
Face à ce triomphe de la logique, il faut bien que les commentateurs trouvent des choses à dire. Car dire toutes les semaines que telle ou telle équipe est tout simplement plus forte que les autres devient vite lassant quand on veut passer pour un analyste subtil et pertinent. Alors on fait la fine bouche, on guette le moindre signe de faiblesse pour en tirer des conclusions définitives sur le talent réel de tel joueur ou de tel entraîneur, qui passé d’une semaine à l’autre du statut de génie absolu à celui d’escroc surcoté.
Ah si Demba Ba avait tiré au-dessus ! Ah si Monsieur Kuipers n’avait accordé que trois minutes d’arrêts de jeu ! Alors tous les commentaires, toutes les analyses auraient été radicalement différentes. Et pourtant, les faits sur lesquels ils auraient reposé n’auraient été que très marginalement changés. Le football est le sport où l’aléatoire, le hasard et la chance jouent le plus grand rôle. Mais voilà quelque chose d’insupportable pour l’esprit humain qui s’efforce toujours de mettre de l’ordre et du déterminisme dans le chaos. Encore plus quand il s’agit de justifier un salaire de journaliste ou de consultants…
Cependant, il serait injuste de jeter la pierre à qui que ce soit. Car c’est l’apanage de tous passionnés de football de participer pendant des heures à ces conversations futiles. Cela fait même partie intégrante du plaisir que l’on a à aimer si intensément ce sport ! Alors assumons et continuons à écrire des thèses à chaque fois que le PSG a le malheur de perdre un match tous les quatre mois ! C’est intellectuellement ridicule, mais le ridicule ne tue pas. Il fait même parfois un peu de bien dans un monde où il y a tant de raisons d’être sérieux et graves !

Le thème de la vengeance et de la rédemption est omniprésent au cinéma. Alors évidemment, on est quelque peu exigeant vis-à-vis des réflexions qui empruntent le même chemin. La Voie de l’Ennemi n’apporte pas vraiment d’éclairage nouveau et si le récit arrive à maintenir un vrai suspense, au final il n’y a rien de surprenant dans l’évolution et la réaction des personnages. Si on n’en ressort pas vraiment déçu, on ne peut pas en être complètement satisfait.

Par contre, la réalisation de Godzilla est très inégale. Certes, il y a quelques petits moments de grâce cinématographique, surtout vers la fin, comme des parachutistes traversant les nuages pour un plan de toute beauté… et surtout quelques scènes de destruction particulièrement réjouissantes. Mais cela reste reste très fugace et la mise en scène est parfois d’une désolante médiocrité ou bien d’une confondante maladresse. Et puis, le film souffre d’un problème de rythme. Il est nettement trop long avec des scènes qui s’étirent inutilement en longueur.


Au Nom du Fils reste tout de même un film inégal. Les moments les forts sont ceux où le film choisit clairement soit le rire, soit le drame. Mais entre deux, le scénario flotte parfois un petit peu et on ne sait pas trop sur quel pied danser. Le propos devient alors beaucoup moins convaincant, surtout que Vincent Lanoo a quelque peu tendance à étirer les scènes en longueur. Mais l’énergie et le talent déployés par Astrid Whettnall, une formidable actrice, compensent largement et permet à ce film d’être ce qu’il y a eu de plus original et surprenant sur nos écrans en 2014.
Night Moves se distingue aussi par son casting convaincant, notamment le duo Jesse Eisenberg et Dakota Fanning. Si le premier commence à faire partie du décor du cinéma américain, on continue de découvrir le talent de la jeune actrice qu’on avait découvert dans La Guerre des Monde et The Runaways (dans Twillight aussi, mais il y a des choses qu’il vaut mieux taire). Elle confirme ici un potentiel qui sera pleinement exploité, espérons-le, par d’autres réalisateurs.
Le dénouement aurait pu presque sauver The Amazing Spider-Man : Le Destin d’un Héros. En effet, le combat final est très réussi. Puis, presque sans qu’on s’y attende, le film nous offre la scène que tous les fans de l’homme araignée ont rêvé de voir à l’écran. Le moment le plus fort, le plus inoubliable, le plus mythique des 50 ans du comics. Celui que Sam Raimi n’avait pas voulu (pas osé?) inclure dans sa trilogie. Et il faut bien avouer qu’il est remarquablement bien réalisé. Alors de quoi se plaint-on ? Mais justement, on se dit que Marc Webb n’avait pas le droit de noyer un tel moment dans un tel océan de médiocrité. Il ne méritait pas le privilège de faire vivre cette scène. Bref, le fan que je suis s’est retrouvé plongé dans un mélange d’enthousiasme et de colère qui n’a pas amélioré l’opinion que j’ai pu avoir de ce film.


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