On voit ce qu’une artiste musicale a vraiment dans le ventre quand on l’entend sur scène. Si j’ai toujours beaucoup aimé Olivia Ruiz, j’avoue que j’avais quelques doutes sur ce qu’elle pouvait donner en dehors d’un studio. Si je n’ai toujours pas eu la chance de la voir en vrai, l’écoute de Miss Météores Live, sorti en 2010, a pu me donner une petite idée de ce que cela pouvait donner. Et je dois dire que la surprise fut vraiment bonne et confirme pleinement que la jeune fille a véritablement un talent fou.
Miss Météores Live revisite avant tout l’album studio du même nom, mais aussi bien sûr ces autres grands tubes comme J’Traîne des Pieds ou bien La Femme Chocolat. Olivia Ruiz nous livre des interprétations généralement plus rock et énergiques qu’en studio. Le résultat est parfois vraiment enthousiasmant, comme sur cette version de J’Aime Pas l’Amour qui dépote ! En plus de cela, elle conserve sa grande qualité dans la diction : on comprend tout ce qu’elle chante et surtout elle joue vraiment ses textes. Bref, une vraie confirmation.
De l’autre côté de l’Atlantique, on trouve aussi bien des groupes talentueux comme Band of Horses et leur album Infinite Arms. Un son pop rock mélodique qui n’a rien du bon vieux son US qui tâche. La musique est plutôt subtile, maîtrisée et agréable. L’ambiance générale est un rien éthérée et planante, mais le groupe met de la conviction dans ses interprétations et jamais les lignes mélodiques ne flottent. Encore un groupe qui pourrait passer sur les radios à la place de bien d’autres qui ne les surpassent en rien.
Un mot enfin sur Becoming a Jackal du groupe irlandais Villagers. Une pop mélodique, épurée, mais qui manque quand même souvent d’épaisseur, malgré la voix plutôt intéressante de leur leader, Conor J. O’Brien. Cependant, la qualité est quand même présente à chacun des morceaux de l’album, alors il n’est pas désagréable d’y jeter une oreille.
Le Parc a vibré, terriblement vibré, comme il ne l’avait pas fait depuis… Bon, arrêtons de compter, cela va vite devenir déprimant. Peut-être que dans une semaine, le PSG subira le même sort que le Milan AC et reviendra de Barcelone avec 4 buts dans ses bagages. En tout cas, cela reste encore nettement probable qu’il n’en revienne pas avec une qualification pour les demi-finales. Mais qu’importe (enfin un peu quand même…), car hier soir il aura gagné ce qui lui manque encore terriblement… le respect.
Il serait prétentieux de dire que Paris a fait jeux égal avec le Barca. D’un côté, on avait une équipe au taquet, de l’autre une équipe qui a toujours semblé en garder un peu sous la semelle. Mais les Parisiens peuvent être fiers de leur prestation, de leur abnégation, de leur combativité… Bref pas forcément les qualificatifs que l’on associe le plus fréquemment à cette équipe que l’on considère plus souvent comme artificielle et suffisante. Hier soir, les rôles étaient inversés, le PSG était le petit, son adversaire le gros. Et quel plaisir de voir le petit tenir la tête au gros !
Quoiqu’il arrive mercredi prochain, les supporters du PSG auront retrouvé la saveur des grandes soirées européennes des années 90. Celles qui ont fait naitre chez beaucoup d’entre eux, dont moi le premier, une passion indéfectible pour ce club. Et ça, ça n’a pas de prix !
Ma mère dit souvent que faute avouée est à moitié pardonnée. Et si ma mère le dit, c’est que c’est forcément vrai. Cependant, cette maxime pleine de sagesse ne dit rien sur les conditions exactes de l’aveu nécessaires pour qu’elle puisse s’appliquer. Dans le cas de Jérôme Cahuzac, je crains malheureusement qu’il ne puisse en bénéficier
L’ancien ministre a présenté ses excuses, demandant pardon et exprimant de profonds remords. Evidemment, en terme de communication, il ne pouvait dire autre chose. Mais franchement, je ne pense qu’il y ait beaucoup de gens pour lui témoigner le moindre signe d’indulgence ou de compassion. Que celui qui n’a jamais fauté lui jette la première pierre, certes. Mais quand on rajoute le foutage de gueule à la faute grave, ça mérite quand même bien quelques pavés.
Frauder le fisc quand on est Ministre du Budget se situe déjà au-delà du pardonnable, tant cela va à l’encontre du moindre début de notion d’éthique et de respect de la mission publique dont on est le garant. Cela dépasserait presque l’entendement, si l’être humain ne nous avait pas habitué à prêcher si facilement le « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Jérôme Cahuzac n’est pas le plus grand criminel de l’histoire de l’humanité et sûrement pas le premier Ministre du Budget à frauder le fisc. Le conflit d’intérêt fait quand même partie des travers les plus fréquents du monde politique, même si cela n’enlève rien à la gravité de la faute.
Mais pour moi, Jérôme Cahuzac a perdu toute chance de bénéficier de la moindre magnanimité par la manière dont il a menti, encore et encore. D’un homme fautif, on est passé à un homme sans honneur. A la culpabilité, s’ajoute la honte, la lâcheté, la bêtise. Il perd toute forme de respect et possibilité de pardon. Cette attitude est d’ailleurs assez incompréhensible, même si c’est celle généralement adoptée par les politiques (mais pas qu’eux, les sportifs aussi sont très forts pour ça) qui se font prendre par la patrouille. L’espérance d’un miracle leur fait imaginer que les médias et la justice vont finalement renoncer. Cela n’arrive heureusement que rarement, mais entre temps, combien de mensonges et d’honneur perdu pour rien, si ce n’est nuire à ceux même qui ont cru en vous et vous ont soutenu.
Cette affaire est évidemment une très mauvaise nouvelle pour toute la classe politique, bien au-delà du gouvernement. Mais comme pour les affaires de dopage qui montre que la lutte anti-dopage fonctionne au moins un minimum, la chute de Jérôme Cahuzac montre aussi que nous vivons dans une société où les puissants ne sont pas à l’abri de la justice et de la presse. Ne jamais rencontrer de cas comme celui-ci est généralement l’apanage des dictatures ou bien des pays où la vertu est en tout homme. Et je doute fort qu’un tel pays existe…
Pour moi, il y’a deux réalisateurs dont l’œuvre et le talent sont bien trop sous-estimés. D’un côté, John McTiernan, l’auteur de Predator, Piège de Cristal, A la Poursuite d’Octobre Rouge et Last Action Hero, auquel les studios n’ont inexplicablement jamais fait confiance, qui n’a rien tourné depuis dix ans et va même passer quatre mois en prison. De l’autre, Sam Raimi qui nous a offert Evil Dead, Un Plan Simple, Spider-Man (le vrai, pas la daube sortie l’année dernière), Jusqu’en Enfer et enfin Le Monde Fantastique d’Oz. Ce dernier vient de sortir sans grand tambour, ni trompettes, alors qu’il est un vrai régal.
Certes, le Monde Fantastique d’Oz n’est pas doté du scénario le plus inoubliable, ni le plus complexe, ni le plus original de l’histoire du 7ème art. Pas de Dorothy ici, mais le récit de l’arrivée du fameux magicien à Oz. On pourrait donc parler de prequel, mais ce film forme vraiment une œuvre indépendante que l’on peut apprécier pleinement sans rien savoir de l’œuvre la plus connue. Bien sûr, on retrouve de nombreux clins d’œil aux évènements futurs, mais cela ne gâche en rien le plaisir de tout en ignorer. L’intrigue reste tout de même bien construite, rythmée et pleine de rebondissements (mais pas trop!), jamais cucul, dotée de personnages attachants, à défaut de grande profondeur. On reste certes dans le divertissement pur, mais une divertissement d’une incroyable qualité cinématographique.
En effet, le Monde Fantastique d’Oz, c’est une idée à chaque plan. Une créativité visuelle formidable se retrouve dans la photographie, dans les angles de vue, le montage ou encore le format même de l’image. Le tout est porté par des effets spéciaux de toute beauté… justement parce qu’ils ont un léger côté rétro et pastel qui respecte totalement l’esprit des précédentes adaptations. Il s’agit peut-être d’imperfections dues à un manque de moyen, mais cela donne une personnalité graphique à ce film artistiquement remarquablement abouti. Enfin, la musique signée Danny Elfman vient apporter sa pierre, et non des moindres, à ce très bel édifice.
Sam Raimi a au moins la chance d’avoir encore la confiance de producteurs. Ceci pour notre plus grand bonheur. Espérons que la critique et le public sauront enfin voir l’immensité du talent de ce réalisateur rare, qui aime peut-être trop les films de genre pour être tout à fait pris au sérieux mais qui n’a pourtant rien à envier à un Tim Burton notamment.
Fiche technique :
Production : Walt Disney Pictures, Roth Films
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures International France
Réalisation : Sam Raimi
Scénario : Mitchell Kapner, David Lindsay-Abaire, d’après le roman de L. Frank Baum
Dans un billet forcément excellent (puisque c’est moi qui l’ai écrit) et que vous avez forcément lu (puisqu’il est excellent et que je l’ai écrit) en date du 28 février 2010, intitulé « Administration mon Amour », j’écrivais ces mots remarquables : « Depuis que je m’occupe seul dans la gestion d’une entreprise, j’ai pu me rendre compte par moi-même de ce qu’est réellement la sur-administration de la société française. On entend souvent les gens se plaindre de la paperasserie administrative… et bien ils n’ont pas complètement tort de le faire, aussi bonnes soient les raisons qui se cachent derrière chaque procédure. » Je peux donc faire preuve aujourd’hui d’une certaine autosatisfaction lorsque François Hollande a parlé de son choc de simplification, suivie des annonces d’aujourd’hui de Jean-Marc Ayrault. En effet, je peux le clamer haut et fort : « je l’avais bien dit ! ».
L’idée lancée de François Hollande constitue tellement une bonne idée que ce n’est pas du tout lui qui l’a eue. Il s’agit d’une patate chaude que tous les gouvernements se sont gentiment refilés, commandant rapports sur rapports, laissant le problème grossir, sans y apporter de solution. Professionnellement, je suis assez bien placé pour affirmer sans parti pris que ce n’est pas un petit sujet. En effet, je gère seul ma structure, je travaille en lien avec des collectivités et j’ai bénéficié de subventions publiques. Quand on parle de croissance perdue (sous forme d’énergie et de temps) du fait des délais de réponse, de la complexité et du nombre des démarches, de la difficulté à trouver les bons interlocuteurs, du manque de suivi qui plonge dans une incertitude décourageante, on n’imagine souvent rarement à quel point le problèmes est délirant dans notre pays. Les projets peuvent perdre facilement un an, voire plus, simplement en attendant un oui ou merde de la part d’un acteur public (je le vis actuellement), ou même parfois privé. Notre culture est administrative, bien au-delà des fonctionnaires, il suffit de voir ce qu’on nous demande pour louer un logement…
Reste à passer des discours aux actes. Là n’est pas le plus facile et tous les gouvernements s’y sont tous cassés les dents, renonçant généralement avant même de vraiment essayer. Pourtant, c’est plus que jamais le moment de s’y mettre sérieusement pour trois raisons :
-comme je l’ai dit, comme tout problème cumulatif, chaque année de perdue amplifie le problème
-on n’a plus que jamais besoin de croissance… Evidemment, il ne faudra pas se contenter d’un coup de plumeau pour que cette politique soit efficace, mais un bon coup de balai.
-cette politique ne coûte rien, ne lèse personne. Au contraire, elle permet des économies !
Bref, du pain béni à l’heure qui est. Malheureusement, on peut s’attendre à des levées de bouclier de partout, chacun souhaitant voir abroger la norme du voisin, simplifier la procédure d’en face… Il faudra donc du courage pour une politique d’ampleur. Un courage que personne n’a jamais eu. Un bon test pour la prétendue mollesse de notre cher Président.
Tous les supporters du PSG sont dévorés d’impatience. Et je ne parle pas du match de demain soir, même si j’aurais pu. Non il s’agit d’une autre sorte d’impatience, plus profonde, qui a eu le temps de grandir pendant 19 ans… Putain 19 ans… Oui, je le dis à chaque fois, mais bon, allo, 19 ans !!! Non, ce qu’attend vraiment le supporter du PSG, c’est bien de voir son équipe enfin à nouveau championne de France.
La défaite de Lyon hier soir a permis au club parisien de poser une main sur le trophée. 8 points d’avance à 8 journées de la fin sur son principal rival commence à devenir une marge confortable, même s’il doit encore lui rendre visite. Certes, son dauphin est désormais Marseille, à 7 points. Il y a quinze jours, on promettait au club phocéen une éjection du podium et le voilà finalement repassé à la deuxième place. Comme quoi, tout va très vite en football, phrase passablement éculée, mais qui comme souvent dans ce genre de cas possède un fond de vérité.
Si tout va très vite, on peut encore imaginer un scénario où le PSG, surtout s’il est absorbé par la Ligue des Champions, perdrait le fil du championnat pour être coiffé sur le poteau. Cela devient de plus en plus improbable, mais pas encore impossible. Les Parisiens vont enchaîner deux déplacements de suite, dont un premier périlleux à Rennes, entre les deux matchs contre le Barca. Si à la sortie de ces deux prochaines journées de championnat, il conserve son avance, on verra mal alors ce qui pourrait alors lui arriver. Surtout, que même en faisant preuve d’optimisme comme moi, on peut aisément parier sur le fait que le PSG n’aura alors plus que les compétitions nationales (Coupe et championnat) à son programme.
En attendant, demain sera un jour pas comme les autres pour les supporters du PSG. Car un quart de finale de Ligue des Champions contre le FC Barcelone, on l’attendait aussi depuis longtemps. Pas 19 ans, mais 18… Et c’est long aussi 18 ans…
Miroir, miroir, dis-moi qui est le plus beau ? Ryan Gosling ou Bradley Cooper ? Bradley Cooper ou Ryan Gosling ? Difficile de les départager, surtout quand ils se montrent aussi brillants l’un que l’autre dans le très beau The Place Beyond The Pines. Une histoire de gendarme et de voleur, qui épouse les deux points de vue. Un thème qui a toujours irrigué le cinéma, mais qui tient là une vision originale et brillante.
The Place Beyond the Pines est un film en trois parties. En dire plus serait criminel, tant le scénario dans sa construction même est plein de surprises et est intimement lié au cœur de l’intrigue. On regrettera simplement que la dernière partie soit peut-être un peu trop longue, alors que le spectateur est impatient d’arriver à la conclusion. Mais c’est bien le seul et léger reproche que l’on peut faire à ce film, qui n’est en fait pas un polar, mais un film riche sur les rapports humains et familiaux, la culpabilité ou encore l’adolescence.
Tout cela donne une galerie de personnages complexes et profonds, offrant une grande part de son intérêt à The Place Beyond The Pines. Surtout que ce dernier est sublimé par la qualité de l’interprétation de nos deux stars, l’un ténébreux, l’autre tout en séduction. Si on ajoute à ça, une réalisation léchée à la fois sublime et discrète, on aboutit à un des meilleurs films de ce premier trimestre.
Fiche technique :
Production : Focus Features, Sidney Kimmel Ent., Electric City, Verisimilitude, Pines Prod., Silverwood films, Hunting Lane
Distribution : StudioCanal
Réalisation : Derek Cianfrance
Scénario : Derek Cianfrance, Ben Coccio, Darius Marder
Parmi les musiciens dont on se dit qu’ils sont super connus, mais sans les connaître vraiment, voici Tom Petty et son groupe The Heartbreakers. J’avoue que j’ignorais à peu près tout de son œuvre avant d’écouter Mojo, son dernier album en date, sorti en 2010. Certes, cela ne donne qu’un tout petit aperçu d’une carrière longue de 40 ans, mais il faut bien commencer quelque part.
Mojo commence plutôt doucement. Les premiers titres ont tendance à être lancinants, quand il ne sont pas carrément chiants, comme le deuxième morceau de l’album, First Flash of Freedom. La musique est un son blues rock rétro, tout en maîtrise, qui nous offre quelques belles ballades comme The Trip To Pirate’s Cove ou encore No Reason to Cry. Puis l’album monte peu à peu en puissance grâce à des morceaux toujours variés. Cependant, on reste un peu sur sa faim, car aucun n’arrive vraiment à ressortir du lot et à nous scotcher définitivement.
Il faut être patient puisqu’il faut attendre le 15ème et ultime morceau pour découvrir le petit trésor qu’abrite Mojo : Good Enough. Un titre qui résume tout le talent et la maîtrise de Tom Petty et qui conclut magistralement cet album.
En écoutant les nombreux commentaires qui ont suivi l’intervention de François Hollande jeudi dernier, nous apprenons surtout que malheureusement notre Président n’est pas Wiston Churchill. Il est vrai que le sang et les larmes sous les bombes allemandes, ça avait quand même plus de gueule qu’une heure à la télé devant la coupe de cheveux et le strabisme de David Pujadas. On peut comprendre la déception. C’est sûr qu’on ne verra jamais « l’interview de François Hollande, le film… ».
Qu’attendait-on de lui en disant ça ? Qu’il arrive à nous convaincre que c’est vraiment la merde et qu’on va en chier pour en sortir ? Non mais sans déconner, qui n’est pas déjà au courant ? C’est vrai qu’on a tout à fait besoin d’une heure d’interview en prime time pour en être définitivement convaincu. Par contre, dès qu’il aura le malheur d’être un minimum concret, de sortir la boîte à outils comme a dit Pujadas, on lui reprochera alors d’être trop technique. C’est vrai, autant prendre les Français pour des crétins incapables de comprendre quoique ce soit…
Voici une nouvelle démonstration d’une forme grave d’infantilisation de l’électorat. Cela rappelle le discours que l’on doit servir à un marmot pour qu’il accepte de prendre son médicament sans broncher. Comme si le traitement allait être plus efficace, si le parent se montre éloquent ! Il serait quand même bon quand même que le citoyen moyen s’intéresse avant tout à la pertinence de la prescription. Après, libre à chacun de critiquer le contenu de l’ordonnance…
Adapter au cinéma un roman de Denis Diderot en 2013 peut sembler une drôle d’idée. Surtout quand le livre en question, la Religieuse, n’est pas vraiment un roman d’aventures intemporel. Pourtant, Guillaume Nicloux a pleinement réussi son pari avec un film convaincant, à défaut d’être totalement passionnant. Un film qui nous montre bien que même si les années et les mœurs passent, les êtres humains sont toujours les mêmes.
Bien sûr, on envoie rarement de nos jours sa propre fille moisir au fond d’un couvent parce qu’on ne peut pas lui payer de dot pour la marier. Mais on retrouve dans la Religieuse le thème de l’individu broyé par le système et la société qui reste, et restera sûrement toujours, actuel. Si les circonstances sont différentes, les mécanismes restent les mêmes, de la destruction de la volonté individuelle au mépris de celui qui cherche à se révolter de la part de ceux qui ont accepté de subir. Ce film est donc un peu plus qu’un simple film historique en costume, même si au final le scénario est un peu répétitif et aurait été mieux exploité avec un bon quart d’heure de moins. Reste le plaisir d’admirer le jeu remarquable de la jeune Pauline Etienne et un contre-emploi surprenant (c’est le propre du contre-emploi me direz-vous…) de Louise Bourguoin en mère supérieure sadique.
Fiche technique :
Production : Les films du Worso, Belle Epoque Films, Versus productions
Distribution : Le Pacte
Réalisation : Guillaume Nicloux
Scénario : Guillaume Nicloux, Jérôme Beaujour, d’après l’oeuvre de Diderot
Montage : Guy Lecorne
Photo : Yves Cape
Musique : Max Richter
Directeur artistique : Olivier Radot
Durée : 114 mn
Casting :
Pauline Etienne : Suzanne Simonin
Françoise Lebrun : Mère Supérieure du couvent Sainte Marie
Isabelle Huppert : Mère Supérieure du couvent Saint Eutrope
Louise Bourgoin : Mère Supérieure du couvent Sainte Marie
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