
Bélisaire fait la tournée de promotion d’un livre où il raconte ses plus grands exploits. L’heure de la retraite a sonné. Mais Prudence ne l’entend pas de cette oreille et saisit au bond une opportunité au bon pour ouvrir la succursale genevoise d’une grande agence de détectives. Sa première affaire la conduira dans une mystérieuse clinique où certaine personne semble rajeunir de manière prodigieuse.
Très souvent, le troisième épisode d’une franchise reste l’épisode de trop. On le vérifie encore une fois avec cet Associés Contre le Crime. On aurait pu éventuellement se montrer magnanime, mais le seul vrai soucis est qu’on le vérifie dans les grandes largeurs. Déjà, on vous vend un film durant 1h40, alors qu’il ne dure en fait qu’une heure. En effet, il commence par une bonne demi-heure de rien et finit par dix minutes de pas grand chose. On assiste alors à un vague cabotinage, censé être drôle. Sauf que ce sont juste des échanges abscons entre des acteurs absolument pas dirigés et dont chaque réplique sonne faux. Tout est surjoué, cela en est ridicule ! Et surtout jamais ne serait-ce qu’amusant.
Au milieu de tout ça, vous aurez quand même le droit à une heure d’une enquête policière très faiblarde, censée, une nouvelle fois, être tirée d’un roman d’Agatha Christie. L’auteur anglaise doit se retourner dans sa tombe car elle n’a jamais écrit d’histoire avec si peu d’intérêt, de rebondissement et de mystère. Même pour une série pour enfant, on y mettrait un peu plus de subtilité et de complexité. Enfin au moins, il se passe quelque chose et on arriverait presque à ne pas s’ennuyer. Malheureusement, toutes les tentatives d’humour tombent encore une fois à peu près toutes à plat.

Associés Contre le Crime ne séduit donc ni par son suspense, ni par son humour, tous les deux en dessous de tout. Alors que lui reste-t-il ? On aurait pu espérer son casting avec le duo Catherine Frot et André Dussolier qui avait si bien fonctionné dans les épisodes précédents. Mais là, toute la synergie entre les deux personnages est perdue et ils semblent ramer chacun de leur côté. Et c’est bien connu dans ces cas-là, on ne va jamais très loin.
Associés Contre le Crime est donc tout simplement raté car dénué de la moindre inspiration et se montre incapable de relancer la franchise. Espérons que Pascal Thomas saura s’arrêter là.
Fiche technique :
Production : Les films français, StudioCanal, Studio 37, France 2 Cinéma, Rhône-Alpes Cinéma
Distribution : StudioCanal
Réalisation : Pascal Thomas
Scénario : Pascal Thomas, Clémence dDe Biéville, Nathalie Lafaurie, d’après l’oeuvre d’Agatha Christie
Montage : Catherine Dubeau
Photo : Renan Pollès
Décors : Katia Wyszkop
Musique : Reinhardt Wagner
Durée : 104 mn
Casting :
Catherine Frot : Prudence Beresford
André Dussollier : Bélisaire Beresford
Linh-Dan Pham : Marie Van Dinh
Nicolas Marié : Dr Nicolas Roscoff
Agathe de la Boulaye : Dr Matarazzi
Eric Naggar : Dr Jünger
Sarah Biasini : Marie-Christinee


A Perdre la Raison aurait presque pu être sauvé par son casting. La présence à l’écran de Niels Arestrup et son incroyable charisme est à elle-seule un vrai plaisir cinématographique. Cependant, on le retrouve dans un rôle qu’il connaît trop bien, il n’y a donc aucune surprise à attendre de ce côté-là. Tahar Rahim est plutôt effacé, mais c’est le rôle qui veut ça. On retiendra donc avant tout la belle performance d’Emilie Duquenne, qui arrive à ne pas sombrer avec le navire, alors qu’elle aurait pu facilement couler avec lui.

Une Poignée de Salopards a au moins le mérite de ne pas se prendre au sérieux. L’histoire est parsemée d’éléments d’humour au premier et au second degré. C’est sans doute ce qui le rend regardable, à défaut de le rendre intéressant au-delà de l’anecdote. On a parfois l’impression que cela est une façon de se faire pardonner le manque de moyen et les faiblesses criantes du scénario. Mais le film aurait vraiment gagné à choisir carrément le ton de la parodie.


Techniquement, Rebelle est aussi impeccable. Je ne l’ai pas vu en 3D, mais ne je ne doute pas que cette dernière ait été soignée. Mais même sans ça, les traits sont vraiment fins et les personnages ont beaucoup de personnalité, ce qui leur donne chacun un charme particulier. En 2D, ça manque un peu de profondeur, mais les décors sont tout de même eux-aussi très beaux, notamment une séquence autour du lac et de la cascade. 

Ce film doit évidemment beaucoup à Channing Tatum, puisque ce film est directement inspiré de sa vie et qu’il a été à la base de l’idée de scénario. Il y livre surtout une performance étonnante à tout point de vue. Il fait preuve d’un talent de danseur assez phénoménal, mais prouve aussi qu’il peut être un acteur bien plus intéressant que ne laissent penser ses rôles habituels dans des films d’action. Certes, il ne sera jamais le comédien le plus expressif de la Terre, mais ce n’est pas qu’une montagne de muscles et une belle gueule. A ses côtés, l’autre bonne surprise du casting s’appelle Alex Pettyfer qu’on avait déjà aperçu dans Time Out.
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