






My Sweet Pepper Land est une mélange assez improbable entre le western et la comédie romantique. Le réalisateur, Hiner Saleem, assume d’ailleurs totalement le parallèle avec le grand ouest américain, qui lui rappelle la situation actuelle de la région. Une contrée sauvage donc, où règne la loi du plus fort… jusqu’à l’arrivée des deux principaux protagonistes qui vont venir perturber l’ordre établi. Ce film est d’ailleurs avant une rencontre avec deux merveilleux personnages, interprété par deux merveilleux acteurs, dont la merveilleuse (oui, je sais je me répète) Golshifte Farahani, dont on était déjà tombé follement amoureux dans Syngué Sabour.
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LA NOTE : 13,5/20
Korkmaz Arslan : Baran

Au final, les espoirs sont plutôt comblés. Même si X-Men : Days of the Future Past n’est pas le plus grand chef d’œuvre du genre, il offre richesse, péripéties variées et grand spectacle. Richesse par le foisonnement des personnages, même si certains sont du coup totalement sous-exploités (Omar Sy est plus proche de la figuration que du rôle marquant, à l’inverse de Jennifer Lawrence qui est la grande star de ce film). Péripéties variées avec un croisement incessant des intrigues qui fait plonger constamment le spectateur d’un lieu et d’une époque à l’autre. Et grand spectacle avec des scènes de combats épiques, des poursuites… et un grand moment de cinéma.

LA NOTE : 13/20

Deux jours, Une Nuit a beaucoup fait parler de lui à travers la performance assez extraordinaire de Marion Cotillard. Elle confirme, après De Rouilles et d’Os, qu’elle est faite pour les rôles difficiles. Elle possède un talent rare que les grands directeurs d’acteurs savent transcender. Les frères Dardenne font partie de cette race là. Pourtant, la tâche était ardue car savoir se renouveler tout au long d’un film, quand on doit rejouer encore et encore la même situation, demande d’aller chercher au plus profond de soi. Ne doutons pas que Marion Cotillard a mis beaucoup d’elle même dans ce rôle et on ne peut que l’en remercier.
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Mais le plus grand exploit des Frères Dardenne est sans doute d’arriver à signer un film d’une telle force et d’une telle qualité, avec une réalisation aussi sobre. Mes voisins au cinéma ont fait souligné le fait qu’il n’y a pas de musique dans Deux Jours, Une Nuit. Mais sans ce commentaire, je ne l’aurais absolument pas remarqué tant ils arrivent, sans aucun artifice, à nous faire partager les sentiments des personnages et nous plonger au cœur de ce film qui aurait fait une très belle Palme d’Or.
LA NOTE : 15/20

C’est vrai que dit comme ça, on peut avoir un peu de mal à mesurer tout l’intérêt de Days. Mais je n’en dirai pas plus car c’est justement dans son aspect original et surtout surprenant que réside une large partie de l’intérêt de ce roman. Il s’agit d’une critique acerbe de la société de consommation, traitée avec un certain humour et pas mal d’imagination. Le récit est extrêmement bien construit, avec des personnages très réussis et une intrigue qui s’épaissit à chaque page.
Et si au final, on dévore vraiment Days, c’est aussi parce qu’il est plutôt bien écrit. On n’est pas là face à un chef d’œuvre de la littérature, mais une écriture fluide, claire et très agréable. On peut d’ailleurs regretter que ce roman soit un des rares de son auteur à avoir été traduit en Français. Bon, rien ne me prouve que le reste de sa bibliographie soit du même acabit, mais j’ai du mal à croire qu’elle ne vaut pas bien mieux que beaucoup d’auteurs largement distribués sous nos contrées francophones.

Maps to the Stars reprend une des grandes obsessions du réalisateur canadien : le malaise profond des gens qui ont beaucoup d’argent. Je suis bien d’accord que c’est un sujet comme un autre, mais bâtir une bonne partie de sa carrière là-dessus est quelque peu risqué. On a bien du mal à avoir le moindre sentiment d’empathie pour les personnages. Ce film n’est même pas vraiment une vision au vitriol d’Hollywood, comme certains ont essayé de nous le faire croire, mais juste le destin individuel d’enfants gâtés et pourris en profondeur.

Par contre, je serai injuste si je ne saluais pas la performance extraordinaire de Julianne Moore. Mais peut-on en attendre moins d’une si grande actrice ? Allez, j’arrête de faire mon critique blasé pour apprécier à sa juste mesure cette interprétation magistrale.
LA NOTE : 08/20




The Homesman reprend pourtant des éléments assez classiques. La femme livrée à elle-même qui va trouver un appuis auprès d’un vieux routier de l’ouest a servi de base encore récemment au sympathique Sherrif Jackson. Par contre y introduire un thème social, le traitement des maladies mentales et de la dépression à une époque pré-freudienne, constitue une démarche beaucoup plus originale. Elle est menée avec beaucoup d’intelligence, menant dans un subtil équilibre les dangers que recouvrent la traversée d’un ouest encore sauvage avec une vraie émotion et un profond humanisme.

LA NOTE : 14/20

D’Une Vie à l’Autre souffre d’une grosse faille dans son scénario. On comprend le fin de mot de l’histoire bien avant les personnages. Du coup, on passe une partie du film, surtout le dernier tiers, à avoir envie que les choses s’accélèrent. Le film essaye bien de faire comme ci et d’entretenir un suspense totalement artificiel, mais ça ne fonctionne pas du tout. Cela vient gâcher une première partie plutôt bien foutue, beaucoup mieux maîtrisée, où les éléments se dévoilaient progressivement les uns après les autres.

LA NOTE : 10,5/20

Pourtant, ce résultat n’avait rien d’une surprise. A quelques arrondis près, il est conforme à ce que tous les sondages annonçaient, avec une dynamique très favorable au FN sur les derniers jours. Cela n’a pas empêché tout le monde d’avoir totalement l’air étonné et abasourdi. Fermer les yeux alors qu’on va droit dans le mur constitue une généralement très mauvaise façon d’éviter le choc. C’est même le meilleur moyen pour le rendre inéluctable. Et c’est bien ce que s’évertue à faire la classe politique depuis longtemps !
S’il y a une grande leçon à tirer définitivement de ce scrutin, c’est que le vote FN est désormais un vote qui dépasse de très loin le clivage gauche/droite. On le sait depuis longtemps, mais c’est très dur à accepter à gauche. Il faut voir comment le PS et le Front de Gauche construisent leur discours pour s’opposer à Marine Le Pen pour comprendre à quel point ils refusent cette réalité. Comment expliquer autrement que la liste PS ait fait plus à Viroflay, ville pourtant très à droite mais où le FN fait toujours des scores faibles, un résultat meilleur qu’au niveau national ? Quelque chose a vraiment changé à ce niveau-là et il est temps d’en tirer les conséquences.
Les résultats de Viroflay montrent aussi à quel point le vote FN se nourrit des problèmes rencontrés par la population. Démontrer que les solutions qu’ils proposent sont inefficaces est un coup d’épée dans l’eau. Car aux yeux de ceux qui leur apportent leurs suffrages,elles n’ont d’autre mérite que d’être différentes que celles proposées par des partis dit de gouvernement, qui se sont montrés incapables de réduire durablement le chômage, la précarité, le mal-logement et les inégalités dans notre pays.
Il n’y a donc qu’un seul moyen pour faire refluer le Front National : faire entrer dans notre pays dans une dynamique positive où les problèmes semblent se résoudre plutôt que s’accroître. Je sais que lorsque l’on a dit ça, on n’a rien dit puisque si la tâche était facile et les solutions connues, ça se saurait. Mais une chose est sûr, le discours de culpabilisation, le rappel à l’histoire deviennent chaque jour plus inefficaces, voir même contreproductifs. IL y a urgence de s’en rendre compte avant de vivre en 2017 des soirées électorales beaucoup plus sombres que celle du 25 mai dernier.
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