
Lors d’une mission à Moscou, où ils sont tranquillement en train d’infiltrer le Kremlin, l’agence Mission : Impossible est piégée, accusée à tort d’un terrible attentat. Sa dissolution est décidée. Il ne reste plus qu’une seule chance pour Ethan Hunt et son équipe : mettre la main sur le véritable responsable qui cherche accessoirement à déclencher une guerre nucléaire pour anéantir une large part de l’humanité pour que cette dernière reparte sur de nouvelles bases.
Mission : Impossible – Protocole Fantôme est un excellent film, malgré tout un tas de défauts objectifs, pour la simple et bonne raison qu’il offre au spectateur exactement ce qu’il est venu chercher. C’est à dire de l’action, de l’action et encore de l’action. Des poursuites, des bagarres, des poursuites, des gadgets, des bagarres et des poursuites. Après tout le reste, franchement, cela passe au second plan.
Et dans ce domaine, Mission : Impossible – Protocole Fantôme nous en donne pour notre argent. Le film est incroyablement rythmé. Il sacrifie d’ailleurs les scènes intermédiaires, et par la même occasion la crédibilité du scénario, pour sauter directement d’une scène d’action à une autre. Ces dernières sont excellentes, spectaculaires et variées (avec tout de même une préférence pour les poursuites). Bref, on est face à une sorte de James Bond survitaminé. Le tout est aussi plausible qu’une victoire de Christine Boutin aux prochaines présidentielles, mais on en prend plein les mirettes. La scène d’escalade sur la plus haute tour de Dubaï vaut son pesant de cacahuètes, morceau de bravoure d’un film qui exclut toute forme d’ennui.

On retrouve une nouvelle fois à l’affiche d’un Mission : Impossible un Tom Cruise qui n’a décidément pas son pareil pour courir après ou poursuivi par des méchants. Il faudrait compter le nombre de kilomètres parcouru à pleine vitesse au fil de sa carrière car je pense vraiment qu’on tient là un record mondial. Mais bon, quand on fait les choses si bien, pourquoi s’en priver. On tient là une autre raisons pour laquelle le film fonctionne si bien. Le reste du casting est par contre vraiment anodin, même si Simon Pegg apporte un peu d’humour rafraîchissant. Par contre, on préférait nettement Michael Nykvist dans la trilogie Millenium.
Mission : Impossible – Protocole Fantôme remplit donc pleinement sa mission et ne s’autodétruit pas au bout de cinq secondes.
Fiche technique :
Production : Paramount pictures, Skydance Productions, Bad Robot, FilmWorks, Stillking Films
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Brad Bird
Scénario : Josh Appelbaum, André Nemec
Montage : Paul Hirsch
Photo : Robert Elswit
Décors : James D. Bissell
Musique : Michael Giacchino
Effets spéciaux : ILM
Durée : 133 mn
Casting :
Tom Cruise : Ethan Hunt
Paula Patton : Jane Carter
Jeremy Renner : Brandt
Simon Pegg : Benji Dunn
Ving Rhames : Luther Stickell
Josh Holloway : Trevor Hanaway
Michael Nyqvist : Kurt Jendricks
Anil Kapoor : Brij Nath



Hugo Cabret nous offre également un beau casting. Ben Kingsley et Sacha Baron Cohen sont les têtes d’affiche. Ils nous offrent deux très belles prestations. De toute façon, quand on est de si bons acteurs et qu’on est dirigé par un tel maître du 7ème art, il est difficile d’être mauvais. Mais les vrais stars sont les deux enfants. Le jeune Asa Butterfield est très convaincant et je ne veux même pas imaginer l’effet que feront ses yeux bleus sur la gente féminine une fois qu’il aura atteint l’adolescence. Enfin, le meilleur pour la fin, la fantastique Chloe Moretz illumine une nouvelle fois l’écran, après l’avoir crever dans 300 Jours Ensemble et surtout Kick-Ass. Rarement une actrice de son âge n’aura autant impressionné avec une telle constance.

Pour ses premiers pas derrière la caméra, Jalil Lespert nous offre une réalisation ultra sobre. Ce n’est pas donc pas ses qualités artistiques qui viendront sauver Des Vents Contraires. Tout cela est à l’image de ce film qui manque cruellement de consistance. Il peut bien arracher quelques larmes, mais par une émotion facile, sans surprise et qui ne conduit absolument pas à l’enthousiasme. On ne ressent rien, au mieux, on constate.
Mais encore une fois, on peut regretter que Roman Polanski n’ait pas su faire de sa caméra un outil au service de l’histoire, qui sublimerait le jeu des acteurs et qui ne se contenterait pas de nous le livrer de manière brute. En fait, si Carnage était une chanson, cette version serait un clip, plutôt bon certes, mais qui n’arriverait pas à la cheville de la version live. 
Techniquement, le Chat Potté est dans la droite lignée de ce que propose d’habitude les studios Dreamworks. C’est à dire, qu’il n’y a rien à dire ! Par contre, je sais que c’est la mode de dire que la 3D ne sert à rien, mais je continue de trouver que pour le cinéma d’animation, cela donne vraiment une profondeur supplémentaire aux décors et aux personnages. Je trouve donc qu’elle a son utilité et sa justification ici. Après, très honnêtement, je ne suis quand même pas convaincu que son absence diminuerait quoi que ce soit au plaisir que nous procure ce film. 
Mais ce qu’on retiendra avant tout de Shame, c’est la nouvelle performance incroyable de Michael Fassbender, qui confirme ici son statut de futur très grand. Encore une fois, il va très loin dans l’investissement physique. La manière dont il arrive à mimer des rapports sexuels de manière très intense (ce qui déjà en soi ne doit pas être évident) tout en exprimant un désespoir toujours plus profond est bluffante. Tout dans son rôle passe par les expressions et le regard puisque un des thèmes centraux du film est l’impossibilité de verbaliser cette souffrance. A ses côtés, Carrey Mullingan s’impose elle aussi comme un des talents les plus sûrs du cinéma actuel.
Olivier Marshall livre avec les Lyonnais un film peut-être moins sombre qu’à son habitude, mais toujours aussi violent. Il n’y a pas d’effusion spectaculaire d’hémoglobine, mais il prend visiblement un malin plaisir à faire mourir une bonne partie de ses personnages à chacun de ses films. Et étonnamment, ils meurent rarement paisiblement de vieillesse dans leur lit. Mais la violence ici tient plus du code d’un genre cinématographique que d’un réel reflet de la société. Certes, le film est tiré des mémoires du vrai Edmond Vidal, mais on a tout de même du mal à y voir autre chose qu’un scénario de cinéma.
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