Luc Besson est un réalisateur dont le talent a toujours été inversement proportionnel à la médiocrité dont il fait preuve en tant que producteur. Cette opposition a toujours été assez étonnante et je fais partie de ceux qui ont toujours espéré qu’elles finissent par disparaître. Mais mon espoir portait par un nivellement par le haut. Or, Malavita, son dernier film, souffre des même défauts que ceux qu’il ne fait que financer. Espérons que cela ne soit qu’un accident de parcours.
Pourtant, le casting était alléchant. La présence de Robert De Niro à l’écran constitue toujours la promesse d’un moment de bonheur cinématographique. Il compte pourtant quelques navets dans sa filmographie et Malavita n’est pas loin de figurer dans cette catégorie. Même le charme de Michèle Pfeiffer n’arrive pas à masquer les insuffisances du film à à peu près tous les niveaux. Ils mettent pourtant tout leur talent et leur énergie au service de cette histoire ni vraiment drôle, ni vraiment passionnante.
Nous livrer un film de gangsters sur le ton parodique, pourquoi pas. Mais on est loin avec Malavita de la subtilité ou de l’ironie des Sopranos. Tourner les clichés du genre à la dérision est une bonne idée… mais faudrait-il ne pas répéter dix fois la même chose. Le film souffre d’un manque terrible d’imagination et se révèle totalement sans surprise une fois que l’on a cerné les personnages… ce qui ne prend pas longtemps vu leur manque flagrant de subtilité. Le tout est porté par une intrigue assez médiocre.
Le tout donne donc un film pas vraiment ennuyeux, mais certainement pas d’un intérêt débordant. Avoir mobilisé une distribution d’un tel niveau pour ça ne peut que donner une impression de gâchis.
LA NOTE : 9,5/20
Fiche technique : Production : Europacorp, Malavita, Relativity Media
Distribution : EuroparCorp distribution
Réalisation : Luc Besson
Scénario : Luc Besson, Michael Caleo, d’après le livre de Tonino Benacquista
J’ai rarement vécu un moment de grâce cinématographique absolu comme les dix dernières minutes de La Graine et le Mulet d’Abdellatif Kechiche. Mais pour le reste, j’avais trouvé le film trop long, mal maîtrisé dans sa première partie. Bref, je ne partageais pas l’enthousiasme critique dont ce film avait bénéficié. Quant à l’Esquive, c’est pour moi un des pires longs métrages que je n’ai jamais vus et je n’arrive toujours pas à comprendre comment il a pu remporter le César du meilleur film. Autant dire que ce n’est pas sans une petite appréhension que je suis allé voir La Vie d’Adèle. Peur d’être déçu face à tant d’éloges et à une Palme d’Or que personne, pour une fois, n’a contesté. Mais aussi avec le profond espoir de vivre le grand moment de cinéma annoncé. Au final, le résultat a dépassé de très loin toutes mes espérances.
Pour commencer cette critique comme j’en écrirai peu dans ma vie, je choisirai un seul mot : sensualité. Non au sens sexuel du terme, mais bien au sens premier. La Vie d’Adèle n’est pas fait que d’images et de son, il parle à tous les sens. Le cinéma de Kechiche se caractérise par l’usage du gros plan près de la moitié du temps Ce qui chez certains se transformerait en tic artistique énervant contribue avant tout ici à créer une incroyable intimité avec les personnages. On n’est pas dans la simple contemplation, le simple regard sur des acteurs. On est dans le ressenti par tout son être, dans l’émotion partagée comme rarement le cinéma a pu le faire.
L’exemple le plus frappant est la manière dont la peau joue un grand rôle dans la Vie d’Adèle. Evidemment, l’usage du gros plan met naturellement en avant cet attribut des personnages. Mais cela va ici bien au-delà. A l’écran, c’est comme si on pouvait sentir son odeur, sa texture, comme si elle se trouvait réellement près de nous, à portée de nos doigts ou de nos lèvres. Elle véhicule un nombre incroyable de choses, notamment le désir qu’elle suscite ou les frissons qui la parcourent. Rarement, pour ne pas dire jamais, un film était parvenu à s’échapper ainsi de l’écran pour d’adresser à tout notre être.
Par ces sensations, ces infimes expressions corporelles, la Vie d’Adèle nous fait vivre toutes les émotions de l’héroïne, au sens littéral du terme. Du coup, pas besoin d’en rajouter. Quelle puissance dans ces quelques scènes où Adèle va se heurter à ces instants où le cœur se brise au détour d’une réflexion, d’un refus, d’une infime humiliation. Ces moments qu’on a tous vécu. Ces moments où tous ceux qui nous entourent n’ont aucune idée de l’infinie souffrance dans laquelle on se retrouve plongé. On n’est vraiment ici ni dans le théâtre, ni même quelque part dans le cinéma. On est dans la vie, la vraie, que l’on traverse ici comme si les acteurs, l’écran n’était plus un vecteur, mais notre propre réalité.
Mais tout cela n’aurait vraiment pu prendre vie sans un scénario de grande qualité. La Vie d’Adèle n’est pas un film contemplatif, mais une histoire forte, construite et passionnante. Elle offre péripéties et rebondissements, avec un vrai rythme, ce qui avait jusqu’alors toujours manqué à Kechiche. C’est d’ailleurs, et de loin, le film le plus intelligent, le plus remarquable jamais réalisé à ma connaissance sur l’adolescence, même si l’histoire dépasse largement ce stade. C’est un film d’apprentissage et si les clins d’œils sont nombreux vis-à-vis de ce genre littéraire, ce n’est évidemment pas par hasard.
On ne peut évidemment pas parler de ce film sans parler de la performance de Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux. Je n’évoquerai pas ici la polémique qui les a opposé au réalisateur. Mais le résultat dépasse le simple travail de comédien. Parler simplement d’incarnation est même déjà en-deçà de la réalité, car ce terme est employé pour des interprétations n’ayant rien à voir avec ce que nous livre les deux actrices. Ce film est de toute façon si particulier que l’interprétation ne pouvait que sortir elle-aussi de l’ordinaire et du vocabulaire habituel pour le qualifier.
Je finirai cette critique en évoquant tout de même la scène qui fait tant parler. Le terme de cru pour la qualifier ressemble à un doux euphémisme. On peut considérer que Kechiche a été un peu loin, surtout que la longueur de la scène peut donner à penser qu’il insiste lourdement. Personnellement, je pense que la Vie d’Adèle n’aurait rien perdu de sa force en étant, pour le coup, un tout petit peu plus dans la suggestion. Mais d’un autre côté, elle est le prolongement logique de la sensualité et de l’intimité totales que nous fait partager ce film. Et puis, même si cela s’apparente à de la provocation un peu gratuite, il est assez intéressant d’observer les réactions de la salle au fur et à mesure que la scène s’éternise. La gène est palpable et se transforme même parfois en rires qui n’en n’est que l’expression. Il est vrai que le spectacle à de quoi troubler, mais les réactions auraient-elles été les mêmes pour une scène d’amour hétérosexuelle ?
La Vie d’Adèle est bien plus qu’une simple Palme d’Or mérité. Il s’agit d’un grand moment de cinéma. Que dis-je, un grand moment de vie !
LA NOTE : 18/20
Fiche technique : Production : Wild Bunch, Quat’s sous Films
Réalisation : Abdellatif Kechiche
Scénario : Abdellatif Kechiche, Ghalya Lacroix, d’après Le Bleu est une couleur chaude de Julie Maroh
Montage : Albertine Lastera, Camille Toubkis, Jean-Marie Lengellé, Ghalya Lacroix
Allez, il y a longtemps que je n’ai pas poussé mon petit coup de gueule. Le film dont je vais vous parler s’appelle en VO, Sweetwater. Alors pourquoi l’appeler Shérif Jackson en France ? Bon dans l’absolu ça ne serait pas très grave, si ce n’était tout simplement pas du tout approprié. Certes, le rôle tenu par Ed Harris occupe une place importante, mais ce n’est pas le personnage central. Sûrement que les producteurs ont pensé que mettre le mot shérif dans le titre d’un western sonnait plutôt bien, même si cela donne une idée assez fausse du film.
Voilà, j’ai fini et je peux enfin entrer dans le vif du sujet. Shérif Jackson est au final un western plutôt bien foutu, mais surtout super classique. La vengeance de l’innocent qui a perdu un être cher, assassiné par le caïd du coin et sa bande, épaulé par un vieux routier de la justice made in Ouest Américain, voilà qui résume bien des films du genre. Il serait pourtant totalement injuste de nier toute forme d’originalité.
En effet, Shérif Jackson se distingue par la qualité de ses personnages. Si la figure de la veuve vengeresse est elle assez attendue, le personnage qui a donné son nom à ce film est quant à lui beaucoup plus inattendu. Un shérif très loin de l’image du mâle viril à la John Wayne. Cela apporte un humour et une fantaisie plutôt bien maîtrisés et très plaisants. Cependant, pour moi, la grande star de ce film reste le méchant, ce gourou sanguinaire et obsédé sexuel, brillamment incarné par Jason Isaacs, que l’on connaît mieux en tant que Lucius Malfoy dans la saga Harry Potter.
Il est vraiment regrettable que le scénario de Shérif Jackson soit par contre totalement n’offre aucune surprise dans son déroulement, particulièrement linéaire. Le duel final a été vu mille fois, même si on ne se lasse pas de cet exercice. Il en reste un western qui flirte avec la comédie, sympathique, mais certainement pas inoubliable.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique : Réalisation : Logan Miller Scénario : Andrew McKenzie Direction artistique : Waldemar Kalinowski Costumes : Hala Bahmet Montage : Robert Dalva Photographie : Brad Shield Production : Logan Miller et Jason Netter Sociétés de production : Kickstart Productions et Mythic International Entertainment Sociétés de distribution : Pays d’origine : États-Unis et Royaume-Uni Langue : anglais Durée : 95 minutes
Casting : Ed Harris : Shérif Jackson January Jones : Sarah Ramírez Jason Isaacs : Prophète Josiah Eduardo Noriega : Miguel
Le timing est quelque chose d’important, même pour les après-midi ciné. En effet, dimanche dernière, j’ai enchainé deux comédies françaises, 9 Mois Ferme et Eyjafjallajökull. Le problème est qu’elles ne boxent pas tout à fait dans la même catégorie et j’ai pu vérifier la valeur de l’adage qui veut qu’il vaut mieux garder le meilleur pour la fin.
9 Mois Ferme est donc le nouveau film d’Albert Dupontel qui s’affirme définitivement comme un des meilleurs auteurs-réalisateurs de comédies du cinéma hexagonal. Du rythme (le film dure 80 minutes seulement, donc pas de superflu), de l’énergie, de l’imagination, des allers-retours constants entre le premier et le deuxième degré, tous les ingrédients sont là pour faire de ce film une grande réussite. Le travail d’écriture et la réalisation sont tout aussi remarquables l’un que l’autre. Bref, un fond et une forme au top, pour une comédie aussi drôle que surprenante.
Le tout est porté par une interprétation elle aussi tout en énergie. Certes, cela n’a rien de très étonnant de la part d’Albert Dupontel. La performance de Sandrine Kiberlain est elle plus inattendue. Certes, cela fait un long moment déjà que l’on connaît son potentiel comique. Mais elle fait preuve ici d’une palette beaucoup plus large que ce qu’elle a l’habitude de nous offrir. Albert Dupontel est donc aussi un formidable directeur d’acteur. Bref, un artiste plus que complet.
Après ça, Eyjafjallajökull m’a paru un peu fade. Non que tout soit à jeter dans cette comédie sympathique, mais on ne dépasse pas le stade de l’aimable divertissement qui peut agrémenter un dimanche soir pluvieux devant sa télé. Mais c’est parfois un peu poussif, c’est un rien répétitif et la psychologie des personnages est quand même sans grande surprise. Beaucoup de situations ressemblent à des choses vues un peu mille fois dans beaucoup de films de ce genre produit dans notre beau pays.
Malgré tout cela fonctionne quand même et on passe un bon moment. Certes, le mien a été un peu gâché par la comparaison avec le film précédent, mais objectivement le duo Dany Boon – Valérie Bonneton arrive à insuffler assez d’énergie et de talent pour que Eyjafjallajökull se laisse voir, sans pour autant vraiment marquer les esprits. On rit assez souvent pour ne pas décrocher et les péripéties sont assez nombreuses pour ne pas avoir l’impression de perdre son temps.
LES NOTES :
9 Mois Ferme : 14/20
Eyjafjallajökull : 10,5/20
9 MOIS FERME
Fiche technique :
Production : ADCB Films, Wild Bunch, Manchester Films, France 2 Cinéma, Cinéfrance 1888, Stadenn Productions
Distribution : Wild Bunch Distribution
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel
Montage : Christophe Pinel
Photo : Jérôme Prébois
Format : 35mm
Décors : Pierre Quefféléan
Son : Jean Minondo
Musique : Christophe Julien
Effets spéciaux : Micros Image-Cédric Fayolle
Durée : 80 mn
Casting : Sandrine Kiberlain : Ariane
Albert Dupontel : Bob
Nicolas Marié : Maître Trolos
Bouli lanners : Policier vidéosurveillance
Philippe Uchan : Juge de Bernard
Christian Hecq : Lieutenant Edouard
EYJAFJALLAJÖKULL
Fiche technique : Production : Quad productions, %ars Films, TF1 Films production, Scope pictures, Les productions du Ch’timi
Enfin, je ne fais plus partie des incultes et des ignorants. En effet, je peux désormais participer à une discussion portant sur Le Trône de Fer. Encore timidement certes, puisque je n’ai toujours pas vu l’adaptation télévisée. J’ai simplement lu le premier tome de la saga. Et j’avoue que face au torrent d’enthousiasme que cet univers soulève, je reste encore fort perplexe. En effet, dans ce premier volet, à vrai, dire il ne se passe pas grand chose…
On sent bien que de nombreux jalons sont posés et qu’un univers d’une telle richesse demande une imprégnation progressive du lecteur avant de rentrer dans le vif du sujet. Je reste donc réservé et attends la suite avec une certaine confiance. Mais force est de constater que je ne rentre pas encore dans le cercle des fans. Ce premier tome ne constitue pas vraiment l’œuvre la plus facile à lire qui soit, on rame parfois plus qu’on ne le dévore. Heureusement que l’auteur nous propose une liste des principaux personnages en début de volume, sans quoi on serait vite totalement perdu. Elle aurait d’ailleurs gagné à être plus étoffée.
J’ai donc du mal à formuler un véritable jugement sur ce premier tome du Trône de Fer. On ne juge pas un bâtiment à se première pierre. Et celui-ci s’annonce effectivement colossal. Après, pour l’enthousiasme qu’il suscitera chez moi, tout reste à faire.
L’assassinat de JFK fait partie des moments mythiques de l’histoire de l’humanité auxquels un nombre considérable d’œuvres littéraires ou cinématographiques ont été consacrées. Quasiment toutes se focalisent sur l’éternelle question : qui a tué Kennedy ? Ce n’est pas le cas de Parkland qui s’intéresse lui à tous les acteurs anonymes qui ont vécu cet événement aux premières loges. Un film qui illustre parfaitement comment on peut rendre la grande Histoire incroyablement passionnante quand on la raconte par le biais de la petite histoire.
Parkland nous permet de suivre plusieurs personnages : l’auteur du film vidéo dont on connaît les images par cœur, le frère de Lee Harvey Oswald, les docteurs qui ont tenté de sauver le Président Américain, les membres des services secrets chargés de sa protection et les policiers de Dallas qui avaient son (présumé?) assassin dans le collimateur. Chacun d’eux va vivre différemment ce moment historique d’une portée telle qu’il broiera facilement le destin de ces anonymes atteints directement par l’onde de choc.
Parkland est tout simplement passionnant du début à la fin. En nous racontant le destin de personnages quasi inconnus, il arrive à créer un vrai suspense, une véritable tension narrative, même si le fil rouge est lui connu et sans surprise. Le passage d’une histoire à l’autre donne un rythme soutenu au scénario qui est ainsi parcouru d’un souffle toujours constant. La figure de Kennedy représente le centre du tout, mais s’efface derrière ces destins ordinaires. Ce mélange du mythe et de la banalité donne une portée étonnante à ce film.
D’un point de vue artistique, Parkland est également une réussite. La réalisation est particulièrement élégante et le travail de montage remarquable. Jamais on ne se sent perdu alors que l’on passe d’un personnage à l’autre. Le casting est aussi à la hauteur, avec les toujours excellents Paul Giamatti et Billy Bob Thorton, mais aussi de bonnes surprises comme un Zac Efron, définitivement en version adulte.
LA NOTE : 14/20
Fiche technique : Production : The American Film Company, Exclusive Media Group, Playtone
Machete avait été le film le plus attendu de l’histoire avant même qu’il soit réellement envisagé de le tourner. En effet, il est né d’une fausse bande-annonce diffusée entre le Planète Terreur de Robert Rodriguez et le Boulevard de la Mort de Quentin Tarantino, vite devenue un objet de culte. Personnellement, j’avais adoré l’adaptation en long métrage, mais la réception critique avait été beaucoup plus tiède. C’est donc dans une certaine indifférence qu’est sortie la suite, Machete Kills. Une indifférence un peu injuste.
Certes, Machete Kills est plus proche du délire potache que du chef d’oeuvre du 7ème art. Mais il y a dans ce sommet du second degré, cette énergie brute propre à Robert Rodriguez qui fait de chacun de ses films un moment de pure jouissance, malgré d’innombrables imperfections. Le film recycle tous les clichés du film d’action en les poussant à l’extrême. Ce genre cinématographique a toujours été peuplé d’incohérences et d’invraisemblances, alors pourquoi ne pas l’assumer pleinement et s’affranchir de tout réalisme ?
Au final, Machete Kills reste tout de même un film un peu gadget. Cette suite n’était certainement pas indispensable et forcément au fur et à mesure que l’effet de surprise s’estompe, notre enthousiasme faiblit quelque peu. Mais il y a dans ce film plus d’énergie et d’imagination qu’une infinité de blockbusters hollywoodiens peut-être moins brouillons, mais tellement moins jouissifs.
LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique : Réalisation : Robert Rodriguez
Scénario : Kyle Ward, d’après les personnages créés par Álvaro Rodríguez
Direction artistique :
Décors : Steve Joyner
Costumes : Nina Proctor
Photographie : Robert Rodriguez
Montage : Rebecca Rodriguez et Robert Rodriguez
Musique : Carl Thiel et Robert Rodriguez
Casting : Danny Trejo : Machete Cortez
Michelle Rodriguez : Luz « Shé »
Sofía Vergara : Madame Desdemona
Amber Heard : Miss San Antonio
Tom Savini : Osiris Amanpour
Lady Gaga : La Caméléon
Walton Goggins : le Caméléon 1
Antonio Banderas : le Caméléon 4
Cuba Gooding Jr. : le Caméléon 2
Jessica Alba : Sartana Rivera
Demián Bichir : Marcos Mendez « The Madman »
Mel Gibson : Luther Voz
Charlie Sheen : le Président des États-Unis Rathcock (crédité sous son vrai nom Carlos Estevez4)
On a tous plus ou moins une connaissance exhaustive de l’histoire de France, de Vercingétorix à De Gaulle en passant par Charlemagne, Louis XIV et Napoléon. Autant de figures incontournables de notre culture nationale pour autant d’évènements, de batailles, de traités qui ont forgé notre pays et son identité ! Et si tout cela n’était qu’une vision fortement déformée de la réalité historique ? Et si l’interprétation communément admise des évènements ne représentaient en fait qu’une série d’anachronismes ? C’est ce que se propose de démontrer ce merveilleux livre de François Reynaert, Nos Ancêtres les Gaulois et Autres Fadaises.
Nos Ancêtres les Gaulois et Autres Fadaises est tout simplement passionnant et ceci à double titre. Déjà par le fond du sujet. En effet, François Reynaert ne se contente pas de remettre les évènements dans leur contexte pour nous rapprocher au plus près de la vérité historique. Il nous explique aussi comment on en est arrivé à la vision déformée que la postérité a retenue. On apprendra ainsi que notre vision de l’histoire de France n’a pas toujours été celle qui prévaut aujourd’hui. Allez parler de Vercingétorix à un érudit du début du XIXème siècle et vous risquez fort de faire un bide.
Nos Ancêtres les Gaulois et Autres Fadaises se lit comme un roman également parce que François Reynaert enrobe le contenu dans un style remarquable. C’est surtout son humour subtil et constant qui fait de ce livre un pur moment de plaisir, autant que d’érudition. On dévore avec avidité tous les chapitres en remontant le temps, sans jamais que notre curiosité ne soit rassasiée ! Bref, un livre qui marquera l’histoire !
Par Toi mon Ame Guérie n’est pas vraiment un film de super-héros. Pourtant, on y retrouve un thème central de ce genre cinématographique : quoi faire des pouvoirs qui nous sont accordés ? En effet, ce film nous raconte l’histoire de Frédi qui a hérité de sa mère d’un talent de guérisseur. Il ne veut pas en entendre parler, mais à la mort de celle-ci, différentes circonstances vont le conduire à devoir l’assumer et l’admettre.
Evidemment, le traitement du sujet est ici très différent d’un film avec des personnages bodybuildés et portant des costume en lycra moulant. Par Toi mon Ame Guéri est un portrait tout en sensibilité d’un homme ordinaire qui ne sait comment faire face à ses propres problèmes et surtout ceux des autres qui le rattrapent inexorablement. Globalement, le film est réussi, la galerie de personnages est séduisante et on s’attache très vite à tous les protagonistes, dont évidement le principal d’entre eux, remarquablement interprété par le trop méconnu Grégory Gadebois.
Par contre, Mon Ame Par Toi Guérie pêche un peu plus dans sa construction. Le film est clairement en deux parties. Or la première s’étire un peu en longueur et la seconde, qui constitue au final le cœur du film, intervient bien tardivement et écrase un peu tout ce qui a précédé. Cela donne l’impression d’un film un peu bancal, où François Dupeyron n’a pas su hiérarchiser entre les différentes sous-histoires, les différents protagonistes, pour donner un vrai souffle à son récit. Du coup, la sensibilité dont il fait preuve flotte un peu dans fil narratif qui connaît quelques trous d’air.
Mon Ame Par Toi Guérie a tout de même l’immense mérite de nous raconter une histoire que l’on a pas l’impression d’avoir déjà maintes fois rencontrées. C’est tout de même très appréciable et on pardonne alors les quelques maladresses dans la réalisation.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique : Production : Alfama Films, Kinology
Riddick est le troisième volet des aventures du personnages du même nom. Il nous offre une nouvelle fois un film de science-fiction bien foutu (même si personnellement, je n’ai pas vu le premier volet, Pitch Black). Cette franchise est donc définitivement solide et distrayante, en ayant la sympathique modestie de ne pas chercher à être autre chose. Après, elle se heurte aux mêmes limites que son acteur principal, Vin Diesel, sûrement pas le plus expressif de l’histoire, mais qui possède un charisme indéniable.
Riddick débute par une longue introduction qui nous permet de redécouvrir le personnage et qui s’apparente plutôt à un film d’aventures. Puis on rentre dans le vif du sujet avec une sorte de huis-clos, tendance Alien, mais où la menace vient pour une fois du héros. Cela fonctionne plutôt bien et n’est pas dénué d’imagination et presque d’originalité. Bien sûr les personnages secondaires sont quelque peu basiques, mais le scénario n’est jamais cousu de fil blanc, à part peut-être un tantinet dans les dernières minutes.
Sans faire beaucoup de bruit, Riddick nous confirme que l’anti-héros nyctalope reste une valeur sûre de la science-fiction cinématographique.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Production : One Race Productions, Riddick Canada Productions, Radar Pictures
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : David Twohy
Scénario : David Twohy, d’après les personnages de Jim Wheat et Ken Wheat
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