






Ce second volet m’a fait la même impression que m’avait faite le Hobbit : Un Voyage Inattendu. C’est à dire qu’on y retrouve la magie du Seigneur des Anneaux, dans la limite autorisée par un roman moins riche, moins dense, moins sombre, même enrichi considérablement par les annexes de l’oeuvre de Tolkien. La forme est toujours impeccable, mais le fond manque toujours d’un rien de souffle épique, d’un rien de démesure. En effet, on ne demande pas ici à un hobbit de sauver le monde, juste de voler un bijou (bon c’est plus compliqué que ça, mais je résume) et cela change tout.

La critique est donc définitivement un art particulièrement subjectif. J’irai peut-être voir une troisième fois le Hobbit : la Désolation de Smaug, histoire d’être définitivement bien sûr de moi. Mais quelque chose est vraiment sûre ! Le troisième et dernier volet est attendu avec une grande impatience !
LA NOTE : 14/20
Casting :

Pourtant, ce n’était pas gagné que j’aime ce film. En effet, son personnage principal est un jeune garçon passablement insupportable. D’habitude, que ce genre de personnage ait des problèmes dans la vie ne constitue pas pour moi une excuse qui le rend sympathique. Jeune ou vieux, un monstre reste un monstre et les paires de claques se perdent du berceau à la tombe. Mais le grand mérite de le Géant Egoïste est d’arriver à vous faire aimer ses personnages malgré tout.

Si la réalisation fait parfois penser à un téléfilm, Le Géant Egoïste bénéficie cependant d’un casting d’une immense valeur. C’est vraiment à se demander comment le cinéma britannique arrive à produire ainsi des comédies formidables à la chaîne.
LA NOTE : 14/20

Tel Père, Tel Fils est à la fois universel et très lié à la société japonaise. Ou disons qu’il permet de voir comment les caractéristiques de cette dernière exacerbe certains aspects de la réflexion. Cependant, le film ne sombre jamais dans l’excès. Il repose sur la comparaison entre deux figures paternelles très différentes, pour ne pas dire opposées, mais qui ne sombrent jamais dans la caricature. On y retrouvera tous des situations, des réactions, des attitudes que l’on a vécu plus ou moins directement.

Les acteurs sont eux aussi formidables, avec une mention tout particulière pour Masaharu Fukuyama. La réalisation est sombre, mais terriblement élégante et raffinée. Bref, on est là devant un très beau moment de cinéma, alliant une grande humanité, une infinie tendresse, de l’humour parfois et surtout une émotion profonde et sincère.
LA NOTE : 15,5/20

Avec Le Loup de Wall Street, Martin Scorsese revient à ce qu’il sait faire de mieux : le récit de la vie de quelqu’un pas très honnête de l’ascension à la chute. Pas de mafia ici, mais le milieu de la finance et ses excès. Le déroulé du film est donc sans surprise, l’intérêt reposant beaucoup plus sur le chemin qui sera parcouru plutôt que sur le point d’arrivée. Le réalisateur maîtrise le sujet à merveille, mais ça sent quand même un tout petit peu le réchauffé. Surtout que la forme aussi est typique de son œuvre, avec différents personnages parlant en voix-off comme un narrateur

A côté de cela, Le Loup de Wall Street reste un film dirigé par Martin Scorsese avec Leonardo Di Caprio. C’est à dire que la classe à l’état pur transparaît dans chaque image. C’est merveilleusement filmé et merveilleusement interprété. Mais un peu comme pour le duo James Gray – Joaquim Phenix, on peut se demander si un tel duo à force d’être reconduit ne finit pas par tomber dans une certaine routine qui ne cherche plus à nous proposer quelque chose d’inattendu.
LA NOTE : 12,5/20

Dès les premières pages, on sent tout de même bien que quelque chose cloche dans ce paysage qui ne devrait être fait que de discipline, de droiture et de repentir. Mais il est difficile de savoir quoi. Tout ça grâce à la plume très habile d’Anthony Shaffer, surtout connu pour ses qualités de scénaristes (Frenzy d’Alfred Hitchcock ou bien les adaptations du Crime de l’Orient-Express ou de Mort sur le Nil d’Agatha Christie). Il arrive à installer le malaise peu à peu, l’air de rien et sans que l’on comprenne bien comment. Cela passe notamment par une grande subtilité et une réelle ambiguïté chez les personnages. Jamais on ne se doute d’où le mal finira par surgir.
Absolution est un roman court, mais riche et suffisant. Anthony Shaffer aurait pu faire preuve de facilité en plaçant son action dans un lieu censé consacrer le « bien ». Mais il traite son sujet avec une grande intelligence, une finesse rare pour le genre et signe là définitivement un excellent roman.

Le film est clairement en deux parties. Dans la première, on chante ! C’est une tradition chez Disney, mais là on chante vraiment souvent. Et quand on est amateur de comédies musicales comme moi, on est ravi ! La deuxième est par contre beaucoup plus tournée avec l’action. C’est rythmé, spectaculaire et tout aussi réussi. Bref, la Reine des Neiges est un film riche qui donne beaucoup de raisons de l’aimer.

LA NOTE : 12,5/20

The Lunchbox est un film drôle et tendre, même s’il décrit les lourdeurs de la société indienne, le désir de certains d’y échapper et la difficulté pour y parvenir. Mais l’humour domine quand même pour nous donner le sourire tout au long du film. Un sourire franc et massif, tant on est séduit par les personnages et les situations. Le tout est porté par un fil narratif qui crée un vrai suspense et maintient donc l’intérêt du spectateur au plus haut jusqu’à la dernière seconde.

LA NOTE : 13/20

Albator, Corsaire de l’Espace nous revient cette fois en images de synthèse. Déjà premier point, le film est esthétiquement très beau. Certes, cela donne un côté un peu froid aux personnages, mais les scènes de batailles sont vraiment sublimes. Cela aboutit surtout à un « graphisme » plus adulte que les séries originales. L’ambiance y est beaucoup plus sombre, collant parfaitement avec le scénario.

Cette adaptation d’Albator, Corsaire de l’Espace sur grand écran constitue donc une vraie réussite, bien au-delà du simple gadget pour geeks. Un beau film d’animation de science-fiction… qui ne nous empêchera pas d’en ressortir avec la musique du générique orignal dans la tête.
LA NOTE : 12,5/20

Un Monde Sans Fin est donc la « suite » des Piliers de la Terre, l’œuvre la plus remarquable du romancier gallois, pourtant abonnés aux best-sellers. Suite entre guillemets, puisque l’action se déroule près de deux siècles plus tard. Ce sont donc les lieux que l’on retrouve et non les personnages. L’avantage est qu’un lecteur peut s’attaquer à ce roman sans avoir lu le premier volet. Il ne saisira pas certaines allusions, mais elles sont vraiment peu nombreuses et n’ont aucun impact sur la compréhension.
Un Monde Sans Fin est un peu moins inoubliable que les Piliers de la Terre, mais il n’est demeure pas moins ce qu’il se fait de mieux en termes de roman historique. C’est passionnant, avec une foule de personnages remarquables et des rebondissements nombreux sur les 34 années que nous fait parcourir cette histoire (1327-1361). Le style est toujours aussi vivant et léger et on avale les pages avec un appétit féroce.
Allez, pour faire bonne figure, je vais exprimer une toute petite réserve. Dans chaque roman de Ken Follett, il y a une scène qu’on qualifiera sexuellement explicite. Et j’avoue qu’elles me font toujours un peu sourire, parce qu’on se demande parfois pourquoi elles sont aussi détaillées que dans un roman de la collection Arlequin. Cela fait partie du charme de l’auteur, mais c’est vrai qu’ici, elles sont quand même un peu particulièrement nombreuses. Enfin noyées dans tout le reste, il serait injuste d’affirmer qu’elles nous gâchent le plaisir.
Commentaires récents