On connaissait les films tirés d’une histoire vraie. Ils sont nombreux, même peut-être de plus en plus, les scénaristes manquant parfois un peu d’imagination et d’inspiration. Outsider inaugure par contre une genre nouveau : l’histoire vraie tirée d’un film tiré d’une histoire vraie… Bon, décrit comme cela, c’est vrai que ce n’est pas hyper clair. Il s’agit en fait de l’histoire, forcément un peu romancé, de l’homme dont la vie a inspiré Rocky… qui était donc une vision très romancée de sa propre existence.
L’idée de base d’Outsider présente donc une certaine originalité. Même si au-delà de ça, le film ne l’est pas tant que ça. Une histoire assez classique de succès qui survient chez quelqu’un pas vraiment préparé pour cela et qui connaîtra la chute qui suit l’ascension. Une histoire donc aussi ancienne que le cinéma et qui connaît là un nouvel avatar. Certainement pas le plus marquant, le plus profond ou le plus passionnant. Mais sans être pour autant désagréable à suivre.
Outsider se laisse regarder avec un plaisir réel, notamment grâce à la très belle performance et le charisme saisissant de Liev Schreiber. Il arrive à faire preuve de ce dernier tout en campant un personnage de loser tout à fait convaincant, au prix d’un subtil équilibre. Naomi Watts et Elisabeth Moss l’accompagnent avec tout leur talent pour un casting au final très brillant et qui tire vraiment le film vers le haut. C’est avant tout pour lui que l’on rangera ce film avec tous ceux qu’on aurait pu ne pas voir sans regret, mais qu’on a fini par voir sans regret non plus.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Réalisation : Philippe Falardeau
Scénario : Jeff Feuerzeig, Jerry Stahl, Liev Schreiber et Michael Cristofer
Photographie : Nicolas Bolduc
Montage : Richard Comeau
Musique : Corey Allen Jackson
Production : Christa Campbell, Lati Grobman, Carl Hampe, Liev Schreiber, Michael Tollin
Sociétés de production : Campbell-Grobman Films, Mike Tollin Productions, Millennium Entertainment
Durée : 98 minutes
Casting :
Liev Schreiber : Chuck Wepner
Naomi Watts : Linda,
Elisabeth Moss : Phyllis
Jim Gaffigan : John Stoehr
Michael Rapaport : John
Pooch Hall : Mohamed Ali
Ron Perlman : Al Braverman
Morgan Spector : Sylvester Stallone
Kelvin Hale : Charlie Polite
Sadia Sink : Kimberley, à 11 ans


Le Chanteur de Gaza parle avant tout d’espoir. Et pour cela on pardonne l’édulcoration de certaines questions. Le film est naïf, mais du coup il est assez direct et fonctionne au final assez bien. On est forcément touché par cette histoire et on soutient totalement le personnage principal dans son parcours. Et c’est effectivement assez rafraîchissant de regarder ce territoire avec de l’admiration pour ce qu’un de ces habitants a accompli et non seulement de la compassion ou de la peur. Le film fait avec ses moyens, y compris en termes de talent artistique, mais au final il fait bien !
On poursuit avec Moon Duo, un nouveau groupe américain, et leur album Shadow of the Sun. Là aussi le résultat est quelque peu évaporé et pas vraiment marquant. Le travail sur les instrumentations n’est pas inintéressant, mais sans être transcendant non plus. La voix est fade et effacée et les titres sont tous dans le même registre. Contrairement, à l’album plus haut, il n’y a pas de côté mélodieux pour compenser et celui-ci est au final tout simplement insupportable.
On termine avec une artiste anglaise Marika Hackman qui signe avec We Slept at Last un album… évaporé lui aussi. Mais il se caractérise surtout par une grande mélancolie, qui rend le résultat toujours mélodieux et parfois même envoûtant. Cependant, là encore, les titres sont tous plus ou moins sur le même registre. Les instrumentations sont certes quelque peu travaillées, mais sans être plus originales ou convaincantes que ça.
Surtout que tout cela est porté par l’extraordinaire caméra de Ridley Scott. Chez lui, même l’inutile, le superflu et le sans surprise évoqué plus haut est assez sublime pour nous en mettre plein les yeux. Alien Covenant est sans doute moins ambitieux artistiquement que Prometheus, mais vaut tellement mieux que la moyenne des films qui peuplent nos écrans. Il nous offre quelques scènes assez incroyables, quelques leçons de cinéma dont beaucoup devraient s’inspirer. A 80 ans, Ridley Scott est peut-être plus proche de la fin que du début de sa carrière. Mais on lui souhaite une assez longue vie pour finir de nous raconter cette histoire et de nous en raconter quelques autres !
Emily Dickinson, A Quiet Passion est d’abord un vrai biopic, pas tout à fait de la naissance à la mort, mais presque. Elle nous fait découvrir la personnalité de cette auteure peu connue de son vivant, mais qui aura pourtant tout donné à son art quand d’autres éléments de son quotidien se sont peu à peu étiolés. Une artiste remarquablement interprétée par Cynthia Nixon, que l’on avait un peu perdu de vue depuis Sex and the City. C’est aussi le portrait d’une société, la société puritaine du Sud des Etats-Unis à l’époque de la guerre de Sécession. En particulier, la place de la femme auquel il était assigné un rôle, dont il était inconvenant de sortir. Le film est au fond le récit d’une rébellion. D’une rébellion ratée qui n’aura peut-être pas conduit celle qui l’a menée au bonheur, mais aura laissé au monde une œuvre poétique magistrale.
Si elle n’est pas tape à l’oeil, la mise n’en reste pas moins assez remarquable. Il en est effet pas toujours évident de placer une caméra dans des espaces trop confinés. On sait bien qu’un simple appartement est parfois trop étroit pour échapper à une impression de théâtre filmé, alors que dire de quelques mètres cubes dans lesquels le personnage évolue. Cependant, on a toujours l’impression d’assister à du vraie cinéma et si elle nous fait partager le sentiment d’enfermement ressenti par le personnage, la caméra ne semble jamais enfermée outre mesure. Tout cela mène vers un dénouement dont le spectateur ne découvre la nature qu’au tout dernier moment. Vous pourrez toujours dire « je le savais », mais ce n’était qu’une hypothèse parmi d’autres. En tout cas, encore une fois, vive la Corée au cinéma !
De Toutes Mes Forces ne souffre pas la comparaison deux secondes avec la Tête Haute, sorti il y a un an et qui décrit le même univers. Et ce n’est pas faire injure à Yolande Moreau de dire que Catherine Deneuve portait le film une catégorie au-dessus. Par contre, pour le jeune Khaled Alouach n’a rien à envier à Rod Paradot. Il porte vraiment le film sur ses épaules et il serait vraiment injuste de lui reprocher les faiblesses inhérentes à l’histoire. Au final, le film n’est pas inintéressant en soi, mais encore une fois, pas aussi émouvant que l’on aurai aimé.
Quelques longueurs mais aussi de vrais bons et gros fous rires. Certes, ce n’est pas toujours hyper subtil, mais Problemos fait clairement le choix de la caricature et cela fonctionne plutôt bien. Le film a quelque chose de rafraîchissant dans une société tendue, où les discours sont souvent manichéens. Il prouve qu’il y a du ridicule partout et que rares sont ceux qui peuvent donner des leçons aux autres quand on creuse vraiment. L’humour repose beaucoup sur les contradictions de ceux qui jure qu’ils sont de vrais, des purs, des durs. Ce n’est au final certainement pas le film de l’année, mais globalement plutôt une bonne surprise.
Les Gardiens de la Galaxie, Volume 2 est une sortie de grosse pochette surprise pour geeks. Les clins d’oeil et les références à la pop culture sont innombrables et presque toujours sous forme d’une vanne qui fait mouche et arrache de vrais éclats de rire aux spectateurs. Cela crée par la même occasion une très fort sentiment d’attachement envers les personnages. La vraie star de ce film reste d’ailleurs Baby Groot, version enfantine de cet arbre androïde de l’espace, qui est doté ici d’un charme incroyable. Dommage que tout cela soit légèrement alourdi par un excès de bons sentiments, qui frise un peu le lourdingue surtout sur la fin. Mais bon, on a quand même particulièrement hâte de les retrouver !
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