
Un quatuor semble parti pour se disputer le titre. A leur tête, l’Olympique de Marseille qui a enfin retrouvé l’élan de la saison dernière. Mais attention, sa situation rappelle de plus en plus celle de Bordeaux la saison dernière. Champion en titre, un collectif rodé, une avance au classement qui semble grandir inexorablement… les points communs sont nombreux. Espérons pour les Olympiens qu’ils ne connaîtront pas la même explosion en plein vol.
Derrière deux outsiders que l’on attendait et qui ont livré un affrontement de très haut niveau ce week-end. L’Olympique Lyonnais et le Paris-Saint-Germain semblent armés pour disputer le titre. Pour le premier, on s’y attendait, même si son début de championnat catastrophique nous avait fait douter le temps de quelques journées. Par contre, on n’attendait pas forcément les Parisiens à ce niveau. Certes, le recrutement était prometteur, mais les déceptions furent trop nombreuses ces dernières saisons pour y croire vraiment. Tout va bien pour l’instant, mais connaissant l’histoire du club, on se dit qu’une sortie de piste est toujours possible.
Enfin, et on l’oublie certainement trop souvent, il reste Lille et son armada offensive. Son jeu est par moment irrésistible et il possède de loin l’effectif le plus riche du championnat pour ce qui est de la ligne d’attaque. Mais avec Landreau dans les buts et deux milieux défensifs comme Cabaye et Mavuba, on se dit que cette équipe recèle bien d’autres richesses. Sur la continuité de sa formidable deuxième moitié de saison de l’année dernière, elle n’a aucun complexe à nourrir et aucune raison de douter.
Et Bordeaux ? Peu convainquant dans le jeu, sans performance remarquable, à part une victoire un rien miraculeuse au Parc en début de saison, l’équipe de Jean Tigana est pourtant bien présent dans le peloton de tête. Les départs de Chamakh et Gourcuff ont bien sûr considérablement affaibli l’équipe. Cependant, le groupe compte encore la plupart des joueurs qui dominaient le championnat de la tête et des épaules. Ne les oublions donc pas.
En tout cas, cela nous promet un championnat passionnant et ça, c’est une très bonne nouvelle !

Plus généralement, la principale limite de Le Nom des Gens réside dans son inégalité. Que ce soit dans l’humour ou la réflexion, il recèle quelques moments un peu faibles. Oh rien de bien méchant, ni de bien long surtout, rien qui ne gâte réellement le plaisir, mais juste assez pour ne pas classer ce film parmi les petits chef-d’œuvres. Il reste un film remarquable, bourré de qualités vraiment rares, mais il manque un petit je ne sais quoi pour en faire véritablement un film culte.
On pourra aussi reprocher à Inside Job un certain angélisme quand il aborde les mesures prises par l’Union Européenne en termes de régulation financière, qui ne sont pas, contrairement à ce qui est dit, spectaculairement plus poussées que le plan de Barack Obama. C’est un point de détail certes, mais qui montre que quoi que l’on fasse, un tel sujet ne peut être traité sans au moins une petite part de subjectivité. Cependant, Inside Job laisse la parole à toutes les parties qui exposent leur point de vue en tout liberté. Après, quand on les titille un peu, parfois, le masque tombe, mais non ne va pas non plus reprocher aux auteurs d’avoir fait ce que devrait faire tout journaliste digne de ce nom. 


Date Limite, comme tout film de ce type, repose énormément sur ses deux acteurs principaux. Et là encore, le bilan n’est pas homogène. En effet, Robert Downey Jr se contente vraiment du minimum, usant et abusant de son charme naturel, sans vraiment avoir l’air de trop fatiguer son talent. Du coup, il a bien du mal à donner l’ampleur à son personnage que Tood Philipps semblait souhaiter. A l’inverse, Zach Galifanakis s’en donne à cœur joie. Du coup, certains pourront dire qu’il en fait peut-être un tantinet trop. Mais comme son compère lui laisse tout le champs libre, il aurait bien eu tort de s’en priver. L’un ne compense pas tout à fait l’autre, mais s’il avait été lui aussi un ton en dessous, ce film aurait été vraiment raté. 

C’est pour cela que je placerais vraiment Potiche parmi les meilleurs films de François Ozon. En effet, il véhicule réellement une opinion qui provient du plus profond des convictions du réalisateur. Alors bien sûr, il reste encore un tantinet ce côté très académique, mais au moins, on sent que le réalisateur s’est investi dans l’écriture de ce scénario, ce qui lui donne ainsi un côté assez personnel à ce film. 

C’est dommage car il y’a quelques moments tout de même où Il Reste du Jambon ? sonne vraiment juste. Ce sont les moments où il arrête d’essayer d’être drôle, pour prendre un ton plus grave. Oh rien de très sombre, mais juste une farce qui s’efface pour laisser place à un peu plus d’émotion et de sérieux. On voit là que ce film était porteur d’un certain potentiel, malheureusement bien mal exploité.
Commentaires récents