American.
On enchaîne avec The Veil, un album du groupe suédois Simian Ghost. Ce dernier nous offre une musique évaporée et fraîche, très agréable, qui coule toute seule aux oreilles. Ce n’est pas toujours hyper élaboré, mais toujours mélodieux et doux. Ils parviennent à créer une belle ambiance. Cependant, l’album est peut-être un peu long. 18 plages, c’est un peu trop pour un album agréable mais sans non plus une épaisseur incroyable. Heureusement, quelques titres cassent un peu la légère monotonie, comme Never Really Know, un morceau qui sonne un peu plus funky et qui est vraiment sympa.
On termine avec Curtis Harding, un artiste américain qui n’a même pas sa page sur Wikipedia en anglais. C’est d’autant plus incompréhensible que Soul Power est véritablement un excellent album. Un son jazzy et soul, suave et agréable. Les titres sont d’une qualité constante, portés par une très belle voix et une grande maîtrise. Il n’y a vraiment ici aucune monotonie, avec une alternance de styles, entre blues et même rock. Bref, une très belle découverte.

Tout cela ne fait pas non plus de Cherchez la Femme le film du siècle. L’équilibre fait certes l’originalité et l’intérêt de ce film, mais en restant ainsi entre deux, il ne parvient pas à devenir un chef d’œuvre ni dans une direction, ni dans l’autre. Mais il serait cependant dommage de ce priver de ce cocktail de légèreté et d’intelligence. Deux éléments bien trop peu répandus dans ce bas monde, qui en aurait pourtant bien besoin. Ce film ne changera pas la face du monde, mais il fait du bien !
On peut saluer la performance absolument remarquable de la jeune Noée Abita, qui tient là un premier rôle mémorable et qui n’avait rien d’évident. Ava est également parcouru d’une certaine audace visuelle par une mise en scène des corps assez crue mais jamais vulgaire. On lui reprochera simplement une trame narrative qui nous amène vers un dénouement qui m’a laissé quelque peu sur ma faim. Comme je l’ai dit, le film ne cherche jamais à tirer des leçons de ce qu’il raconte, mais une conclusion plus forte aurait été bienvenue.
Ensuite, le Grand Méchant Renard et Autres Contes offre trois sketchs, tous les trois à la fois drôles et sachant faire naître une vraie tendresse pour les personnages. L’humour n’est jamais vulgaire ou facile, mais reste comme je l’ai dit plus haut assez premier degré. Toute la famille partagera le même degré de compréhension comme cela, mais personnellement, j’aurais bien aimé un peu plus de sous-entendu plus adulte ou de double sens. Le film en reste donc au stade de la petite friandise familiale, qui vaut bien d’autre 4h cinématographique.
Malheureusement, le scénario de Creepy est aussi ponctué d’incohérences trop énormes pour être pardonnables. En effet, je doute que le Japon ait pour tradition séculaire d’aller arrêter des serial killers dangereux en solitaire, surtout en descendant dans la cave comme si de rien n’était. Une fois, on aurait passé outre. La deuxième fois, cet excès de facilité vient gâcher quelque peu le plaisir et sort le spectateur de son d’inquiétude. Tout cela est vraiment regrettable car l’ensemble est de grande qualité par ailleurs. Donc au final, un film creepy mais pas tant que ça !
Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar est donc totalement formaté, mais aussi terriblement efficace. Pas de digression ou de cabotinage interminable de la part de Johnny Depp. Le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer et il découvre avec plaisir de nouveaux personnages. Certes, celui interprété par Javier Bardem rappelle beaucoup de ses prédécesseurs, mais le talent et le charisme de l’acteur espagnol lui confèrent une dimension supplémentaire. Tout cela fait que l’on est heureux de voguer une nouvelle fois à bord du Black Pearl. Une dernière fois ? La fin nous indique clairement que le voyage n’est pas terminé… Et finalement on ne s’en plaint pas !
Le Vénérable W se focalise presque exclusivement sur l’étude du personnage (enfin une personne malheureusement bien réelle). Ce documentaire est avant tout un portrait. Il y a bien sûr des éléments de contexte, mais ils restent assez limités. Cela nuit quand même à la compréhension globale des événements décrits. De telles figures monstrueuses ne sévissent que sur un terreau favorable et comprendre leur influence nécessite de bien le décrypter. Le rôle notamment d’Aung San Suu Kyi est à peine évoquée, même si cela ne constitue pas il est vrai le sujet du film. Ce documentaire n’en présente pas moins un immense intérêt et donne envie de creuser la question. Mais à la fois, le rôle d’un documentaire n’est-il pas autant d’attiser notre curiosité que l’étancher.

Le pire reste cependant le choix de DC d’écarter tout second degré et rester désespérément sérieux. Ainsi, il projette la Reine des Amazones en jupette au XXème siècle sans la moindre dérision. Cette prétention désespérante fait que l’on ne voit aucune raison d’être clément vis-à-vis des défauts cités plus haut. Allons plutôt revoir les Gardiens de la Galaxie 2. Le seul élément qui sauverait presque le film se nomme Gal Gadot. Elle est tout d’abord incroyablement, mais alors incroyablement belle, mais pas que. Il se dégage d’elle et de son regard quelque chose de rare. Elle parvient ainsi à nous faire croire à son personnage, malgré le ridicule qui lui pend au nez. On attend avec impatience qu’elle laisse tomber la jupette (et la série Fast and Furious) pour des rôles plus valorisants !
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