
Le groupe est originaire de Brooklyn et s’est formé en 2000. Matthew est au chant, à la guitare et aux claviers, Eleanor au chant et à la guitare. Leur univers musical est l’indie rock, même si je n’ai jamais bien compris à quoi cela pouvait bien correspondre. Je qualifierai ça de pop-rock mais avec un son clairement américain. Evidemment, je ne peux juger que sur l’album sur lequel porte l’avis ici présent, mais d’après ce que j’ai lu, je n’ai pas l’impression que les autres albums sonnent très différemment. Leur discographie en compte 8, dont le dernier en date, I’m Going Away date de 2009.
Il paraît que The Fiery Furnaces est souvent comparé aux White Stripes. Et pas simplement à cause du fait que le groupe soit composé d’un frère et sa sœur (même s’il s’avère, malgré ce qu’ils racontaient au début, les White Stripes étaient en fait composés d’un mari et de son ex-femme, mais ce n’est pas le sujet ici). Lorsque l’on écoute Staring a the People, c’est vraiment frappant. Pour le reste, un peu moins, car la voix de Matthew Friedberger est quand même moins emblématique que celle de Jack White et surtout leur musique plus douce.
I’m Going Away alterne les ballades et les titres plus dynamiques. Ce n’est jamais très énervé, ça ne va jamais au-delà du rock très classique mais énergique. Certains titres ont des petits airs jazzy ou swinguent un tantinet ! Le tout donne un album plutôt varié, même si aucun titre n’est radicalement original. Il est vrai qu’au niveau personnalité, The Fiery Furnaces est tout de même loin de the White Stripes. Mais cela ne retire rien à leur vrai talent.
En effet, I’m Going Away est tout de même très agréable à écouter et c’est tout de même l’essentiel. Même sans créativité débridée, The Fiery Furnaces a la maîtrise artistique nécessaire pour nous livrer un album de grande qualité. On regrettera simplement l’enchaînement entre Keep Me in the Dark et Cups and Punches, trois titres beaucoup plus moyens et relégués en fin d’album. Il est vrai que 9 titres seulement, ça aurait été un peu juste, mais on n’a un peu l’impression que ces morceaux ont été insérés faute de mieux.
The Fiery Furnaces est donc un groupe solide. On peut comprendre que ce ne soit pas des mégastars, mais à l’image de Wilco dont j’ai parlé récemment, ils possèdent les mêmes qualités que chez bien des groupes qui tournent en boucle sur la FM. The Fiery Furnaces n’est pas un chef d’œuvre mais un album qui aime le rock calme et mélodieux.
I’m Going Away de The Fiery Furnaces constitue donc une jolie découverte, qui ne bouleversera pas ma vie, mais m’a offert un joli moment musical.
Pour finir, regardons de plus près les titres de I’m Going Away.
1.: I’m Going Away
Un rock énergique, mais un rien répétitif.
2.: Drive To Dallas
Le début du titre fait penser à un slow presque à l’ancienne. Le refrain est en suite plus entraînant avant un final très énergique.
3.: The End is Near
Plus jazzy. Un rythme lent un rien chaloupé.
4.: Charmaine Champagne
Retour à un rock presque rétro et festif.
5.: Cut the Cake
Une ballade chaude et un rien sexy.
6.: Even In the Rain
Une ballade aux accents jazzy.
7.: Staring At the Steeple
Un petit côté White Stripes dans ce titre.
8.: Ray Bouvier
Entre swing et rock pour ce très bon titre.
9.: Keep Me In the Dark
Un titre un peu plus transparent.
10.: Lost At Sea
Un morceau qui manque un peu de relief.
11.: Cups & Punches
Toujours un peu en retrait.
12.: Take Me Round Again
Un swing entraînant.

On reconnaît la qualité de réalisateur de Wes Anderson, quand on voit le fabuleux casting qu’il a réussi à réunir, malgré un budget limité. Si Bill Murray et Frances McDormand en couple d’avocats complètement lunaires sont tout à fait dans le registre qu’on leur connaît, on apprécie particulièrement les performances de Bruce Willis, Edward Norton et Harvey Keitel dans de jolis contre-emplois. Il est évident qu’ils n’auraient jamais accepté de tels rôles pour un jeune débutant. Enfin, ne passons pas sous silence le vrai talent dont font preuves l’ensemble du casting « enfantin », en particulier les deux acteurs principaux : Jared Gilman et Kara Hayward. Toutes les scènes ne sont pourtant pas faciles, notamment celles où les deux jeunes gens découvrent l’amour.

Men in Black III n’est donc ni moins bon, ni vraiment meilleur à ce que l’on attendait. C’est propre, distrayant, professionnel, bref très hollywoodien. On peut toujours discuter de l’intérêt d’un tel film, mais je serai de mauvaise foi, si je disais que je n’ai pas passé un bon moment. Cet épisode n’est pas l’épisode de trop, mais on se dit que le nombre limité de nouvelles idées n’incite pas à l’optimisme quant à un quatrième ou un cinquième opus.

Les deux personnages principaux fonctionnent bien. Mais si l’un provoque bien le dégoût, l’héroïne quant à elle n’inspire pas toute la sympathie nécessaire à faire de Miss Bala un film totalement enthousiasmant. Certes, c’est du au fait sans doute que le personnage est réaliste et tout de même un tantinet ambigu. On y gagne sans doute en intérêt sur le fond, mais on y perd un peu en émotion pure.
Le casting ne recèle pas de grosses révélations, mais une vraie surprise que je dévoilerai pas non plus ici, puisqu’elle ne survient qu’à la fin. Le groupe est composé de jeunes acteurs qui tiennent là le plus grand rôle et s’en sortent plutôt bien et Chris « Thor » Hemsworth. Ce dernier est plus à l’aise sans son costume de dieu asgardien, même s’il n’est définitivement pas un grand acteur… ni même un acteur si je voulais être vraiment méchant. Si un nom était à retenir, ce serait celui de Fran Franz qui fait preuve de la personnalité la plus originale. Enfin, le casting est complété par l’éternel second rôle américain Richard Jenkins, un comédien qu’on voit tout le temps et dont on ne connaît que rarement le nom.


Globalement, Babycall ne voit pas ses bonnes idées développées jusqu’au bout. Le film est riche, mais chacun des aspects laisse quelque peu sur sa faim. Il reste globalement tiède et si Pal Sletaune fait preuve d’une vraie maîtrise aussi bien visuelle que narrative, notamment au niveau du rythme, il n’a pas su lâcher la bride à son imagination. C’est dommage car il avait entre les mains de quoi faire quelque chose de beaucoup plus intéressant que ça.
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