
Evidemment, il est très difficile de tomber sur un album où tous les titres sont du même acabit que le principal single. Dans ces rares cas, on se retrouve devant un moment d’exception. Soyons clair, We Started Nothing n’en est pas un. Cependant, il constitue une belle réussite musicale… au moins pour moitié. En effet, l’album semble coupé en deux, avec 5 premiers titres vraiment excellents et 5 autres beaucoup plus moyens. La version que je possède contient également 4 versions acoustiques plutôt sympathiques et pas forcément superflues.
Alors verre à moitié vide ou à moitié plein ? Soyons positifs et retenons avant tout le meilleur. 5 très bons titres, c’est un peu court, diront certains. Mais c’est déjà beaucoup plus que beaucoup des albums que l’on trouve dans les bacs. Entre jazz, pop et électro, We Started Nothing nous propose avant tout de l’énergie à revendre. Cela compense une instrumentation pas forcément hyper élaborée, mais qui a au moins le mérite de nous fait battre des pieds. La musique n’a pas forcément besoin d’être belle et sophistiquée pour être entraînante et celle des Ting Tings sait l’être.
L’énergie est vraiment ce qui constitue la plus grande force des Ting Tings. C’est lorsqu’elle se met à décliner que les titres deviennent moins bons. Ils sont alors renvoyés à leurs limites musicales et We Started Nothing n’arrive vraiment plus à attraper l’oreille de l’auditeur. Ca reste propre, mais plus plat, plus transparent, presque insipide pour Impacilla Carpisung. Enfin, on trouve bien des albums qui ne sont constitués que des morceaux de cet acabit, alors ne boudons pas notre plaisir et oublions le sérieux trou d’air que connaît ce CD sur la fin.
Les titres acoustiques que l’on trouve à la fin permettent de mieux apprécier un des grandes qualités des Ting Tings qui passent un peu inaperçu par ailleurs : la qualité vocale. Les Ting Tings sont en fait un duo et la chanteuse, Katie White, prouve ici que, sans posséder une voix absolument exceptionnelle, elle sait mettre aussi de l’émotion dans son chant. Les mélodies restent simples, mais le groupe arrive à réellement les réinterpréter pour en faire des titres radicalement différents de l’original. Ce premier album permet donc d’espérer pour eux une longue carrière, jalonnée de chansons variées, nous faisant découvrir l’ensemble des facettes de leur talent.
We Started Nothing des Ting Tings confirme si besoin était que la Grande-Bretagne est une terre de musique, où même le deuxième rang est occupé par des artistes capables de nous enthousiasmer au moins sur un titre ou deux. Le potentiel est là, les débuts sont prometteurs, espérons que leur second album qui devrait sortir dans l’année confirmera tous ces espoirs. Comme l’on dit, cela reste le plus difficile, mais la perfide Albion nous a déjà livré assez d’artistes majeurs pour ne pas voir de raison à ce que le liste continue de s’allonger.
Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur We Started Nothing.
1.: Great DJ
Mélange entre rock et électro. Très énergique, à défaut d’être génial.
2.: That’s Not My Name
Autre single, excellent, très rythmé et énergique.
3.: Fruit Machine
Plus jazzy, sympa, même si un peu lancinant sur la fin.
4.: Traffic Light
Une ballade pop sucrée qui permet d’admirer la très belle voix de Kate White.
5.: Shut Up And Let Me Go
Enorme tube débordant d’énergie et d’enthousiasme.
6.: Keep Your Head
Plus rock, un peu plus transparent, même si reste très énergique.
7.: Be The One
Une pop lancinante pas géniale.
8.: We Walk
Moins d’énergie, plus transparent.
9.: Impacilla Carpisung
Son électro pop très plat.
10.: We Started Nothing
Un morceau électro un peu plus énergique
11.: Be the One (Acoustic)
Une jolie ballade
12.: Shut Up and Let Me Go (Acoustic)
Une version acoustique pas mal du tout et plutôt intéressante.
13.: Great DJ (Acoustic)
Version chantée en duo, vraiment très belle, très supérieure à l’original
14.: That’s Not my Name (Acoustic)
Une version vraiment bonne qui garde toute l’énergie de l’original


Scream 4 laisse un peu moins de place à l’humour que les volets précédents. C’est largement du à l’épuisement du pouvoir parodique que j’ai évoqué plus haut. Les ressorts sont quelque peu épuisés, mais surtout les personnages sont nettement moins réussis que dans les premiers volets. Les survivants sont toujours bien là, mais la nouvelle génération ne leur arrive pas à la cheville, il faut bien l’admettre. Du coup, on a envie que l’on nous débarrasse au plus vite de ces adolescents un peu palots pour se concentrer sur la vieille garde. Mais cette dernière est censée désormais ne jouer que les seconds rôles. Peut-être que je suis trop nostalgique… Cependant à quoi sert de donner un 4ème volet à cette saga, si ce n’est pour satisfaire la nostalgie des fans de la première heure ? 


En face de ces deux poids lourds, Rachel McAdams déploie une énergie folle pour rappeler que c’est quand même elle l’actrice principale de Morning Glory. Il est vrai que c’est le personnage qui veut ça, celui d’une productrice hyperactive et passionnée par son job. Mais malgré toute l’amitié que l’on a pour son visage sympathique et son talent très professionnel, elle est loin de posséder le charisme pour tirer le film vers le haut. 
L’Agence reste tout de même globalement un divertissement agréable par l’efficacité de sa réalisation. C’est sans fioriture, mais effectué avec assez de moyens pour que l’emballage soit largement à la hauteur du contenu. Là encore, pas vraiment de surprise, ni d’imagination débridée, mais un professionnalisme tout hollywoodien qui, à défaut d’enthousiasmer, nous permet de rentrer totalement dans cette histoire pourtant improbable. 

La seule touche d’originalité d’Easy Money repose peut-être sur son dénouement, très réussi. Il lui permet définitivement de basculer du côté des bons films. Cela prouve vraiment l’art scandinave dans ce domaine. Ce film a sûrement été distribué suite au succès de Millenium et on peut espérer que les salles hexagonales continueront à nous proposer le meilleur de ce qui fait au nord de chez nous.
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