JE FAIS LE MORT : Du rire bien vivant

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jefaislemortafficheJe suis le premier à souligner que les comédies françaises ne sont pas toujours drôles, manquant de rythme et de densité. Mais heureusement, ce n’est pas toujours le cas. La preuve avec Je Fais le Mort, certainement pas le film du siècle, mais un vrai petit plaisir de fin d’année (enfin de début désormais, mais personnellement, je l’ai vu le 24 décembre) sans autre prétention que celui de nous divertir.

Pourtant Je Fais le Mort repose sur le ressort le plus éculé de la comédie : le duo de personnages que tout oppose et obligé de collaborer. Cette fois-ci, il s’agit d’un acteur raté, interprété à la perfection de François Damiens, qui est désormais clairement l’acteur comique le plus drôle du cinéma francophone, et une juge d’instruction un brin psychorigide, qui nous permet de mesurer tout le talent de Géraldine Nakache, qui s’affirme de films en films. Rien de révolutionnaire donc, mais quand le synergie est là, le résultat est garanti. On rit et on rit souvent !

jefaislemortJe Fais le Mort est à ranger dans les comédies policières. Le volet enquête n’est peut-être pas la première motivation du spectateur qui va voir ce film, mais pour une fois, il apporte une vraie plus-value. Là encore, rien d’extraordinaire, mais au moins un minimum de suspense et de rebondissements inattendus qui font de cet aspect plus qu’un prétexte aux situations comiques. Bref, tout ça accumulé, cela donne tout simplement un bon petit film !

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Production : Diaphana Films, Les Films du Fleuve
Distribution : Diaphana Films
Réalisation : Jean-Paul Salomé
Scénario : Jean-Paul Salomé
Montage : Sylvie Lager
Photo : Pascal Ridao
Décors : Françoise Dupertuis
Son : Miguel Rejasn, Paul Heymans, Thomas Gauder
Musique : Bruno Coulais
Durée : 105 mn

Casting :
Géraldine Nakache : Noémie Desfontaines
François Damiens : Jean Renault
Anne Le Ny : Mme Jacky
Lucien Jean-Baptiste : Lieutenant Lamy

A TOUCH OF SIN : Plongée vertigineuse

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atouchofsinafficheEn allant voir A Touch of Sin, je me suis dit « chouette, un polar coréen, j’adore ça ! »… Comme quoi je ne lis vraiment pas le contenu des critiques, puisqu’il s’agit en fait d’un film chinois et qu’il ne s’agit pas du tout d’un polar. Enfin, j’avais tout de même bien retenu les commentaires plutôt dithyrambiques, alors je me suis dit que ce n’était pas bien grave et que j’avais bien fait de venir.

Par contre, je serai un peu moins enthousiaste que mes collègues… Oui, j’adore dire collègues, comme si j’étais moi aussi un professionnel… A Touch of Sin est un film à sketchs, donc forcément un peu inégal. Et je dois bien avouer qu’à quelques moments, je me suis fait un peu chier, disons le tout net. Oh jamais très longtemps, mais c’est à noter tout de même. Reste que cela n’enlève rien à l’intérêt du sujet, une plongée assez vertigineuse au cœur de la société chinoise actuelle, où la frustration de la population fait naître une violence parfois dévastatrice.

atouchofsinA Touch of Sin ne ménage donc pas le spectateur, avec une violence crue qui peut intervenir dans des situations pourtant anodines. Cela en fait un film assez inclassable, parfois assez surprenant et qui apporte un regard sans compromis sur l’Empire du Milieu et la tension sociale sous-jacente. La réalisation est totalement maîtrisée, d’un classicisme presque froid, mais qui fait du coup particulièrement ressortir les moments où la violence survient. Un voyage dépaysant… et un peu inquiétant aussi.

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Production : Xstream Pictures, Office Kitano, Shanghai Film Group Corporation
Réalisation : Jia Zhang-ke
Scénario : Jia Zhang-ke
Montage : Lin Xudong, Matthieu Laclau
Photo : Yu Lik-wai
Décors : Liu Weixin
Distribution : Ad Vitam
Son : Zhang Yang
Musique : Lim Giong
Durée : 133 mn

Casting :
Xiao Hui : Luo Lanshan
Jiang Wu : Dahai
Wang Baoqiang : Zhou San
Xiao Yu : Zhao Tao

LA VENUS A LA FOURRURE : Fourrure fatale

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lavenusalafourrureafficheLe moins que l’on puisse dire, c’est que j’aurais fait preuve d’abnégation pour finir par voir la Vénus à la Fourrure, puisque du fait de sa disparition quasi totale des écrans, j’ai du me rendre dans un cinéma n’acceptant pas la carte UGC. J’ai payé pour aller au ciné… Voilà quelque chose que je n’aurais vraiment pas fait souvent depuis un peu plus plus d’une décennie… (en dehors de ma parenthèse provinciale). Mais je ne voulais pas passer à côté d’un film de Roman Polanski, aux critiques plutôt élogieuses, même si visiblement le public l’a un peu boudé. Et au final, je ne regrette pas !

 La Venus à la Fourrure n’échappe pas aux limites des pièces de théâtre adaptées au cinéma. On est là face à du théâtre filmé et ça se voit. Cependant, Roman Polanski est tout de même arrivé à mettre son décor parfaitement en valeur, à multiplier les angles de prises de vues pour ne pas donner la sensation d’acteurs enfermés dans un espace confiné, au contraire de Carnage, sa précédente expérience de ce type. On peut donc apprécier pleinement le contenu et le jeu des acteurs.

lavenusalafourrureLe contenu se distingue de deux façons. Déjà, la Vénus à la Fourrure est drôle, parfois vraiment drôle. Il exploite la palette complète de l’humour toujours avec le même bonheur et avec de densité pour que l’on s’attarde pas sur les moments qui nous font moins rire. Ensuite, si le propos n’est pas d’une profondeur abyssale, au moins nous mène-t-il vers une direction inattendue. L’évolution du personnage féminin constitue un fil rouge narratif aux virages parfois serrés et qu’on ne voit venir qu’au tout dernier moment.

Enfin, la Vénus à la Fourrure est l’occasion de se rappeler à quel point Mathieu Almaric est un acteur génial. Mais cela, on le savait déjà, mais il y a des vérités dont on ne se lasse pas. Mais Emmanuelle Seigner lui donne merveilleusement bien la réplique, prouvant qu’elle n’est pas que parce qu’elle a épousé le réalisateur. Certes, elle n’est pas toujours convaincante dans les premières minutes, quand elle joue les filles vulgaires, mais croyez-moi, elle se rattrape sur la fin, au point de finir par voler la vedette de son homologue masculin.

En tout cas, la Vénus à la Fourrure aurait mérité un autre succès au cinéma.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Robert Benmussa, Alain Sarde
Réalisation : Roman Polanski
Scénario : Roman Polanski, David Ives, D’après la pièce de David Ives, Venus in Fur
Montage : Margot Meynier, Hervé de Luze
Photo : Pawel Edelman
Décors : Jean Rabasse
Distribution : Mars distribution
Son : Lucien Balibar
Musique : Alexandre Desplat
Durée : 95 mn
 
Casting :
Emmanuelle Seigner : Vanda
Mathieu Amalric : Thomas

 

CASSE-TETE CHINOIS : Boucler la boucle

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cassetetechinoisafficheCommencer une histoire, c’est bien. La finir, c’est mieux. Après l’Auberge Espagnole et les Poupées Russes, voici le troisième volet des aventures de Xavier, Casse-tête Chinois. Même si aucun des films n’appelaient pas vraiment de suite, il est vrai que le propos général méritait sans doute une conclusion. C’est désormais chose faite. Elle est plutôt réussie, même si quelque peu imparfaite.

Déjà bonne nouvelle, les personnages font enfin leur âge. Parce que, franchement, qui peut croire que Romain Duris a 20 ans dans l’Auberge Espagnole. Bref, Casse-tête Chinois est l’épisode de la maturité pour les acteurs comme pour les protagonistes. Bon, espérons que la maturité ne signifie pas forcément divorce et famille recomposée, mais cela permet à la série d’avoir exploré tous les stades de la vie amoureuse. Et toujours avec le même humour, la même subtilité et le même humaniste.

cassetetechinoisCasse-tête Chinois est parfois très drôle, parfois moins. Inégal, le film est sans doute le moins intéressant des trois. Mais il permet de boucler les boucles et à Cédric Klapisch d’épuiser totalement son sujet. On prend vraiment plaisir à retrouver pour une troisième fois les personnages, toujours aussi attachants et réussis. Ceux qui auront aimé les deux premiers volets auront peu de chance d’être franchement déçu par cet épisode conclusif. Pour ma part, j’émettrai un seul regret, avec deux scènes de clôture qui sont pour moi dans le mauvais ordre. C’est peut-être un détail, mais comme tout le but du film est de conclure, il est dommage qu’il réserve un dénouement imparfait. Mais bon sans doute que je chipote…

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Ce qui me meut, StudioCanal
Distribution : StudioCanal
Réalisation : Cédric Klapisch
Scénario : Cédric Klapisch
Montage : Anne-Sophie Bion
Photo : Natasha Braier
Décors : David Schlesinger, Roshelle Berliner, Marie Cheminal
Son : Cyril Moisson, Ken Yasumoto, Fred Demolder
Musique : Loïk Dury, Christophe Minck
Effets spéciaux : Cédric Fayolle
Directeur artistique : Matteo De Cosmo
Durée : 114 mn

Casting :
Romain Duris : Xavier
Audrey Tautou : Martine
Cécile de France : Isabelle
Kelly Reilly : Wendy
Sandrine Holt : Ju
Margaux Mansart : Mia
Pablo Mugnier-Jacob : Tom
Flore Bonaventura : Isabelle de Groote
Benoît Jacquot : le père de Xavier

MAFIA CHIC (Sophie Coignard et Alexandre Wickham) : Pouvoir, fiction et réalité

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mafiachicMafia Chic fait partie des nombreux livres que j’ai recueillis chez moi, alors qu’ils gisaient abandonnés sur un trottoir. Ce coup-ci, il comporte même une dédicace. Visiblement, il vaut mieux éviter d’offrir de trop beaux cadeaux à une certaine Emilie, puisqu’elle n’hésite pas à les livrer à la merci des inconnus bibliophiles. Bref, je ne savais donc rien de ce roman, écrit par Sophie Coignard et Alexandre Wickham, avant de le parcourir.

Dès les premières pages, j’ai compris qu’on allait me plonger dans un monde que je connais quelque peu (même si c’est quand même de loin) : le pouvoir ! En effet, Mafia Chic nous plonge dans les coulisses de la politique au plus haut niveau de l’Etat. Les deux auteurs ont écrit plusieurs ouvrages pour dénoncer la complicité et l’impunité auto-entretenue des élites politico-économiques dans notre pays. Cette fois-ci, ils ont opté pour la fiction, avec une galerie de personnages qui nous conduira aussi bien à Matignon, qu’au Palais de Justice ou chez les grands éditeurs parisiens. Bref, au cœur de la France d’en haut.

Certes, Mafia Chic est avant tout une caricature, où le Premier Ministre ressemble à une fusion entre Charles Pasqua et DSK. Le trait est parfois un grossier, mais le tout est écrit avec un certain humour qui rend la lecture très agréable. C’est à la fois plus éloigné et plus proche de la réalité qu’on ne le croit. Cela nourrit des fantasmes, mais met aussi le doigts sur des modes fonctionnement bien réels de nos élites. Le style est léger et très vivant, permettant au lecture de dévorer très facilement.

Au final, si on prend ce livre pour ce qu’il est, c’est à dire un roman, il nous offre un bon moment de lecture, qui flatte peut-être le « tous pourris », mais qui nous rappelle que tout n’est pas très rose dans les hautes sphères du pouvoir.

FLY YELLOW MOON (Fyfe Dangerfield), SECRET BLOOD (Shannon Wright), LET ENGLAND SHAKE (PJ Harvey) : Rock calme

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flyyellowmoonfyfedangerfieldTrois CD qui ne dérangera pas trop les voisins aujourd’hui. Enfin quoi que rien n’interdit d’écouter la musique plutôt calme vraiment très fort. On commence par le premier album solo pour un auteur-compositeur anglais dénommé Fyfe Dangerfield. L’album en question s’intitule Fly Yellow Moon, sorti en 2010. Il s’agit d’une musique pop-rock mélodique (indie rock pour ceux qui préfère). On soulignera la réelle conviction avec laquelle il interprète ses chansons, sans pour autant qu’elles soient d’une originalité folle. On retiendra avant tout une belle ballade intitulée Barricades.

secretbloodshannonwrightOn poursuit avec Shannon Wright, une américaine qui nous livre sa musique entre rock et folk depuis près de 15 ans désormais. J’évoquerai ici son album Secret Blood à l’ambiance assez sombre. Les mélodies sont souvent assez sombres, sur lesquelles se pose une voix qui manque quelque peu de puissance et d’ampleur. Sa musique se fait un petit peu plus mélodieuse sur la fin, mais sans pour autant arriver à faire réellement décoller cet album.

letshakeenglandpjharveyOn termine par PJ Harvey et son album Let England Shake. L’Anglaise nous livre là un nouvel échantillon de son rock aux accents parfois électro. Le résultat est parfaitement maîtrisé, les instrumentations complexes et parcoures parfois de sonorités étranges. C’est musicalement au top, mais pour un résultat tout de même un peu froid et qui surtout n’apporte pas grand chose de nouveau par rapport au reste de son œuvre. Mais bon se maintenir au sommet n’est déjà pas donné à tout le monde. On retiendra surtout le morceau All and Everyone, sombre mais d’une grande force.

HUNGER GAMES, L’EMBRASEMENT, THE IMMIGRANT : Soirée bof

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hungergames2afficheQuand on est passionné de cinéma boulimique comme moi, rien de mieux qu’une bonne soirée ciné où on va enchaîner deux ou trois excellents films, chef d’œuvres attendus ou bonnes surprises. Malheureusement, il y a les soirées qui ne se passent pas tout à fait comme ça, où l’on va au contraire passer de déception en médiocrité. Bref des soirées à oublier, à défaut d’être perdues, puisqu’on ne perd jamais sa soirée en allant au cinéma. C’est exactement ce que j’ai vécu en allant voir à la suite Hunger Games, l’Embrasement et The Immigrant.

Hunger Games, l’Embrasement possède tout de même un mérite, celui de donner envie de voir le troisième volet de la trilogie. Mais à part ça, on a droit à un film mal équilibré, qui cherche à reprendre tous les bons éléments du premiers, mais de manière trop rapide ou trop artificielle pour être vraiment convaincante. On est vraiment face à exemple frappant de la faiblesse inhérente à beaucoup de milieu de trilogie, qui se retrouve le cul entre deux chaises, sans effets de surprises, ni possibilité de faire avancer de trop les intrigues. En plus, ici, les quelques bonnes idées, comme la formation d’un triangle amoureux, n’est vraiment exploité qu’à moitié. Reste le bonheur de passer une soirée avec Jennifer Lawrence.

theimmigrantafficheThe Immigrant confirme tout le talent de James Gray et de Joaquim Phenix. Mais il confirme surtout qu’un couple voit vaciller la flamme qui l’anime quand il dure trop longtemps. La nouvelle collaboration entre l’acteur et le réalisateur donne un mélo paresseux, sans grandes surprises, qui s’étire pas mal en longueur sans arriver à faire naître une réelle émotion. C’est maîtrisé, beau à regarder, mais du coup trop lisse et surtout trop attendu. Bref, un film sans réel défaut si ce n’est de manquer au fond vraiment d’intérêt.

LES NOTES :

HUNGER GAMES, L’EMBRASEMENT : 10/20
THE IMMIGRANT : 9/20

HUNGER GAMES, L’EMBRASEMENT
Fiche technique :
Production : Lionsgate
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : Francis Lawrence
Scénario : Suzanne Collins, Simon Beaufoy, Michael Arndt
Montage : Alan Edward Bell
Photo : Jo Willems
Décors : Philip Messina
Musique : James Newton Howard
Costumes : Trish Summerville
Directeur artistique : Robert Fechtman
D’après l’oeuvre de Suzanne Collins
Durée : 146 mn

Casting :
Jennifer Lawrence : Katniss Everdeen
Liam Hemsworth : Gale Hawthorne
Josh Hutcherson : Peeta Mellark
Woody Harrelson : Haymitch Abernathy
Stanley Tucci : Caeser Flickerman
Philip Seymour Hoffman : Plutarch Heavensbee
Donald Sutherland : Le président Snow

THE IMMIGRANT
Fiche technique :
Production : Keep your head, kingsgate films, Wild bunch, worldview entertainment
Réalisation : James Gray
Scénario : James Gray, Richard Menello
Montage : John Axelrad
Photo : Darius Khondji
Distribution : Wild bunch
Musique : Chris Spelman
Directeur artistique : Pete Zumba
Durée : 117 mn

Casting :
Jeremy Renner : Orlando le magicien
Joaquin Phoenix : Bruno Weiss
Marion Cotillard : Ewa
Dagmara Dominczyk : Belva
Angela Sarafyan : Magda

CAPITAINE PHLLIPS : USA 1 Danemark 1

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capitainephillipsafficheQuand deux films au sujet très proche sortent la même année, il est difficile d’échapper aux comparaisons. C’est le cas avec Capitaine Phillips qui sera sorti la même année que Hijacking. Un film américain d’un côté, un film danois de l’autre, mais un même événement central : la prise en otage d’un cargo par des pirates somaliens. Force est de constater que Paul Greengrass ne fait pas mieux que Tobias Lindlhom, malgré le renfort de Tom Hanks à l’affiche.

Capitaine Phillips est un film hollywoodien, mais au bon sens du terme. Maîtrise parfaite de la narration et du rythme et les moyens qu’il faut au moment où il s’agit de passer à l’action. Dans ce domaine, il prend une certaine avance sur son rival européen. On retrouve ici le style de Paul Greengrass, style caméra à l’épaule, mais pour donner du punch à sa réalisation, jamais pour donner envie de vomir ou faire ressembler son film à un clip vidéo.

capitainephillipsPar conte Capitaine Phillips n’a pas la richesse de Hijacking qui nous faisait vivre les évènements aussi bien sur mer que sur terre, avec les négociations menées par le directeur de la compagnie maritime. On ne quitte ici que rarement le bateau. Ce n’est pas un problème en soi, mais, encore une fois, comme on est quelque peu condamné aux comparaisons, on ne peut s’empêcher de le relever. Enfin, au niveau de l’interprétation, Tom Hanks est ici parfait… tout comme l’était les deux acteurs principaux danois.

Bref, tout ça pour finir sur une égalité entre les deux films. Une égalité qui n’enlève rien aux différences entres les deux films, qui nous permettent d’apprécier la richesse du cinéma mondial.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Michael De Luca Productions, Scott Rudin productions, Trigger Street Productions
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Paul Greengrass
Scénario : Billy Ray, d’après l’essai de Richard Phillips et Stephan Talty
Montage : Christopher Rouse
Photo : Barry Ackroyd
Décors : Paul Kirby
Musique : Henry Jackman
Costumes : Mark Bridges
Durée : 134 mn

Casting :
Tom Hanks : Capitaine Richard Phillips
Barkhad Abdi : Muse
Barkhad Abdirahman : Bilal
Faysal Ahmed : Najee
Mahat M. Ali : Elmi
Michael Chernus : Shane Murphy
Catherine Keener : Andrea Phillips
David Warshofsky : Mike Perry
Yul Vazquez : Capitaine Frank Castellano

LES GARCONS ET GUILLAUME, A TABLE ! : Changer de regard

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lesgarconsetguillaumeatableafficheFaire un film sur soi-même constitue d’un côté un acte courageux, car il amène forcément à se dévoiler à la face du monde. Mais d’un autre côté, il faut quand même avoir la conviction que sa propre existence présente assez d’intérêt pour captiver les foules. Cela peut donc vite tourner à l’exercice égocentrique et un peu surfait. Les Garçons et Guillaume, à table ! est un peu de deux. Heureusement, un aspect finit par largement l’emporter.

Pendant presque une heure, j’ai trouvé que Les Garçons et Guillaume, à table ! ressemblait quelque peu à 3615 Ma Vie Vous Intéresse. Certes, Guillaume Gallienne a connu une enfance sortant un peu de l’ordinaire, mais on se dit qu’il s’en est plutôt bien sorti et on a alors un peu de mal à vraiment s’émouvoir. Puis le propos s’affine et le regard du spectateur suit alors un chemin qui va le mener au retournement final, qui remet tout le propos en perspective. On comprend alors que l’on a commencé ce film avec les mêmes idées préfabriquées que celles qui ont toujours frappées le jeune Guillaume.

lesgarconsetguillaumeatableC’est ce parcours qui donne tout son sens et toute sa forme à Les Garçons et Guillaume, à table ! Pour le reste, la performance d’acteurs particulièrement savoureuse, un humour qui navigue sur toute la palette, du premier degré à la plus grande subtilité et un vrai effort de mise-en-scène font de ce film une œuvre très personnelle mais qui nous amène à remercier chaleureusement Guillaume Gallienne de l’avoir partagée avec nous.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : LGM productions, Rectangle Productions, Gaumont
Réalisation : Guillaume Gallienne
Scénario : Guillaume Gallienne
Montage : Valérie Deseine
Photo : Glynn Speeckaert
Décors : Sylvie Olive
Distribution : Gaumont Distribution
Son : Marc-Antoine Beldent
Musique : Marie-Jeanne Serero
Costumes: Olivier Beriot
Autres infos : D’après l’œuvre de Guillaume Gallienne
Durée : 85 mn

Casting :
Guillaume Gallienne : Guillaume / Maman
André Marcon : le père
Françoise Fabian : Babou
Nanou Garcia : Paqui
Diane Kruger : Ingeborg

LA STRATEGIE ENDER : Stratégie gagnante

lastrategieenderaffiche

lastrategieenderafficheBon espérons que les critiques ciné, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Parce qu’après un mois d’interruption, je ne sais pas bien si je vais arriver à vous perler de la Stratégie Ender. Déjà parce que ça fait justement un mois que j’ai vu le film (mais bon, je fais confiance à ma mémoire) et parce que je suis un peu rouillé. Mon temps est en effet quelque peu précieux ces dernières semaines où j’exerce deux métiers à la fois, ingénieur-conseil et futur Maire (ou pas) de Viroflay. Heureusement, des hommes illustres ont inventé ce délicieux concept de vacances qui me permet de vous écrire aujourd’hui avant de filer à mon Réveillon.

La Statégie Ender est donc un bon space-opera avec Harrison Ford… Non, il ne s’agit pas de la suite de Star Wars, mais de l’adaptation d’un classique de la littérature jeunesse, publié en 1985. On y retrouve des thèmes assez classiques de la science-fiction : l’invasion extra-terrestre, le jeune garçon destiné à sauver le monde alors qu’à première vue on ne croirait pas, le mentor un peu bourru, les rivalités viriles qui se muent en franche camaraderie… Bref avec tout ça, ce n’était pas gagné d’assister à un spectacle qui soit au moins un tantinet original.

lastrategieenderPourtant la Stratégie Ender, à défaut d’être franchement révolutionnaire, propose au moins quelques bonnes surprises et n’est pas totalement cousue de fil blanc (mais un peu parfois néanmoins). Les personnages sont un peu plus épais et subtils que prévu, même si cela n’atteint pas non plus des sommets. Bref, on est plutôt agréablement surpris. Et comme le péripéties sont variées, rythmées, le tout avec des décors et des effets spéciaux de premier ordre, on ne boude pas notre plaisir face à un film vraiment bien foutu, qui arrive même à délivrer un message ni militariste, ni manichéen.

Bon ça va finalement, je crois que je m’en suis pas mal sorti… Allez zou, allons fêter la fin de 2013 !

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : Summit Entertainment, OddLot Entertainment, Chartoff Productions, Taleswapper, K/O Paper Products, Digital Domain
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : Gavin Hood
Scénario : Gavin Hood, d’après les livres de Orson Scott Card
Montage : Lee Smith, Zach Staenberg
Photo : Donald McAlpine
Décors : Sean Haworth, Ben Procter
Musique : Steve Jablonsky
Costumes : Christine Bieselin Clark
Durée : 114 mn

Casting :
Asa Butterfield : Ender Wiggin
Harrison Ford : Colonel Graff
Hailee Steinfeld : Petra Arkanian
Abigail Breslin : Valentine Wiggin
Ben Kingsley : Mazer Rackham
Viola Davis : Major Gwen Anderson
Aramis Knight : Bean
Suraj Partha : Alai