Le cinéma iranien reste étonnamment dynamique quand on connaît la situation du pays à tous points de vue. Peut-être que cette dernière pousse justement les cinéastes locaux à s’emparer d’un des rares territoires d’expression. Ils parviennent toujours à dresser un panorama de la société et du pays, de façon assez neutre, mais avec assez de réalisme et de subtilité pour laisser le spectateur formuler ses propres critiques. La Loi de Téhéran se situe pleinement dans cette logique. Un film qui ressemble à première vue à un polar assez classique, mais qui se révèle être au final bien plus que cela.
La Loi de Téhéran ne nous raconte pas l’histoire de gentils policiers poursuivant de méchants trafiquants de drogue. Il s’agit plutôt d’une autopsie du système policier et judiciaire de l’Iran et à travers elle, il formule une profonde critique sociale. La tension constante entre les personnages crée une tension narrative de tous les instants. On en apprend surtout beaucoup sur les rouages d’un pays qui semble reposer sur une immense hypocrisie. Tout cela crée une violence constante dans les rapports humains, chacun semblant pris dans une lutte pour la survie. Tout cela est décrit sans fard et la plongée est relativement vertigineuse.
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On débute cet avis en se rendant à Londres pour découvrir Shame et leur deuxième album, sorti en en ce début d’année, intitulé Drunk Tank Pink. On est tout de suite confronté à du gros rock qui tâche. Charlie Steen crie, voire même beugle, plutôt qu’il ne chante, même si on peut lui reconnaître le mérite d’articuler. Le groupe déploie beaucoup d’énergie, mais qui ne se révèle pas spécialement communicative. La musique n’est pas harmonieuse, la ligne mélodique étant souvent inexistante. Le tout est sans créativité, avec une grande constante. Sur la fin, l’album est même carrément inaudible.
On change de continent et de style, avec Matthew Sweet, un auteur-compositeur originaire du Nebraska, et son album Catspaw. Il nous offre un rock beaucoup plus classique et maîtrisé. La ligne mélodique et le chant sont clairs, donnant un résultat très propre sur lui. En fait, difficilement d’en dire plus sur un album qui se laisse écouter, mais ne s’avère en fait en rien marquant.
Je garde un très mauvais souvenir de la dernière fois que j’ai été voir un film tiré d’une série dont je ne connaissais rien… ou pas grand chose. C’est d’ailleurs sans doute un pas grand chose qui fait toute la différence. En effet, je ne savais strictement rien de Dowton Abbey avant d’aller voir le long métrage et je ne lui ai effectivement trouvé aucun intérêt. La magie des réseaux sociaux a fait que la situation était fort différente avec Kaamelott : 1er volet. Même sans avoir jamais vu formellement un seul épisode, j’étais un minimum familier avec cet univers, ses personnages et son humour. C’est sans doute pour cela que je suis parvenu à apprécier pleinement ce film.

Depuis que j’écris moi-même, je me montre particulièrement attentif à la manière dont les autrices et auteurs débutent leur roman. Et j’ai ainsi pris conscience que certains écrivains consacrent plusieurs dizaines de pages à la présentation des personnages et de la situation initiale, avant de faire réellement démarrer l’intrigue proprement dite. Cela permet de faire entrer le lecteur dans l’univers dans lequel le récit prend place. J’ai donc depuis moins de scrupule à le faire moi-même quand je met en marche ma propre plume. Celle de John le Carré est assez légendaire pour servir d’exemple à tous les auteurs amateurs comme moi. Mais à la lecture de Retour de Service, on peut se dire que même un artiste de cette trempe peut échouer à donner le bon équilibre à son récit.
La prison de Guantanamo représente un trou noir de la justice et du droit. Il y reste un peu moins de quarante détenus, toujours sans aucun cadre juridique. Entre temps des procès ont fini par avoir lieu et tous ne se sont pas déroulés comme l’espérait l’administration des Etats-Unis. Un des cas les plus emblématiques est celui du Mauritanien Mohamedou Ould Slahi, qui a tiré de cette expérience un livre traduit dans de nombreuses langues. Un témoignage poignant, édifiant et très instructif. Le voici adapté à l’écran avec Désigné Coupable de l’Ecossais Kevin McDonald, avec Tahar Rahim dans le rôle principal.
Certaines régions du monde semblent encore des terres inconnues à nos yeux d’Occidentaux. Certains peuples nous apparaissent toujours totalement étrangers, comme si nous n’habitions pas sur la même planète, quand bien même elle est supposée être devenue un grand village. Ainsi, les Turkmènes n’évoquent pas forcément grand chose pour le grand public de notre pays. Cela n’est plus tout à fait le cas de ceux qui ont lu la Légende des Mille Taureaux de l’auteur turc Yacha Kemal. Un beau voyage dans l’espace et dans le temps qui nous ouvre les yeux sur une réalité que beaucoup de nous ignorent. Et tout le monde gagne à être moins ignorant.
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